Tour d’horizon des marchés qui seront au cœur de l’actualité des Salons Solutions 2016 (Etudes Gartner, IDC, Markess, CXP)

EXPRESSION_Yeux

L’Edition 2016 des Salons Solutions 2016 c’est 6 pôles complémentaires pour aborder – sur un  même lieu – tous les sujets d’actualités dans les domaines des ERP, de la dématérialisation, de l’archivage et du document numérique, du CRM, de la Business Intelligence et du Big Data, des eAchats et de l’e-business…

Cette information presse fait un point sur l’évolution de ces marchés à l’horizon 2019 au travers différentes études réalisées par le Gartner, IDC, Markess et le CXP 

Le chiffre d’affaires généré par les services de Business Intelligence atteindra 100 milliards de $ en 2019 

Le chiffre d’affaires mondial du secteur de la business intelligence (BI) et de l’analytique devrait continuer à surfer sur une tendance positive en 2016, s’appréciant de 5,2 % comparé à l’année précédente, d’après le cabinet Gartner. Le secteur devrait ainsi approcher des 17 Md$.

D’après le « Magic Quadrant for Advanced Analytics Platforms 2016  réalisé par Gartner», plusieurs tendances émergentes vont bouleverser le marché de la BI : la démocratisation des outils open-source, l’augmentation du nombre de sources de données disponibles (internes et externes), et l’Internet des Objets (qui crée un besoin autour du Complex-Event Processing et du traitement des flux de données en temps réel – alias le Stream Analytics).

Selon IDC, le CA généré par les services de business intelligence en 2019 sera de 100 milliards de dollars, et le marché de l’analyse prédictive progressera en moyenne de 14,7% par an entre 2016 et 2019. Cette croissance des outils d’aide à la prise de décision a atteint en 2015 une hausse de 15,1% dans le secteur du conseil.

En 2019, le marché mondial des Solutions Big Data atteindra 48,6 milliards de $

Selon IDC, à l’horizon 2019, le marché mondial des solutions Big Data pourrait atteindre 48,6 milliards de dollars, en totalisant dépenses d’infrastructure, logiciels et services associés. Le cabinet estime que c’est le segment du logiciel qui progressera le plus rapidement, à un rythme annuel de 26,2%, contre 21,7% pour l’infrastructure et 22,7% pour les services

Quant au marché mondial des logiciels de CRM, le Gartner estime qu’il représentera 36,5 milliards de $ en 2017

Analytique, big data & gestion des données : un marché de 1,9 milliard d’euros en France – Selon Markess 

1,9 milliard d’euros… c’est le poids fin 2015 du marché français des solutions d’analytique, de big data et de gestion des données ainsi que des services associés. Selon Markess, ce marché devrait croître à un rythme annuel de plus de 12% entre 2016 et 2018.

Il est important de noter que tous les segments de ce marché ne sont pas logés à la même enseigne. Si certains stagnent ou progressent faiblement, d’autres sont au contraire en très forte demande et devraient même connaître des croissances encore plus soutenue d’ici à 2018 ! C’est entre autres le cas des solutions de visualisation de données, de big data ou encore d’analyse prédictive. 

Une nouvelle génération de logiciels qui bouscule le marché

Cette nouvelle génération de solutions combine tout ou partie des éléments suivants :

  • Elles intègrent la mobilité et les usages sur tous types de terminaux mobiles.
  • Elles sont accessibles en mode SaaS/Cloud pour répondre à la mobilité et aux enjeux de déploiement agile, tout en permettant de mieux tirer parti des apports du cloud computing notamment dans le cadre de projets big data.
  • Elles proposent de plus en plus des micro-services via des APIs et/ou des web services, et ce, en vue de faciliter leur intégration à des solutions tierces et permettre ainsi de créer des écosystèmes de données.
  • Elles sont « user friendly » ce qui permet aux collaborateurs de tous profils d’en faire un premier niveau d’usage sans être pour autant un spécialiste de l’analyse de données. Les solutions de visualisation de données les plus récentes du marché vont résolument dans ce sens.
  • Elles traitent les données structurées et les données non structurées (web, réseaux sociaux, conversations vocales, messagerie, documents numérisés…), avec l’intégration de fonctionnalités avancées d’indexation, de recherche, d’analyse sémantique…
  • Elles investissent les métiers (RH, marketing, vente, distribution…).
  • Elles se doivent d’anticiper et d’intégrer, sous une forme ou une autre, les grands changements à venir favorisés par l’essor des objets connectés, du machine learning, de l’usage des algorithmes… dans les activités et les métiers des entreprises. 

