Quelle place pour les « digital natives » dans le secteur des communications client & la production de documents ? Enquête DOCaufutur

Verrückter Geschäftsmann auf Tretauto

« La nouvelle génération est épouvantable. J’aimerais tellement en faire partie » disait Oscar Wilde. Qui sont les Digital natives ? Comment sont-ils intégrés dans le secteur de l’éditique et des communications client ? DOCaufutur s’est penché sur la question, en apportant un éclairage sur les caractéristiques de cette nouvelle génération.

Expression anglo-saxonne désignant l’ensemble des individus nés depuis l’essor des technologies numériques et généralement avides utilisateurs (mais pas nécessairement), les digital natives sont nés entre les années 80 et aujourd’hui et regroupent les générations Y et Z. Même si chaque personne est différente, et que, pour l’enseignant chercheur Christophe Benavent, « il existe parfois plus de différences entre les personnes d’une même génération qu’entre des personnes de génération différente », nous allons tenter de dégager un portrait-robot des jeunes d’aujourd’hui.

Generation YD’entrée d’interview Christophe Benavent précise que l’expression de Digital Natives vient de Marc Prensky dans un texte qui date déjà de 2001 ! En voici le lien. « La critique scientifique a été abondante et une enquête a rendu une conclusion très claire : « C’est donc la diversité des parcours professionnels, dans toute leur complexité et toute leur multi-dimensionnalité, qui peut éventuellement justifier une différenciation des politiques de GRH, bien plus que d’éventuelles spécificités générationnelles. » ».

Une génération sacrifiée

Pour Amaury Montmoreau, fondateur d’AJstage, les digital natives n’ont pas la vie facile. « Ils devront travailler plus longtemps, gagnent moins d’argent, ont un niveau de vie inférieur à leurs ainés, peuvent connaître le chômage, cotisent pour les retraites sans être sûrs de la toucher eux-mêmes un jour et vivent sur une planète qui se détruit ». Ce tableau quelque peu pessimiste voire alarmiste, mais néanmoins réaliste, explique une certaine perte de confiance des DN face au monde de l’entreprise. Ils savent qu’une stabilité avec le même CDI pour 40 ans ou ne serait-ce que 10, n’existe plus et en prennent leur parti. 

Un nouveau rapport au temps et à l’espace

Generation Z word cloud with a globeL’individu numérique n’aime pas les temps morts. Il les comble par une hyperactivité numérique. Perpétuellement joignables, les DN vivent dans une sorte d’immédiateté des échanges ; ils bénéficient d’un grand choix de modes de communication. « Leur surconsommation d’informations les font parfois dépasser les deadline en entreprise » constate Evelyne Maisonneuve, leader de la communauté CCM au sein du groupe onepoint. Les Digital Natives ont développé une autre vision du contact humain et ont besoin de se sentir dans un environnement social et affectif amical, basé sur la confiance. Doriane Mercadié a 19 ans et a été stagiaire chez TiKibuzz. Au-dessus de tout autre critère à caractère professionnel, elle souhaite « s’épanouir et évoluer dans une ou plusieurs entreprises dont l’ambiance serait bonne, presque familiale ». Concernant l’espace, les DN n’ont aucun problème avec le télétravail et la mobilité, synonymes de liberté. Doriane rêve d’une expérience à l’étranger pour s’enrichir d’une nouvelle culture et perfectionner son anglais. « Nés avec un téléphone en main, les DN ne connaissent plus de frontières. Grâce aux outils en mode Saas, notre environnement de travail peut être recréé n’importe où dans le monde » précise Amaury Montmoreau. 

L’outil numérique considéré comme un jeu

Christophe Benavent constate que les jeunes font preuve d’une certaine fluidité dans l’usage des instruments numériques. Il dégage trois qualités principales intéressantes pour le secteur de la communication : le sens de la technique et des technologies, la rédaction web, ainsi que l’interprétation et l’analyse des datas. « Le fait de zapper sur tout un tas d’outils technologiques permet aux DN d’apporter un regard d’utilisateur (non professionnel) sur quelque chose de professionnel » ajoute Amaury Montmoreau.

