Assises 2016 Cybersécurité : « anticiper & agir »

A long row of folded newspapers at the end of a press run with a generic headline that reads breaking news on the front page on an isolated white background

Ce qu’il ne fallait pas manquer de cette 16ème édition des Assises.
« Penser autrement », c’est bien là l’objectif des Assises de la Sécurité des Systèmes d’Informations qui depuis maintenant 16 ans permettent aux professionnels du secteur de se rencontrer et d’échanger.
Pour réussir un tel challenge et sortir des sentiers battus, Les Assises ont misé sur des intervenants de renom, pertinents et atypiques comme notamment le célèbre mathématicien Cédric Villani.

Les Assises 2016 : un immanquable pour les institutionnels

Patrice Cellario, Conseiller du Gouvernement et Ministre de l’intérieur de la Principauté a inauguré ces 16ème Assises en insistant sur le fait que sans sécurité, il n’y a pas de confiance, et sans confiance il n’y a pas de développement possible. Durant ces 3 jours à Monaco, la cybersécurité s’est affirmée comme « un sujet essentiel à la préservation des libertés, à la sécurité des citoyens, ainsi qu’à la maîtrise et au développement de l’espace numérique », comme le précisait Patrice Cellario. Dans cette optique, la Principauté a annoncé la création de son Agence Monégasque de Sécurité Numérique, dirigée par le Contre-Amiral Riban, ex n°2 de l’ANSSI.

C’est avec toujours autant de conviction que Guillaume Poupard, Directeur Général de l’ANSSI, a pris la parole lors de la conférence d’ouverture intitulée « L’heure du choix ». Ce dernier a marqué les esprits en évitant les discours alarmistes et a mis en exergue plusieurs priorités : les OIV, la coopération européenne et les citoyens numériques. La directive reste toujours la même, il faut agir ensemble pour faire face aux nombreuses cybermenaces. « Chacun a un rôle à jouer », a-t-il souligné.

Pour Thierry Delville, Délégué aux Industries de sécurité et délégué par intérim à la lutte contre les cybermenaces, le mot d’ordre était « la sensibilisation ». Pas simplement pour les professionnels et entreprises mais également pour les particuliers : « Il faut dès à présent éduquer les futurs citoyens » a-t-il souligné. « Ces questions ne peuvent être abordées sans partenariat entre la sécurité et la cybersécurité. »

Des keynotes, révélateurs des grandes tendances

Autres moments marquants de ces Assises de la Sécurité, les 4 keynotes de Thales, RSA, Palo Alto Networks et IBM, mais également la conférence hors norme de Cédric Villani.

Pour Laurent Maury, VP Systèmes d’Information Critiques et Cybersécurité chez Thales, « les nouvelles technologies de l’information (mobilité, Cloud, interconnexions généralisées) créent des vulnérabilités supplémentaires ». Face à ces évolutions, il est nécessaire d’apporter des réponses différentes, notamment avec un changement de paradigme dans la gestion des données : « secure by design, anticipation des menaces et chiffrement de la donnée. »

« Protéger le réseau ne suffit pas, il faut segmenter les logiciels », Laurent Maury, VP Systèmes d’Information Critiques et Cybersécurité, Thales.
Amit Yoran, Président de RSA dont la présence en Europe est exceptionnelle, a insisté sur l’importance de changer de perspectives. Selon lui, « pour faire face, les entreprises doivent suivre l’évolution des nouvelles technologies sous peine de devenir elles-mêmes obsolètes ».
Le chiffre qui surprend : « 75 milliards de dollars sont dépensés dans le monde pour la cybersécurité, dont seulement 10% pour la détection », Amit Yoran, Président RSA.

