Selon une étude Sage-IDG, les industriels français s’engagent résolument dans le développement durable

Cette étude menée auprès de 101 entreprises en France, révèle notamment que 62 % des entreprises manufacturières françaises se sentent concernées par les enjeux écologiques et 97 % d’entre elles ont adopté une stratégie d’économie circulaire. Cette étude a été menée à une échelle internationale auprès de 658 répondants de 8 marchés dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, le Canada, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, l’Espagne et l’Australie.

Sage, leader du marché des solutions de comptabilité, de paie et de gestion commerciale dans le cloud, partage aujourd’hui les résultats de l’étude « Discrete Manufacturing » menée avec IDG. Le rapport montre que les entreprises manufacturières françaises ont maintenant tendance à déceler davantage de bénéfices commerciaux, stratégiques et financiers à s’engager dans le développement durable. De plus, elles se déclarent prêtes à investir dans la transformation des processus et des pratiques à travers l’intégration de démarches d’économie circulaire et de servicisation.

Les entreprises manufacturières, en France et dans le monde entier, se sont profondément transformées au cours de cette quatrième révolution industrielle. Elles ont conscience qu’elles doivent encore perfectionner leurs chaînes logistiques et explorer des modèles commerciaux plus durables, mais aussi plus écologiques et digitalisés. Cependant, la croissance de l’industrie française a dû faire face à la crise sanitaire sur l’année 2020, avec un ralentissement de la croissance de la production et une contraction des nouvelles commandes.

L’économie circulaire induit la croissance des industries

Ce modèle économique dit « circulaire » de production et de consommation encourage la réutilisation en continu des matériaux. À travers le partage, la location, la réutilisation, la réparation, la remise à neuf ou encore le recyclage des produits existants de façon pérenne, les organisations peuvent prolonger le cycle de vie des produits, minimiser le gaspillage et réduire la pression sur les ressources naturelles.

62 % des entreprises françaises manufacturières déclarent se sentir concernées par les enjeux écologiques. Parmi elles, 97 % affirment avoir adopté une stratégie d’économie circulaire. Cette part, supérieure à la moyenne mondiale, confirme leur engagement en faveur de la durabilité. La capacité d’augmenter les revenus et de réduire les coûts fait partie des facteurs clés conduisant à l’adoption de démarches d’économie circulaire. Également, la réduction des coûts liés à l’empreinte carbone fait partie de leurs motivations. 21 % des sociétés françaises et 35 % des entreprises de la zone EMEA déclarent que ce facteur est celui qui les a poussées à adopter cette stratégie.

Une grande majorité des entreprises considèrent l’économie circulaire comme un avantage tangible pour leur entreprise et s’attendent à ce qu’elle ait un impact positif sur leurs activités au cours des deux prochaines années. C’est également un levier important de redémarrage permettant de se différencier sur le marché avec des produits davantage écoresponsables. Tous les fabricants français interrogés, ainsi que la quasi-totalité des entreprises du reste du monde, ont commencé à transformer leur organisation pour l’adapter à l’économie circulaire : 87 % des entreprises françaises déclarent être en pleine transformation, seuls 2 % disent n’être qu’au début de ce processus.

En pratique, repenser les opérations de production pour les adapter à l’économie circulaire est un défi pour presque toutes les entreprises, particulièrement en ce qui concerne l’ajustement des processus de la chaîne logistique (95 %) et la valorisation des bénéfices du développement durable dans les résultats financiers (96 %).

La servicisation pour des modèles économiques plus verts

Étroitement liée à la transformation digitale, la servicisation permet aux entreprises de bénéficier de nouvelles opportunités de développement de leurs gammes de produits en y associant des services à valeur ajoutée comme l’assistance à la mise en œuvre, la maintenance et les mises à niveau durant le cycle de vie des produits.

56 % des entreprises françaises interrogées déclarent avoir intégré des services dans leurs offres au cours des deux dernières années. De plus, cette approche crée de nouvelles options de facturation et de financement pour les clients. L’abonnement, la location ou le paiement à l’usage permettent en effet aux utilisateurs de transférer leurs dépenses d’investissement vers des dépenses d’exploitation. Cela abaisse les barrières à l’entrée et permet aux petites entreprises de se mesurer aux plus grandes firmes sans avoir à investir massivement en amont.

D’après les dirigeants français de l’industrie manufacturière interrogés, la servicisation facilite la croissance des parts de marché (80 %), allonge la durée des contrats (60 %) tout en stabilisant les flux de trésorerie (42 %).

Pour ceux qui les ont intégrés, tous considèrent que les services additionnels à leurs offres ont un impact positif sur leurs activités et ils sont même 67 % à dire qu’ils ont « un fort impact positif net ». 88 % des industriels français s’affirment convaincus de la force de ces services additionnels en termes de revenus et d’avantages pour leurs clients. Par ailleurs, 26 % indiquent qu’une transformation “majeure” est nécessaire.

Transformation numérique et contribution des technologies émergentes

La plupart des entreprises manufacturières du monde entier disent avoir sérieusement entamé leur transition vers le cloud. 60 % environ des entreprises mondiales sont déjà passées au cloud avec au moins une plateforme de gestion ou une application hébergée. La France semble en retard avec 50 % des entreprises interrogées qui se déclarent concernées. Mais ce retard devrait bientôt s’effacer, puisque 43 % des industriels français restés en retrait déclaraient envisager utiliser des applications ou une infrastructure informatique logées dans le cloud dans les douze prochains mois et cette tendance s’est accentuée avec la crise, les besoins en télétravail et mobilité.

Les acteurs du monde entier sont particulièrement enclins à déplacer leurs progiciels de Gestion Intégrés (ERP) vers le cloud. Environ 61 % des entreprises françaises qui ont atteint un bon degré de maturité cloud affirment utiliser déjà des solutions ERP basées dans le Cloud.

Eu égard à l’approfondissement de leur transformation digitale, les technologies les plus citées par les entreprises françaises sont l’automatisation des processus par la robotique – RPA (48 %), la blockchain pour le suivi des matériaux ou des composants durables (44 %), le renforcement du système d’information de lasupply chain (36 %) et l’analyse des données (34 %). 33 % des personnes interrogées déclarent également avoir investi dans la bio-ingénierie, alors que seulement 24 % disent avoir investi dans l’intelligence artificielle et dans le machine learning.

L’impact des évolutions règlementaires sur les industries françaises

Malgré cette perturbation conjoncturelle que nous vivons en ce moment, les industriels mondiaux annoncent poursuivre leurs investissements de production pour mieux s’insérer dans des démarches innovantes telles que l’économie circulaire, la servicisation ou la migration de leur solution informatique dans le cloud. Des initiatives nationales telles que l’Alliance pour l’Industrie du Futur, qui s’est donné pour objectif d’accompagner les entreprises françaises vers l’industrie du futur, facilitent la modernisation des systèmes de production. Plus de 80 % des entreprises françaises interrogées estiment que les changements législatifs et politiques auront un impact positif sur les activités industrielles dans les 24 prochains mois. Cette réponse porte notamment sur cinq cadres réglementaires ou législatifs majeurs : Le Brexit, le RGPD, le Cloud Act, l’USMCA (anciennement ALENA) et le CCPA.

Morgane Palomo
Diplômée d'un master un brand management marketing, sa curiosité et sa soif de savoir ne sont étanchées. De nature créative, elle a su diversifier ses expériences. De la création graphique, à l'événementiel en passant par la communication interne et le marketing digital, elle s’est construit un savoir pluriel et avant tout polyvalent.

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