Businessman Jump Over Cliff« Les DN ne sont pas peureux, ils essayent tout. Ils s’adaptent d’ailleurs très bien aux méthodes agiles déployées dans les entreprises ». Evelyne Maisonneuve nous explique ce concept : « Les méthodes agiles induisent plus d’interactivité, ce qui convient parfaitement aux DN pour échanger avec leurs clients, effectuer des démonstrations à ces derniers en cours de route, histoire de pouvoir se réajuster au fur et à mesure. Ces méthodes leur permettent de prendre confiance, de montrer ou démontrer leur capacité à faire et surtout de réagir très rapidement ». Dans l’enseignement c’est la même chose, on assiste au développement de l’e-éducation. Nicolas Faurien, professeur de Mathématiques et de Sciences Physiques au Lycée des métiers de la chaîne graphique Garamont de Colombes nous informe que l’Académie de Versailles est en phase de test d’une plateforme de cours d’un nouveau genre. « Les élèves pourront y trouver des parcours pédagogiques scénarisés autour d’un thème permettant entre autres choses d’intégrer la « gamification » dans l’apprentissage ; c’est-à-dire de les agrémenter de cartes de progressions, de défis, de QCM, de vidéos etc.». 

Une génération de zappeurs

_MG_0927_Portrait« Les anciennes générations ont appris par cœur des tas de données scientifiques, littéraires et historiques via les livres et l’enseignement. Aujourd’hui, les technologies numériques permettent d’avoir accès dans l’instant à des multitudes d’informations ; on apprend dorénavant aux DN les clés pour trouver l’information » explique Elvire Del Fondo, fondatrice du cabinet de conseil RH Audigny. Point de vue partagé par Nicolas Faurien qui nous raconte que ses élèves « ont parfois du mal à trouver la bonne source parmi la masse de données qui se trouvent sur Internet ». Sylvia Cerman, responsable du BTS Arts graphiques, pensent que les anciennes générations représentent une sorte de « vague sécuritaire » : « nous les aidons à faire preuve de discernement, à avoir un regard critique et à savoir comparer différentes sources ». 

La défiance vis à vis de l’autorité

La manière de s’exprimer envers la hiérarchie change. Sylvia Cerman nous confie que les élèves parlent avec les enseignants sans détour, presque d’égal à égal, comme avec un ami. « Avec le langage numérique, ils entrent dans la sphère privée de l’enseignant sans retenue». Amaury Montmoreau confirme cet état des lieux dans le monde de l’entreprise également. « Il y a quelques années, insérer un smiley dans un email professionnel n’était pas du tout accepté, aujourd’hui c’est monnaie courante ». Par ailleurs, les DN ne respectent pas un manager parce qu’il est plus âgé, mais parce qu’il leur paraît compétent. Ce n’est donc pas une question de génération mais d’aptitude.

Un rapport au travail donnant-donnant

Startup Business. Businessman on a rocket. Flat design business concept illustration.Corinne Estève Diemunsch, CMO de Limonetik et co-fondatrice de l’agence de marketing et communication TiKibuzz, spécialisée dans les métiers de la gestion documentaire et des communications client, explique que les DN obligent les dirigeants d’entreprises et les responsables de tous poils à aller plus vite et plus loin « Les DN sont stimulants et nous obligent à déplacer des montagnes. Pour ne pas paraître ‘has been’, il vous faut faire des efforts toujours et encore. Cela vous permet de vous régénérer et aussi de poursuivre votre propre progression. C’est juste génial ! ». A titre d’exemple, elle a accueilli Doriane Mercadié qui a, entre autre, contribué à la réalisation d’un répertoire des métiers et des acteurs du document en ligne : « Ce projet me tenait à cœur mais je n’avais pas le temps de m’y consacrer. Sur la base d’un travail réalisé avec une autre stagiaire il y a un an, Doriane a permis que ce projet sorte des cartons. Chez Limonetik, une autre stagiaire, Chen, en stage de fin d’étude, nous a permis de réaliser une cartographie des acteurs internationaux et des métiers du paiement. Les DN ont soif d’apprendre et notre devoir est de leur transmettre notre savoir pour qu’ils aillent plus loin plus vite que nous, leurs aînés ». Les enseignants du Lycée Garamont expliquent que leurs élèves leur font découvrir d’autres sources de connaissances en retour de leur cours : des vidéos pédagogiques sur Youtube, des plateformes, des interfaces, etc.

