ADF : comme « hub de communication » ou comme « l’industrie du document » ? Billet de Nathalie Miossec

Closeup of a young smiling business man sitting at his home offi

Il s’agit de l’une des questions posées lors de l’ introduction des deux journées des Comparting days. Ou tout du moins c’est une question que je me suis posée à l’issue de ces deux journées. Je n’ai pas la prétention d’y répondre, car le sujet est bien trop vaste ! Mais j’avais envie de partager cette réflexion avec vous.

Et si nous commencions par définir le trinôme : A.D.F.

En 1996, le concept d’ADF (Automated Document Factory : Usine de production de documents automatisée) est introduit par le Gartner Group. Il définit une stratégie pour créer, imprimer et distribuer en masse les documents critiques des entreprises.

En 2007, le Gartner introduit le concept d’ADF 2.0 afin de prendre en compte les évolutions des ADF (sorties multi-canal, évolution des standards d’impression, intégration de données CRM, …) – source Wikipédia.

Ceci dit, les retours d’expérience présentés au cours des deux journées « Comparting Days » présentent une intégration de plus en plus en amont de la notion ADF. Alors, pourquoi en sommes-nous venus à faire remonter cette notion de plus en plus haut dans la chaîne de fabrication du pli ( car il s’agit du pli et non du document)?

Jusqu’à présent cette dernière, l’ADF, relevait du domaine de la production du pli. Il s’agissait de produire des plis dans les meilleures conditions au regard du coût et de la qualité.
Pour réduire les coûts, nous avons vu apparaître des « massifications » de flux à produire de plus en plus importantes, des méthodes de fabrication de plus en plus industrielles, des moyens de tracking de plus en plus performants et sophistiqués.
Puis nous avons vu apparaître des notions de « contenu » du pli. Car au-delà de la production des plis, la nécessité de garantir le contenu de ces derniers est devenue un incontournable, à la fois d’un point de vue qualitatif mais également d’un point de vue tarifaire. En effet il s’agit désormais d’optimiser le contenu du pli afin de garantir une production industrielle de masse dans le respect des règles de dépôt postal. Or, le contenu du pli ne relève plus de la responsabilité du fabricant, mais de celle du producteur.

Les outils ont donc évolué, visant à gérer le contenu du pli de plus en en plus tôt dans la chaîne éditique.

Par ailleurs, les notions de pli physique ou non, font désormais partie des standards. Ainsi le producteur optimise la diffusion de ses documents en utilisant l’un ou l’autre des canaux de communication les mieux adaptés à l’information qui doit être diffusée et de sa cible. Celui-ci lui permet de continuer à optimiser le contenu de son pli physique qui se retrouvera ainsi soulagé par les autres canaux de communication.

Ainsi, au bout de deux jours, et dans la limite de ma compréhension de l’anglais (bilingue, mais pas trop)… je suis arrivée à cette conclusion : oui l’ADF peut être vue comme un « hub de communication » par le producteur du contenu des plis, et oui, elle peut également être perçue comme « l’industrie du document » par le fabricant des plis.
L’ADF aujourd’hui permet aux deux métiers (fabricant du pli et producteur) du document de répondre à une problématique commune : produire des plis les mieux adaptés aux attentes des clients finaux tout en contraignant les coûts.

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ADF : comme « hub de communication » ou comme « l’industrie du document » ? Billet de Nathalie Miossec

Closeup of a young smiling business man sitting at his home offi 26th novembre, 2013

Il s’agit de l’une des questions posées lors de l’ introduction des deux journées des Comparting days. Ou tout du moins c’est une question que je me suis posée à l’issue de ces deux journées. Je n’ai pas la prétention d’y répondre, car le sujet est bien trop vaste ! Mais j’avais envie de partager cette réflexion avec vous.

Et si nous commencions par définir le trinôme : A.D.F.

En 1996, le concept d’ADF (Automated Document Factory : Usine de production de documents automatisée) est introduit par le Gartner Group. Il définit une stratégie pour créer, imprimer et distribuer en masse les documents critiques des entreprises.

En 2007, le Gartner introduit le concept d’ADF 2.0 afin de prendre en compte les évolutions des ADF (sorties multi-canal, évolution des standards d’impression, intégration de données CRM, …) – source Wikipédia.

Ceci dit, les retours d’expérience présentés au cours des deux journées « Comparting Days » présentent une intégration de plus en plus en amont de la notion ADF. Alors, pourquoi en sommes-nous venus à faire remonter cette notion de plus en plus haut dans la chaîne de fabrication du pli ( car il s’agit du pli et non du document)?

Jusqu’à présent cette dernière, l’ADF, relevait du domaine de la production du pli. Il s’agissait de produire des plis dans les meilleures conditions au regard du coût et de la qualité.
Pour réduire les coûts, nous avons vu apparaître des « massifications » de flux à produire de plus en plus importantes, des méthodes de fabrication de plus en plus industrielles, des moyens de tracking de plus en plus performants et sophistiqués.
Puis nous avons vu apparaître des notions de « contenu » du pli. Car au-delà de la production des plis, la nécessité de garantir le contenu de ces derniers est devenue un incontournable, à la fois d’un point de vue qualitatif mais également d’un point de vue tarifaire. En effet il s’agit désormais d’optimiser le contenu du pli afin de garantir une production industrielle de masse dans le respect des règles de dépôt postal. Or, le contenu du pli ne relève plus de la responsabilité du fabricant, mais de celle du producteur.

Les outils ont donc évolué, visant à gérer le contenu du pli de plus en en plus tôt dans la chaîne éditique.

Par ailleurs, les notions de pli physique ou non, font désormais partie des standards. Ainsi le producteur optimise la diffusion de ses documents en utilisant l’un ou l’autre des canaux de communication les mieux adaptés à l’information qui doit être diffusée et de sa cible. Celui-ci lui permet de continuer à optimiser le contenu de son pli physique qui se retrouvera ainsi soulagé par les autres canaux de communication.

Ainsi, au bout de deux jours, et dans la limite de ma compréhension de l’anglais (bilingue, mais pas trop)… je suis arrivée à cette conclusion : oui l’ADF peut être vue comme un « hub de communication » par le producteur du contenu des plis, et oui, elle peut également être perçue comme « l’industrie du document » par le fabricant des plis.
L’ADF aujourd’hui permet aux deux métiers (fabricant du pli et producteur) du document de répondre à une problématique commune : produire des plis les mieux adaptés aux attentes des clients finaux tout en contraignant les coûts.

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