Bienvenue dans « la 4ème révolution industrielle ». Pour Franck Mong, Senior Vice President Palo Alto Networks, « l’ère numérique change tout. En effet, lorsqu’on parle d’IoT, de SaaS, de cloud ou de drônes, nous avons conscience qu’il s’agit là de merveilleuses technologies, mais elles représentent également des risques et menaces. »

« En entreprise, la cybersécurité doit être pensée en amont et non en réaction aux attaques », Franck Mong, Senior Vice President Palo Alto Networks
Pour Nicolas Sekkaki, PDG d’IBM France, on peut s’attendre à avoir de plus en plus « d’objets intelligents » potentiellement dangereux. Le paradoxe tient au fait qu’il est impossible aujourd’hui de faire l’impasse sur les nouvelles technologies, et pourtant, les vulnérabilités viennent de nouveaux business models qui sont eux-mêmes des menaces à la survie des entreprises. Pour Nicolas Sekkaki, « quand on détecte une nouvelle menace, réelle et confirmée, nous sommes obligés d’introduire de nouvelles technologies, même si elles ne sont pas maîtrisées ».

Dans cette perspective, la présentation de Watson par Jeb Linton, Architecte en chef Sécurité & Risques, groupe IBM Watson, a montré le lien entre Intelligence Artificielle et cybersécurité.
« Il faut désormais traiter la sécurité des SI comme un système immunitaire. Le RSSI doit être le Dr House de la cybersécurité » Nicolas Sekkaki, PDG d’IBM France

Toujours très attendue, la conférence plénière du jeudi après-midi permet aux participants de rencontrer une personnalité qui n’est pas issue de l’écosystème sécurité mais qui jette des ponts entre sa discipline et les enjeux sécuritaires. Cédric Villani, mathématicien et lauréat de la prestigieuse médaille Fields 2010 a répondu présent pour créer un parallèle audacieux entre les mathématiques et l’informatique, « il n y’a pas d’informatique sans mathématiques ».

Selon Cédric Villani, « en mathématiques comme en cybersécurité, on travaille sur l’inconnu ! »
160 ateliers et tables rondes ont complété ces conférences pour couvrir toutes les grandes thématiques de la SSI. Au travers de plus de 4 600 rendez-vous ciblés, partenaires et invités ont pu aborder avec efficacité leurs problématiques business dans un cadre privilégié.

RENDEZ-VOUS L’ANNEE PROCHAINE DU 11 AU 14 OCTOBRE 2017

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Assises 2016 Cybersécurité : « anticiper & agir »

A long row of folded newspapers at the end of a press run with a generic headline that reads breaking news on the front page on an isolated white background 14th octobre, 2016

Ce qu’il ne fallait pas manquer de cette 16ème édition des Assises.
« Penser autrement », c’est bien là l’objectif des Assises de la Sécurité des Systèmes d’Informations qui depuis maintenant 16 ans permettent aux professionnels du secteur de se rencontrer et d’échanger.
Pour réussir un tel challenge et sortir des sentiers battus, Les Assises ont misé sur des intervenants de renom, pertinents et atypiques comme notamment le célèbre mathématicien Cédric Villani.

Les Assises 2016 : un immanquable pour les institutionnels

Patrice Cellario, Conseiller du Gouvernement et Ministre de l’intérieur de la Principauté a inauguré ces 16ème Assises en insistant sur le fait que sans sécurité, il n’y a pas de confiance, et sans confiance il n’y a pas de développement possible. Durant ces 3 jours à Monaco, la cybersécurité s’est affirmée comme « un sujet essentiel à la préservation des libertés, à la sécurité des citoyens, ainsi qu’à la maîtrise et au développement de l’espace numérique », comme le précisait Patrice Cellario. Dans cette optique, la Principauté a annoncé la création de son Agence Monégasque de Sécurité Numérique, dirigée par le Contre-Amiral Riban, ex n°2 de l’ANSSI.

C’est avec toujours autant de conviction que Guillaume Poupard, Directeur Général de l’ANSSI, a pris la parole lors de la conférence d’ouverture intitulée « L’heure du choix ». Ce dernier a marqué les esprits en évitant les discours alarmistes et a mis en exergue plusieurs priorités : les OIV, la coopération européenne et les citoyens numériques. La directive reste toujours la même, il faut agir ensemble pour faire face aux nombreuses cybermenaces. « Chacun a un rôle à jouer », a-t-il souligné.

