Étude de l’Institut G9+ : Après le choc : de la résilience à la réinvention de la DSI ?

Face à la crise de la COVID-19, les entreprises ont plus que jamais fait appel à leurs DSI pour continuer leur activité. L’agilité qui leur a été demandée a bousculé les plans et priorités précédemment établis. C’est dans ce contexte que l’institut G9+, think tank du numérique, a lancé une étude à destination des décideurs du numérique pour définir les nouvelles tendances dans les stratégies et priorités des SI, l’activité des DSI, leur positionnement, et les opportunités perçues.
Après avoir interrogé une vingtaine de DSI pour recueillir leur analyse et leur vision personnelle, en voici la synthèse :

Un acteur stratégique multifacette

Au-delà du passage au télétravail, la crise a démontré le rôle clé des DSI : des gains de productivité à la relation client en passant par la stratégie.
Face à ces enjeux, se pose la question du positionnement de la DSI, entre projet et exploitation, entre utilities et stratégie. Ne pas traiter cette question du positionnement de la DSI, reviendrait à ne pas tirer parti de tout son potentiel stratégique et opérationnel.

La Data à la croisée des chemins

La donnée est une illustration très enrichissante de différentes problématiques auxquelles font face les DSI. Les enjeux qui en découlent sont importants pour les entreprise;
Malgré cela, un travail important d’acculturation et de prise de conscience de la valeur de la data est indispensable à tous les niveaux de l’entreprise. En tirer parti nécessite une compréhension fine des enjeux stratégiques métiers et business et en même temps une maîtrise des technologies. Avec l’importance de plus en plus grande de l’empreinte environnementale du numérique, la data, sa gestion, son pilotage, son stockage deviennent des enjeux directement ou indirectement sans cesse mentionnés.
La data peut ainsi être un excellent cas d’école pour la prise en compte de la transversalité des enjeux, l’intégration des SI comme un partenaire stratégique, l’acculturation de l’entreprise vis-à-vis des enjeux stratégiques de la data, vis-à-vis des enjeux environnementaux du numérique…

Faire ou faire-faire ?

Dans cette situation, les prestataires ont joué un rôle clef pour les entreprises. En travaillant avec eux, ces dernières ont pu améliorer et accélérer leurs projets, compenser leur manque de personnel, contourner l’interdiction d’embauche… ce qui a pu révéler des déséquilibres entre leurs ressources internes et externes, tant au niveau des compétences que des technologies ; et donc de choisir entre faire et faire-faire.

Le mode hybride s’impose

Aujourd’hui le modèle hybride présentiel/distanciel repose les bases des relations professionnelles, tant en interne qu’avec les clients. En fonction de l’activité de l’entreprise (B2B ou B2C, Produits ou Services), ces relations prennent des formes différentes.
Mais, partout, la relation entre les DSI et les directions métiers s’est repositionnée. Les systèmes d’information sont identifiés comme un réel “Business Partner, soutien et facilitateur de la relation client”.
La question de la “symétrie des attentions”* – clients vs collègues – qui a pu être un effet de mode a été remise au centre, et les DSI ont démontré à nouveau leur rôle central pour le bon fonctionnement de l’entreprise.
*« La Symétrie des Attentions pose comme principe fondamental que la qualité de la relation entre une entreprise et ses clients est symétrique de la qualité de relation de cette entreprise avec l’ensemble de ses collaborateurs. »

L’enjeu de la souveraineté européenne

La souveraineté est un enjeu mentionné à plusieurs reprises par les DSI. En ressortent des questions liées à la sécurité des données et à la nationalité des clouds, des questions liées aux infrastructures de la 5G et parfois des questions éthiques. Face à ce sujet qui rejoint celui de la souveraineté nationale, encore peu d’actions concrètes existent.

L’empreinte environnementale du numérique

On constate une prise de conscience généralisée de l’importance de l’empreinte environnementale. En fonction de l’entreprise, les niveaux de maturité et d’engagement dans l’action sont très divers. On trouve des entreprises qui justifient leur inaction, d’autres qui agissent uniquement symboliquement et enfin certaines mettent la main à la pâte. Elles abordent la problématique de différentes manières comme par exemple :
  • Soit le matériel dans une approche globale : durabilité du matériel et de l’OS recyclage du matériel
  • Soit la mesure aux actions : mesure de l’empreinte (produits & services), consommation d’énergie, data centers, partenaires cloud, consommation des équipements, impressions.
La crise change les règles du jeu et va certainement continuer à les chambouler. Acteur interne de bout en bout du numérique, la DSI fait face à des représentations contrastées. L’entreprise dispose de nouvelles opportunités qu’elle saisira ou pas :
  • rétablir la stratégie des projets, s’assurer du niveau de modernisation, s’assurer de l’équilibre des compétences
  • créer les conditions et affirmer la DSI comme agent de changement et d’innovation
  • créer les conditions et affirmer la DSI comme partie prenante connue et reconnue de la stratégie de l’entreprise.
Pour télécharger l’étude complète cliquez ici
Morgane Palomo
Diplômée d'un master un brand management marketing, sa curiosité et sa soif de savoir ne sont étanchées. De nature créative, elle a su diversifier ses expériences. De la création graphique, à l'événementiel en passant par la communication interne et le marketing digital, elle s’est construit un savoir pluriel et avant tout polyvalent.

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