Le digital pour optimiser les processus documentaires

Pour 63% des décideurs interrogés par Markess, le numérique représente une véritable opportunité pour optimiser la gestion des processus documentaires au sein des organisations. L’analyse montre que les directions Marketing, Vente et Relation client sont celles qui accordent au digital la plus grande importance dans ce domaine. En outre, 76% des décideurs interrogés estiment que le digital permet de se concentrer sur des missions à forte valeur ajoutée. Enfin, il est important de rappeler que l’introduction du numérique dans les processus documentaires peut également jouer un rôle-clé dans l’amélioration des services rendus aux clients internes et externes, notamment pour réduire le délai de traitement des demandes et améliorer ainsi la relation et la satisfaction client

Enquête 2015 de satisfaction auprès des utilisateurs français d’ERP

Pour la troisième année consécutive, le CXP, en partenariat avec ERP-infos.com, a mené sa grande enquête de satisfaction auprès des utilisateurs français d’ERP, seule étude dédiée de ce type en France L’enquête a été réalisée en ligne via un questionnaire électronique disponible de décembre 2015 à fin février 2016. 1 165 réponses ont été acceptées et 747 validées. Elles ont concerné 82 fournisseurs, contre 61 en 2015.

L’étude a ciblé les utilisateurs d’ERP en France, issus d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité. Avec 43 % des réponses, les entreprises de moins de 100 salariés sont les plus représentées en nombre ; les entreprises de 100 à 500 salariés sont 27 %, celles de 500 à 5 000 collaborateurs 21 % et les grands comptes 9 %.

Les secteurs d’activité sont assez bien répartis, le secteur de l’industrie ou des biens d’équipements industriels sont les plus représentés, avec chacun 14 %. Dans 55 % des cas, ce sont des membres de la DSI qui ont répondu et dans 19 % des cas, des dirigeants.

Système en place

Les deux modules les plus installés sont les achats (78 %) et la gestion commerciale (70 %) (cf. Schéma 1). Arrivent ensuite la comptabilité (69 %), la gestion financière (48 %) et la GPAO (44 %). Ces chiffres sont légèrement différents de ceux de l’année passée, mais restent en cohérence. Le CRM se situe à près du tiers des 739 répondants retenus (32 %) et la gestion de projets le talonne, à 31 %.
Schéma 1

Plus de la moitié (56 %) des ERP installés le sont depuis plus de 5 ans et 28 % le sont depuis plus de 10 ans. 17 % (contre 16 % en 2014) des installations datent de moins de deux ans. Le parc logiciel est donc toujours âgé. Les installations restent néanmoins à jour, car dans 56 % des cas, la dernière mise-à-jour date de moins d’un an.

Le cloud gagne très légèrement du terrain (un petit 2 %), même si le on-premise demeure très majoritaire, avec 78 % des installations. Seules 14 % des installations résident sur des serveurs distants, en mode cloud, SaaS ou en hébergement dédié et 2 % des répondants (comme l’an passé) ont adopté une solution hybride.

Projets

Plus de la moitié (54 %) des projets a duré moins d’un an et 26 % moins de 6 mois, ce qui est cohérent avec le profil des entreprises ayant répondu. Petite satisfaction : dans 38 % des cas, les délais prévus ont été respectés et dans 14 % des cas les dépassements de délais n’ont pas excédé 3 mois. 15 % des répondants admettent que si le projet a pris du retard, c’est parce que son périmètre a évolué.