Le monde des communications client et de l’éditique doit savoir attirer les Digital Natives

Corinne EstevePour Corinne Estève Diemunsch, le secteur du document a souvent une image industrielle peu attrayante, synonyme de ‘vieux métiers’ ou de ‘trop’ technique, alliés à des modes de management et des organisations ‘classiques’. « Les jeunes ne s’y retrouvent pas ! Versus les gurus de startups, les ‘représentants’ de ces métiers ne font pas rêver la jeune génération alors que ce monde de la gestion des communications client et de la production documentaire offre de belles opportunités à travers l’innovation galopante, les perspectives liées à l’international, un côté « multi-facettes » agrégeant une multitude de métiers qu’il serait trop long de citer et de toutes façons j’en oublierai forcément. Si nous voulons attirer les DN et bénéficier de leur fraîcheur, il nous faut revoir certaines attitudes et automatismes acquis au cours de nos carrières, ne pas faire peur avec un dictionnaire d’acronymes fastidieux, repenser les organisations… ». Il s’agit donc de mieux communiquer auprès des écoles par exemple en insistant sur le fort potentiel d’innovation de ce secteur : impression 3D, tableau numérique interactif, etc. Elvire Del Fondo explique que les DN vont se tourner vers des entreprises qui leur ressemblent ; « Le mélange des générations doit apporter un équilibre dans une équipe, et ce dans tous les secteurs d’activité ». Evelyne Maisonneuve indique que dans son secteur, les DN s’adaptent bien à la partie « portails d’échanges ». Elle pense que le secteur des communications client et de l’éditique est en passe de se transformer vers du full numérique intégrant nativement des solutions de communication digitale. Les méthodes de travail des DN ne pourront être qu’un plus pour que cette transition soit la plus efficace et opérationnelle possible.

For your startup, Inspire, idea, work - It is a fundamental concept of a successful business. Inspired smart boy has a great idea! Conceptual image of business plan for start-up business strategy
D’ici quelques années, la plupart des dirigeants d’entreprises seront issus des générations de Digital Natives. Nouveau rapport au temps, à l’espace, à l’autorité et aux nouvelles technologies deviendront la norme. Le secteur du document doit prendre en compte cette nouvelle donne en intégrant ces changements sociétaux et générationnels.

Related Topics
Author
By
@coesteve1
Related Posts

Readers Comments


Add Your Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

In The News

Quelle place pour les « digital natives » dans le secteur des communications client & la production de documents ? Enquête DOCaufutur

Verrückter Geschäftsmann auf Tretauto 4th septembre, 2016

« La nouvelle génération est épouvantable. J’aimerais tellement en faire partie » disait Oscar Wilde. Qui sont les Digital natives ? Comment sont-ils intégrés dans le secteur de l’éditique et des communications client ? DOCaufutur s’est penché sur la question, en apportant un éclairage sur les caractéristiques de cette nouvelle génération.

Expression anglo-saxonne désignant l’ensemble des individus nés depuis l’essor des technologies numériques et généralement avides utilisateurs (mais pas nécessairement), les digital natives sont nés entre les années 80 et aujourd’hui et regroupent les générations Y et Z. Même si chaque personne est différente, et que, pour l’enseignant chercheur Christophe Benavent, « il existe parfois plus de différences entre les personnes d’une même génération qu’entre des personnes de génération différente », nous allons tenter de dégager un portrait-robot des jeunes d’aujourd’hui.

Generation YD’entrée d’interview Christophe Benavent précise que l’expression de Digital Natives vient de Marc Prensky dans un texte qui date déjà de 2001 ! En voici le lien. « La critique scientifique a été abondante et une enquête a rendu une conclusion très claire : « C’est donc la diversité des parcours professionnels, dans toute leur complexité et toute leur multi-dimensionnalité, qui peut éventuellement justifier une différenciation des politiques de GRH, bien plus que d’éventuelles spécificités générationnelles. » ».

Une génération sacrifiée

Pour Amaury Montmoreau, fondateur d’AJstage, les digital natives n’ont pas la vie facile. « Ils devront travailler plus longtemps, gagnent moins d’argent, ont un niveau de vie inférieur à leurs ainés, peuvent connaître le chômage, cotisent pour les retraites sans être sûrs de la toucher eux-mêmes un jour et vivent sur une planète qui se détruit ». Ce tableau quelque peu pessimiste voire alarmiste, mais néanmoins réaliste, explique une certaine perte de confiance des DN face au monde de l’entreprise. Ils savent qu’une stabilité avec le même CDI pour 40 ans ou ne serait-ce que 10, n’existe plus et en prennent leur parti. 