Pour Thierry Delville, Délégué aux Industries de sécurité et délégué par intérim à la lutte contre les cybermenaces, le mot d’ordre était « la sensibilisation ». Pas simplement pour les professionnels et entreprises mais également pour les particuliers : « Il faut dès à présent éduquer les futurs citoyens » a-t-il souligné. « Ces questions ne peuvent être abordées sans partenariat entre la sécurité et la cybersécurité. »

Des keynotes, révélateurs des grandes tendances

Autres moments marquants de ces Assises de la Sécurité, les 4 keynotes de Thales, RSA, Palo Alto Networks et IBM, mais également la conférence hors norme de Cédric Villani.

Pour Laurent Maury, VP Systèmes d’Information Critiques et Cybersécurité chez Thales, « les nouvelles technologies de l’information (mobilité, Cloud, interconnexions généralisées) créent des vulnérabilités supplémentaires ». Face à ces évolutions, il est nécessaire d’apporter des réponses différentes, notamment avec un changement de paradigme dans la gestion des données : « secure by design, anticipation des menaces et chiffrement de la donnée. »

« Protéger le réseau ne suffit pas, il faut segmenter les logiciels », Laurent Maury, VP Systèmes d’Information Critiques et Cybersécurité, Thales.
Amit Yoran, Président de RSA dont la présence en Europe est exceptionnelle, a insisté sur l’importance de changer de perspectives. Selon lui, « pour faire face, les entreprises doivent suivre l’évolution des nouvelles technologies sous peine de devenir elles-mêmes obsolètes ».
Le chiffre qui surprend : « 75 milliards de dollars sont dépensés dans le monde pour la cybersécurité, dont seulement 10% pour la détection », Amit Yoran, Président RSA.

Bienvenue dans « la 4ème révolution industrielle ». Pour Franck Mong, Senior Vice President Palo Alto Networks, « l’ère numérique change tout. En effet, lorsqu’on parle d’IoT, de SaaS, de cloud ou de drônes, nous avons conscience qu’il s’agit là de merveilleuses technologies, mais elles représentent également des risques et menaces. »

« En entreprise, la cybersécurité doit être pensée en amont et non en réaction aux attaques », Franck Mong, Senior Vice President Palo Alto Networks
Pour Nicolas Sekkaki, PDG d’IBM France, on peut s’attendre à avoir de plus en plus « d’objets intelligents » potentiellement dangereux. Le paradoxe tient au fait qu’il est impossible aujourd’hui de faire l’impasse sur les nouvelles technologies, et pourtant, les vulnérabilités viennent de nouveaux business models qui sont eux-mêmes des menaces à la survie des entreprises. Pour Nicolas Sekkaki, « quand on détecte une nouvelle menace, réelle et confirmée, nous sommes obligés d’introduire de nouvelles technologies, même si elles ne sont pas maîtrisées ».

Dans cette perspective, la présentation de Watson par Jeb Linton, Architecte en chef Sécurité & Risques, groupe IBM Watson, a montré le lien entre Intelligence Artificielle et cybersécurité.
« Il faut désormais traiter la sécurité des SI comme un système immunitaire. Le RSSI doit être le Dr House de la cybersécurité » Nicolas Sekkaki, PDG d’IBM France

Toujours très attendue, la conférence plénière du jeudi après-midi permet aux participants de rencontrer une personnalité qui n’est pas issue de l’écosystème sécurité mais qui jette des ponts entre sa discipline et les enjeux sécuritaires. Cédric Villani, mathématicien et lauréat de la prestigieuse médaille Fields 2010 a répondu présent pour créer un parallèle audacieux entre les mathématiques et l’informatique, « il n y’a pas d’informatique sans mathématiques ».

Selon Cédric Villani, « en mathématiques comme en cybersécurité, on travaille sur l’inconnu ! »
160 ateliers et tables rondes ont complété ces conférences pour couvrir toutes les grandes thématiques de la SSI. Au travers de plus de 4 600 rendez-vous ciblés, partenaires et invités ont pu aborder avec efficacité leurs problématiques business dans un cadre privilégié.

RENDEZ-VOUS L’ANNEE PROCHAINE DU 11 AU 14 OCTOBRE 2017

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