À la question « À combien évaluez-vous la part de développements spécifiques réalisés sur votre logiciel par rapport à l’offre standard proposée par l’éditeur ? », ils sont une écrasante majorité (70 %) à les estimer à moins de 25 %, en stagnation voire en légère baisse par rapport à 2014.

En 2016, les budgets semblent mieux maîtrisés qu’auparavant : pour 35 % des répondants, le budget prévu a été respecté (contre 29 % en 2015) et dans 22 % des cas (contre 9 % en 2015), il ne l’a pas été mais le dépassement est lié à une évolution du périmètre du projet.

Évaluation et perception

Il était demandé d’identifier les cinq modules fonctionnels contribuant le plus à la performance de leur entreprise. Cette année, les achats devancent la gestion commerciale, soit le contraire de l’an passé. La comptabilité/finances conserve sa troisième place et la gestion de production reste au pied du podium.

Le questionnaire demandait aussi de noter différents critères relatifs à la solution logicielle sur une échelle de 0 à 10. Tout comme l’an passé, la fiabilité du progiciel arrive en tête, avec une note de 7,00 (très similaire au 7,01 de l’édition 2015) talonnée par la richesse fonctionnelle, à 6,87. La possibilité d’utiliser le progiciel en mobilité décroche 5,21, en très légère hausse également.

L’intégrateur

Dans près de la moitié des cas (46 %), c’est l’éditeur lui-même qui a installé le logiciel. Pour le reste, l’intégrateur a été présenté à l’organisation par l’éditeur dans 30 % des cas et choisi directement par l’entreprise dans 24 % des cas.

Comme les années précédentes, une liste de points permettant d’évaluer l’intégrateur a été proposée, avec une notation sur 10. C’est toujours au niveau de maitrise du logiciel par les consultants que la note est la plus forte (6,74), en recul toutefois par rapport à 2015. Suivent la connaissance métier des consultants (6,55) et le respect du cahier des charges lors de la mise en œuvre du logiciel. En queue de peloton, on trouve une nouvelle fois l’assurance qualité (5,69). La satisfaction globale s’établit à 6,29.

Bilan et perspectives

Les trois quarts des répondants conserveraient le même éditeur s’ils devaient choisir un nouveau progiciel. Et lorsqu’on leur demande « Avez-vous confiance en votre éditeur? », ils sont 77 % à être soit tout à fait d’accord, soit plutôt d’accord. Les répondants estiment également que « leur logiciel améliore la productivité des salariés de l’entreprise » et que « leur logiciel améliore la collaboration interne et externe ».
Quant au ROI, les améliorations constatées concernent en priorité le quarté de tête « organisation de l’entreprise », « satisfaction clients », « relation avec les tiers » et « gestion financière ». En queue de peloton, on retrouve « la baisse du budget informatique » et la « motivation des salariés de l’entreprise ».

Plus de la moitié des répondants (54 %) déclarent avoir des projets d’évolution dans les douze prochains mois. Ces évolutions concernent surtout des changements de version (52 %) et des évolutions de la solution en place (57 %). Mais, avec 24 %, la mobilité gagne du terrain. Il en va de même des outils collaboratifs et de la BI, notamment l’analyse prédictive. Quant à évoluer vers des solutions SaaS/cloud, c’est une nouvelle fois le CRM qui emporte les faveurs des répondants, avec 37 %. Mais ils ne seraient pas contre non plus mettre leur gestion des ressources humaines (27 %) ou leur comptabilité (24 %) dans le cloud. Le passage au cloud se fait aussi module par module, ce qui plaide en faveur d’un retour au best-of-breed.