Un nouveau rapport au temps et à l’espace

Generation Z word cloud with a globeL’individu numérique n’aime pas les temps morts. Il les comble par une hyperactivité numérique. Perpétuellement joignables, les DN vivent dans une sorte d’immédiateté des échanges ; ils bénéficient d’un grand choix de modes de communication. « Leur surconsommation d’informations les font parfois dépasser les deadline en entreprise » constate Evelyne Maisonneuve, leader de la communauté CCM au sein du groupe onepoint. Les Digital Natives ont développé une autre vision du contact humain et ont besoin de se sentir dans un environnement social et affectif amical, basé sur la confiance. Doriane Mercadié a 19 ans et a été stagiaire chez TiKibuzz. Au-dessus de tout autre critère à caractère professionnel, elle souhaite « s’épanouir et évoluer dans une ou plusieurs entreprises dont l’ambiance serait bonne, presque familiale ». Concernant l’espace, les DN n’ont aucun problème avec le télétravail et la mobilité, synonymes de liberté. Doriane rêve d’une expérience à l’étranger pour s’enrichir d’une nouvelle culture et perfectionner son anglais. « Nés avec un téléphone en main, les DN ne connaissent plus de frontières. Grâce aux outils en mode Saas, notre environnement de travail peut être recréé n’importe où dans le monde » précise Amaury Montmoreau. 

L’outil numérique considéré comme un jeu

Christophe Benavent constate que les jeunes font preuve d’une certaine fluidité dans l’usage des instruments numériques. Il dégage trois qualités principales intéressantes pour le secteur de la communication : le sens de la technique et des technologies, la rédaction web, ainsi que l’interprétation et l’analyse des datas. « Le fait de zapper sur tout un tas d’outils technologiques permet aux DN d’apporter un regard d’utilisateur (non professionnel) sur quelque chose de professionnel » ajoute Amaury Montmoreau.

Businessman Jump Over Cliff« Les DN ne sont pas peureux, ils essayent tout. Ils s’adaptent d’ailleurs très bien aux méthodes agiles déployées dans les entreprises ». Evelyne Maisonneuve nous explique ce concept : « Les méthodes agiles induisent plus d’interactivité, ce qui convient parfaitement aux DN pour échanger avec leurs clients, effectuer des démonstrations à ces derniers en cours de route, histoire de pouvoir se réajuster au fur et à mesure. Ces méthodes leur permettent de prendre confiance, de montrer ou démontrer leur capacité à faire et surtout de réagir très rapidement ». Dans l’enseignement c’est la même chose, on assiste au développement de l’e-éducation. Nicolas Faurien, professeur de Mathématiques et de Sciences Physiques au Lycée des métiers de la chaîne graphique Garamont de Colombes nous informe que l’Académie de Versailles est en phase de test d’une plateforme de cours d’un nouveau genre. « Les élèves pourront y trouver des parcours pédagogiques scénarisés autour d’un thème permettant entre autres choses d’intégrer la « gamification » dans l’apprentissage ; c’est-à-dire de les agrémenter de cartes de progressions, de défis, de QCM, de vidéos etc.». 

Une génération de zappeurs

_MG_0927_Portrait« Les anciennes générations ont appris par cœur des tas de données scientifiques, littéraires et historiques via les livres et l’enseignement. Aujourd’hui, les technologies numériques permettent d’avoir accès dans l’instant à des multitudes d’informations ; on apprend dorénavant aux DN les clés pour trouver l’information » explique Elvire Del Fondo, fondatrice du cabinet de conseil RH Audigny. Point de vue partagé par Nicolas Faurien qui nous raconte que ses élèves « ont parfois du mal à trouver la bonne source parmi la masse de données qui se trouvent sur Internet ». Sylvia Cerman, responsable du BTS Arts graphiques, pensent que les anciennes générations représentent une sorte de « vague sécuritaire » : « nous les aidons à faire preuve de discernement, à avoir un regard critique et à savoir comparer différentes sources ». 

