AI Paris 2019 – Pourquoi la France peut croire en son potentiel IA

AI PARIS 2019 – 11 & 12 juin à Paris, Palais des Congrès

A la fois source d’inspiration, boîte à outils technique et place de marché incontournable de l’Intelligence Artificielle en France, AI PARIS donne la parole aux hommes et aux femmes qui façonnent jour après jour les codes et usages de l’IA au sein de leurs organisations. Chaque semaine et jusqu’à la veille du salon, nous vous proposons un focus éditorial pour décrypter les coulisses de la AI NATION française.

Pour les accréditations presse AI PARIS 2019 : cliquez ici

Pour ce premier focus, Clémence Simmelide, directrice des conférences et fondatrice d’AI PARIS livre sa vision à 360° des potentiels de développement de l’IA en France.

La France, malgré certains discours défaitistes, bouge plus que jamais en matière d’IA. Si la révolution attendue doit encore se concrétiser dans l’opérationnel, le pays, de l’avis des observateurs, peut croire en ses forces. Le salon AI Paris, en juin, en sera une nouvelle illustration.

Début 2018, 30% des cadres dirigeants français d’entreprises concernées par les nouvelles technologies liées à l’intelligence artificielle considéraient que leur entreprise n’avait pas de stratégie globale en la matière. Pourtant deux tiers d’entre eux estimaient que l’IA allait, dans les trois ans, transformer leur business. Et pour un tiers d’entre eux, l’IA revêtirait même très rapidement une importance stratégique et critique pour le succès de leur entreprise. Est-ce à dire que, dans l’Hexagone, nous sommes désormais en plein cœur de cette révolution attendue ? 2019, en tout cas, représente un point de bascule pour la filière française. Les entreprises l’ont bien compris, l’IA sera l’une des clés du pouvoir de demain et le coût de l’inaction pourrait être fatal pour nombre d’entre elles.

« L’intelligence artificielle, sera l’une des clés du pouvoir de demain et le coût de l’inaction pourrait être fatal pour nombre d’entre elles »

Optimisme et volontarisme / S’il reste difficile d’apporter une réponse univoque à cette question, il est en revanche indéniable que la France dispose de nombreux atouts pour être à la pointe des transformations à l’œuvre. À commencer par une culture globalement favorable à son développement : si des craintes légitimes sont à l’évidence ressenties (vie privée, menace pour la démocratie et pertes d’emploi liées à l’automatisation), la curiosité et l’enthousiasme apparaissent comme prédominants. Pas si réfractaires, les Français ? En tout cas, ceux qui considèrent l’IA comme une opportunité sont deux fois plus nombreux que ceux qui la perçoivent comme une menace.

Du reste, cet optimisme est défendu par les décideurs politiques, et ce y compris à l’échelle européenne. La Commission européenne, dans sa récente communication souhaitant mettre le continent en ordre de bataille en matière d’IA, affirme ainsi sans ambages que celle-ci est porteuse de transformations positives pour notre monde : ses potentiels sont jugés bénéfiques dans la santé, l’énergie, la mobilité, l’agriculture, mais aussi la protection de l’environnement, la lutte contre la criminalité ou encore la réduction des risques financiers. Les acteurs appelés à former une authentique filière de l’IA sont en effet très variés, et témoignent de la globalité de l’enjeu : Cette année 2019 est marquée par un réel engagement volontaire de la filière en faveur d’applications concrètes de l’IA au service du bien commun. Les prises de parole à la tribune de l’Institut Curie, en faveur de la prédiction de cancer et, de Carbon Bee, pour la construction d’une agriculture de précision, nous ouvrent les portes d’une intelligence artificielle positive, porteuse de sens, qui serait en mesure d’adresser les grands défis de notre humanité. Même s’il reste à évaluer les politiques effectivement menées, l’existence d’un message politique volontariste et l’ambition européenne de disposer d’investissements publics et privés d’au moins 20 milliards d’euros chaque année pendant dix ans sont loin d’être anodins, laissant entrevoir les prémices d’une intelligence artificielle bienveillante pour tous…

« Cette année 2019 est marquée par un réel engagement volontaire de la filière en faveur d’applications concrètes de l’IA au service du bien commun »

Un écosystème solide / Qu’en est-il aujourd’hui dans les faits ? La France dispose de façon certaine du potentiel pour devenir un acteur majeur de l’IA au niveau mondial, comme le notait un grand cabinet dès 2017. Ce potentiel apparaît singulier, et s’explique notamment par la présence d’un tissu de start-ups dédiées impressionnant, avec près de 350 start-ups « IA-drivées », à quoi il faut ajouter des levées de fond conséquentes et en forte expansion, qui font de Paris ladeuxième place européenne.

« Avec près de 350 start-ups « IA-drivées », à quoi il faut ajouter des levées de fond conséquentes et en forte expansion, qui font de Paris la deuxième place européenne. »

Et si, ces dernières années, l’Europe demeure devant la Chine et les États-Unispour ce qui est du nombre de publications de recherche en matière d’IA, la France, dotée de nombreux laboratoires dédiés, n’y est pas pour rien. Halte, donc, au défaitisme qui faisait voir il y a peu un « vide industriel » dans la France de l’IA ? Les initiatives de valorisation et de mutualisation des efforts se multiplient,une stratégie nationale a été lancée, les acteurs de l’innovation, grands groupes, start-ups et laboratoires de recherche de plus en plus soutenus, s’organisent : en un mot, une filière est en train de naître. En s’assurant de disposer des compétences humaines nécessaires, en accélérant l’intégration de l’IA dans la réalité des affaires, en soutenant les jeunes pousses leaders de demain, en affermissant le lien entre recherche et monde industriel, mais aussi, challenges moins médiatiques, en favorisant l’accès aux données et le soutien à des infrastructures locales de calcul, la France pourra-t-elle jouer les tout, tout premiers rôles ?

C’est en tout cas l’ambition que se donnent « les 5 000 participants d’AI Paris 2019, qui ont décidé de faire de ce congrès annuel, le rendez-vous de la AI NATION »

-> LES CONFERENCES AI PARIS POUR ALLER PLUS LOIN SUR CETTE THEMATIQUE :

Vers une nouvelle génération d’IA ? Pourquoi la France a le potentiel de dépasser la Chine et les États-Unis sur le terrain de l’intelligence artificielle
Bruno MAISONNIER Fondateur et CEO ANOTHERBRAIN
[KEYNOTE] Mercredi 12 juin / 10H00 – 10H30

 

L’intelligence artificielle au service de la prédiction des cancers
Dr. Alain LIVARTOWSKI Oncologue et Directeur des data INSTITUT CURIE
[KEYNOTE] – Mardi 11 juin / 11H00 – 11H30

L’agriculture de précision grâce aux capteurs hyperspectraux et le DeepLearning… vers une réduction des coûts et des pratiques plus durables
Anthony GELIBERT Chercheur IA CARBON BEE
Simon DENONNAIN Responsable Produit Pilotage de désherbage intelligent CARBON BEE
[CONFERENCE] Mercredi 12 juin / 16H00-16H30

 

Morgane Palomo
Diplômée d'un master un brand management marketing, sa curiosité et sa soif de savoir ne sont étanchées. De nature créative, elle a su diversifier ses expériences. De la création graphique, à l'événementiel en passant par la communication interne et le marketing digital, elle s’est construit un savoir pluriel et avant tout polyvalent.

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