« Au bilan, les résultats de cette troisième enquête viennent conforter les éléments qui ressortaient des études de 2015 et 2014 : un parc logiciel ancien mais qui donne toujours satisfaction, une adoption des solutions ERP en SaaS/cloud en retrait par rapport au marché, des projets hélas encore souvent en dépassement de budget, une relation de confiance avec l’éditeur et avec l’intégrateur. Quant aux outils comme la mobilité ou le cloud, ils ont encore du chemin à faire dans le paysage français des ERP. » Benoît Herr

Author
By
@coesteve1

Readers Comments


Add Your Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

In The News

Tour d’horizon des marchés qui seront au cœur de l’actualité des Salons Solutions 2016 (Etudes Gartner, IDC, Markess, CXP)

EXPRESSION_Yeux 17th mai, 2016

L’Edition 2016 des Salons Solutions 2016 c’est 6 pôles complémentaires pour aborder – sur un  même lieu – tous les sujets d’actualités dans les domaines des ERP, de la dématérialisation, de l’archivage et du document numérique, du CRM, de la Business Intelligence et du Big Data, des eAchats et de l’e-business…

Cette information presse fait un point sur l’évolution de ces marchés à l’horizon 2019 au travers différentes études réalisées par le Gartner, IDC, Markess et le CXP 

Le chiffre d’affaires généré par les services de Business Intelligence atteindra 100 milliards de $ en 2019 

Le chiffre d’affaires mondial du secteur de la business intelligence (BI) et de l’analytique devrait continuer à surfer sur une tendance positive en 2016, s’appréciant de 5,2 % comparé à l’année précédente, d’après le cabinet Gartner. Le secteur devrait ainsi approcher des 17 Md$.

D’après le « Magic Quadrant for Advanced Analytics Platforms 2016  réalisé par Gartner», plusieurs tendances émergentes vont bouleverser le marché de la BI : la démocratisation des outils open-source, l’augmentation du nombre de sources de données disponibles (internes et externes), et l’Internet des Objets (qui crée un besoin autour du Complex-Event Processing et du traitement des flux de données en temps réel – alias le Stream Analytics).

Selon IDC, le CA généré par les services de business intelligence en 2019 sera de 100 milliards de dollars, et le marché de l’analyse prédictive progressera en moyenne de 14,7% par an entre 2016 et 2019. Cette croissance des outils d’aide à la prise de décision a atteint en 2015 une hausse de 15,1% dans le secteur du conseil.

En 2019, le marché mondial des Solutions Big Data atteindra 48,6 milliards de $

Selon IDC, à l’horizon 2019, le marché mondial des solutions Big Data pourrait atteindre 48,6 milliards de dollars, en totalisant dépenses d’infrastructure, logiciels et services associés. Le cabinet estime que c’est le segment du logiciel qui progressera le plus rapidement, à un rythme annuel de 26,2%, contre 21,7% pour l’infrastructure et 22,7% pour les services

Quant au marché mondial des logiciels de CRM, le Gartner estime qu’il représentera 36,5 milliards de $ en 2017

Analytique, big data & gestion des données : un marché de 1,9 milliard d’euros en France – Selon Markess 

1,9 milliard d’euros… c’est le poids fin 2015 du marché français des solutions d’analytique, de big data et de gestion des données ainsi que des services associés. Selon Markess, ce marché devrait croître à un rythme annuel de plus de 12% entre 2016 et 2018.

Il est important de noter que tous les segments de ce marché ne sont pas logés à la même enseigne. Si certains stagnent ou progressent faiblement, d’autres sont au contraire en très forte demande et devraient même connaître des croissances encore plus soutenue d’ici à 2018 ! C’est entre autres le cas des solutions de visualisation de données, de big data ou encore d’analyse prédictive. 

Une nouvelle génération de logiciels qui bouscule le marché

Cette nouvelle génération de solutions combine tout ou partie des éléments suivants :

  • Elles intègrent la mobilité et les usages sur tous types de terminaux mobiles.
  • Elles sont accessibles en mode SaaS/Cloud pour répondre à la mobilité et aux enjeux de déploiement agile, tout en permettant de mieux tirer parti des apports du cloud computing notamment dans le cadre de projets big data.
  • Elles proposent de plus en plus des micro-services via des APIs et/ou des web services, et ce, en vue de faciliter leur intégration à des solutions tierces et permettre ainsi de créer des écosystèmes de données.
  • Elles sont « user friendly » ce qui permet aux collaborateurs de tous profils d’en faire un premier niveau d’usage sans être pour autant un spécialiste de l’analyse de données. Les solutions de visualisation de données les plus récentes du marché vont résolument dans ce sens.
  • Elles traitent les données structurées et les données non structurées (web, réseaux sociaux, conversations vocales, messagerie, documents numérisés…), avec l’intégration de fonctionnalités avancées d’indexation, de recherche, d’analyse sémantique…
  • Elles investissent les métiers (RH, marketing, vente, distribution…).
  • Elles se doivent d’anticiper et d’intégrer, sous une forme ou une autre, les grands changements à venir favorisés par l’essor des objets connectés, du machine learning, de l’usage des algorithmes… dans les activités et les métiers des entreprises. 