La défiance vis à vis de l’autorité

La manière de s’exprimer envers la hiérarchie change. Sylvia Cerman nous confie que les élèves parlent avec les enseignants sans détour, presque d’égal à égal, comme avec un ami. « Avec le langage numérique, ils entrent dans la sphère privée de l’enseignant sans retenue». Amaury Montmoreau confirme cet état des lieux dans le monde de l’entreprise également. « Il y a quelques années, insérer un smiley dans un email professionnel n’était pas du tout accepté, aujourd’hui c’est monnaie courante ». Par ailleurs, les DN ne respectent pas un manager parce qu’il est plus âgé, mais parce qu’il leur paraît compétent. Ce n’est donc pas une question de génération mais d’aptitude.

Un rapport au travail donnant-donnant

Startup Business. Businessman on a rocket. Flat design business concept illustration.Corinne Estève Diemunsch, CMO de Limonetik et co-fondatrice de l’agence de marketing et communication TiKibuzz, spécialisée dans les métiers de la gestion documentaire et des communications client, explique que les DN obligent les dirigeants d’entreprises et les responsables de tous poils à aller plus vite et plus loin « Les DN sont stimulants et nous obligent à déplacer des montagnes. Pour ne pas paraître ‘has been’, il vous faut faire des efforts toujours et encore. Cela vous permet de vous régénérer et aussi de poursuivre votre propre progression. C’est juste génial ! ». A titre d’exemple, elle a accueilli Doriane Mercadié qui a, entre autre, contribué à la réalisation d’un répertoire des métiers et des acteurs du document en ligne : « Ce projet me tenait à cœur mais je n’avais pas le temps de m’y consacrer. Sur la base d’un travail réalisé avec une autre stagiaire il y a un an, Doriane a permis que ce projet sorte des cartons. Chez Limonetik, une autre stagiaire, Chen, en stage de fin d’étude, nous a permis de réaliser une cartographie des acteurs internationaux et des métiers du paiement. Les DN ont soif d’apprendre et notre devoir est de leur transmettre notre savoir pour qu’ils aillent plus loin plus vite que nous, leurs aînés ». Les enseignants du Lycée Garamont expliquent que leurs élèves leur font découvrir d’autres sources de connaissances en retour de leur cours : des vidéos pédagogiques sur Youtube, des plateformes, des interfaces, etc.

Le monde des communications client et de l’éditique doit savoir attirer les Digital Natives

Corinne EstevePour Corinne Estève Diemunsch, le secteur du document a souvent une image industrielle peu attrayante, synonyme de ‘vieux métiers’ ou de ‘trop’ technique, alliés à des modes de management et des organisations ‘classiques’. « Les jeunes ne s’y retrouvent pas ! Versus les gurus de startups, les ‘représentants’ de ces métiers ne font pas rêver la jeune génération alors que ce monde de la gestion des communications client et de la production documentaire offre de belles opportunités à travers l’innovation galopante, les perspectives liées à l’international, un côté « multi-facettes » agrégeant une multitude de métiers qu’il serait trop long de citer et de toutes façons j’en oublierai forcément. Si nous voulons attirer les DN et bénéficier de leur fraîcheur, il nous faut revoir certaines attitudes et automatismes acquis au cours de nos carrières, ne pas faire peur avec un dictionnaire d’acronymes fastidieux, repenser les organisations… ». Il s’agit donc de mieux communiquer auprès des écoles par exemple en insistant sur le fort potentiel d’innovation de ce secteur : impression 3D, tableau numérique interactif, etc. Elvire Del Fondo explique que les DN vont se tourner vers des entreprises qui leur ressemblent ; « Le mélange des générations doit apporter un équilibre dans une équipe, et ce dans tous les secteurs d’activité ». Evelyne Maisonneuve indique que dans son secteur, les DN s’adaptent bien à la partie « portails d’échanges ». Elle pense que le secteur des communications client et de l’éditique est en passe de se transformer vers du full numérique intégrant nativement des solutions de communication digitale. Les méthodes de travail des DN ne pourront être qu’un plus pour que cette transition soit la plus efficace et opérationnelle possible.

For your startup, Inspire, idea, work - It is a fundamental concept of a successful business. Inspired smart boy has a great idea! Conceptual image of business plan for start-up business strategy
D’ici quelques années, la plupart des dirigeants d’entreprises seront issus des générations de Digital Natives. Nouveau rapport au temps, à l’espace, à l’autorité et aux nouvelles technologies deviendront la norme. Le secteur du document doit prendre en compte cette nouvelle donne en intégrant ces changements sociétaux et générationnels.

By
@coesteve1
backtotop