Le digital pour optimiser les processus documentaires

Pour 63% des décideurs interrogés par Markess, le numérique représente une véritable opportunité pour optimiser la gestion des processus documentaires au sein des organisations. L’analyse montre que les directions Marketing, Vente et Relation client sont celles qui accordent au digital la plus grande importance dans ce domaine. En outre, 76% des décideurs interrogés estiment que le digital permet de se concentrer sur des missions à forte valeur ajoutée. Enfin, il est important de rappeler que l’introduction du numérique dans les processus documentaires peut également jouer un rôle-clé dans l’amélioration des services rendus aux clients internes et externes, notamment pour réduire le délai de traitement des demandes et améliorer ainsi la relation et la satisfaction client

Enquête 2015 de satisfaction auprès des utilisateurs français d’ERP

Pour la troisième année consécutive, le CXP, en partenariat avec ERP-infos.com, a mené sa grande enquête de satisfaction auprès des utilisateurs français d’ERP, seule étude dédiée de ce type en France L’enquête a été réalisée en ligne via un questionnaire électronique disponible de décembre 2015 à fin février 2016. 1 165 réponses ont été acceptées et 747 validées. Elles ont concerné 82 fournisseurs, contre 61 en 2015.

L’étude a ciblé les utilisateurs d’ERP en France, issus d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité. Avec 43 % des réponses, les entreprises de moins de 100 salariés sont les plus représentées en nombre ; les entreprises de 100 à 500 salariés sont 27 %, celles de 500 à 5 000 collaborateurs 21 % et les grands comptes 9 %.

Les secteurs d’activité sont assez bien répartis, le secteur de l’industrie ou des biens d’équipements industriels sont les plus représentés, avec chacun 14 %. Dans 55 % des cas, ce sont des membres de la DSI qui ont répondu et dans 19 % des cas, des dirigeants.

Système en place

Les deux modules les plus installés sont les achats (78 %) et la gestion commerciale (70 %) (cf. Schéma 1). Arrivent ensuite la comptabilité (69 %), la gestion financière (48 %) et la GPAO (44 %). Ces chiffres sont légèrement différents de ceux de l’année passée, mais restent en cohérence. Le CRM se situe à près du tiers des 739 répondants retenus (32 %) et la gestion de projets le talonne, à 31 %.
Schéma 1

Plus de la moitié (56 %) des ERP installés le sont depuis plus de 5 ans et 28 % le sont depuis plus de 10 ans. 17 % (contre 16 % en 2014) des installations datent de moins de deux ans. Le parc logiciel est donc toujours âgé. Les installations restent néanmoins à jour, car dans 56 % des cas, la dernière mise-à-jour date de moins d’un an.

Le cloud gagne très légèrement du terrain (un petit 2 %), même si le on-premise demeure très majoritaire, avec 78 % des installations. Seules 14 % des installations résident sur des serveurs distants, en mode cloud, SaaS ou en hébergement dédié et 2 % des répondants (comme l’an passé) ont adopté une solution hybride.

Projets

Plus de la moitié (54 %) des projets a duré moins d’un an et 26 % moins de 6 mois, ce qui est cohérent avec le profil des entreprises ayant répondu. Petite satisfaction : dans 38 % des cas, les délais prévus ont été respectés et dans 14 % des cas les dépassements de délais n’ont pas excédé 3 mois. 15 % des répondants admettent que si le projet a pris du retard, c’est parce que son périmètre a évolué.

À la question « À combien évaluez-vous la part de développements spécifiques réalisés sur votre logiciel par rapport à l’offre standard proposée par l’éditeur ? », ils sont une écrasante majorité (70 %) à les estimer à moins de 25 %, en stagnation voire en légère baisse par rapport à 2014.

En 2016, les budgets semblent mieux maîtrisés qu’auparavant : pour 35 % des répondants, le budget prévu a été respecté (contre 29 % en 2015) et dans 22 % des cas (contre 9 % en 2015), il ne l’a pas été mais le dépassement est lié à une évolution du périmètre du projet.

Évaluation et perception

Il était demandé d’identifier les cinq modules fonctionnels contribuant le plus à la performance de leur entreprise. Cette année, les achats devancent la gestion commerciale, soit le contraire de l’an passé. La comptabilité/finances conserve sa troisième place et la gestion de production reste au pied du podium.

Le questionnaire demandait aussi de noter différents critères relatifs à la solution logicielle sur une échelle de 0 à 10. Tout comme l’an passé, la fiabilité du progiciel arrive en tête, avec une note de 7,00 (très similaire au 7,01 de l’édition 2015) talonnée par la richesse fonctionnelle, à 6,87. La possibilité d’utiliser le progiciel en mobilité décroche 5,21, en très légère hausse également.

L’intégrateur

Dans près de la moitié des cas (46 %), c’est l’éditeur lui-même qui a installé le logiciel. Pour le reste, l’intégrateur a été présenté à l’organisation par l’éditeur dans 30 % des cas et choisi directement par l’entreprise dans 24 % des cas.

Comme les années précédentes, une liste de points permettant d’évaluer l’intégrateur a été proposée, avec une notation sur 10. C’est toujours au niveau de maitrise du logiciel par les consultants que la note est la plus forte (6,74), en recul toutefois par rapport à 2015. Suivent la connaissance métier des consultants (6,55) et le respect du cahier des charges lors de la mise en œuvre du logiciel. En queue de peloton, on trouve une nouvelle fois l’assurance qualité (5,69). La satisfaction globale s’établit à 6,29.

Bilan et perspectives

Les trois quarts des répondants conserveraient le même éditeur s’ils devaient choisir un nouveau progiciel. Et lorsqu’on leur demande « Avez-vous confiance en votre éditeur? », ils sont 77 % à être soit tout à fait d’accord, soit plutôt d’accord. Les répondants estiment également que « leur logiciel améliore la productivité des salariés de l’entreprise » et que « leur logiciel améliore la collaboration interne et externe ».
Quant au ROI, les améliorations constatées concernent en priorité le quarté de tête « organisation de l’entreprise », « satisfaction clients », « relation avec les tiers » et « gestion financière ». En queue de peloton, on retrouve « la baisse du budget informatique » et la « motivation des salariés de l’entreprise ».

Plus de la moitié des répondants (54 %) déclarent avoir des projets d’évolution dans les douze prochains mois. Ces évolutions concernent surtout des changements de version (52 %) et des évolutions de la solution en place (57 %). Mais, avec 24 %, la mobilité gagne du terrain. Il en va de même des outils collaboratifs et de la BI, notamment l’analyse prédictive. Quant à évoluer vers des solutions SaaS/cloud, c’est une nouvelle fois le CRM qui emporte les faveurs des répondants, avec 37 %. Mais ils ne seraient pas contre non plus mettre leur gestion des ressources humaines (27 %) ou leur comptabilité (24 %) dans le cloud. Le passage au cloud se fait aussi module par module, ce qui plaide en faveur d’un retour au best-of-breed.

« Au bilan, les résultats de cette troisième enquête viennent conforter les éléments qui ressortaient des études de 2015 et 2014 : un parc logiciel ancien mais qui donne toujours satisfaction, une adoption des solutions ERP en SaaS/cloud en retrait par rapport au marché, des projets hélas encore souvent en dépassement de budget, une relation de confiance avec l’éditeur et avec l’intégrateur. Quant aux outils comme la mobilité ou le cloud, ils ont encore du chemin à faire dans le paysage français des ERP. » Benoît Herr

By
@coesteve1
backtotop