Mais pourquoi les Français sont-ils si négatifs à propos de leurs conditions de travail au bureau ? Sharp

C’est une véritable épidémie de négativité qui touche les professionnels en France : près de deux tiers d’entre eux ont une mauvaise opinion de leur cadre de travail. En cause principalement : des méthodes et des outils de travail dépassés, qui entraînent une baisse de motivation chez les collaborateurs.

Une épidémie de négativité se propage-t-elle dans les sociétés ?

Lire l’étude de Sharp et voir l’infographie

L’étude, réalisée par Sharp auprès de 6 000 professionnels dans toute l’Europe, révèle que les Français décrivent leur environnement de travail comme « peu inspirant » ; parmi les termes employés pour qualifier leur bureau, on retrouve des adjectifs aussi peu flatteurs que « sombres », « oppressant » voire « toxique »… Néanmoins, 38% des personnes interrogées trouvent leur cadre de travail « calme », et seulement 10% le trouvent « ennuyeux ». Mais le pire est à venir : seulement 25% des professionnels qualifient leur environnement de travail comme « motivant ».

Parmi les raisons avancées pour expliquer cette négativité, presque un quart des Français (23%) parlent de méthodes et d’outils de travail dépassés, sources de frustration. 29% évoquent également trop de temps passé sur des tâches administratives rébarbatives, et 30% mentionnent enfin le mauvais réflexe qu’ont les collaborateurs d’avoir recours à l’email pour communiquer, plutôt que de se parler directement.

Les outils technologiques sont également considérés comme un point bloquant ou un sujet de frustration… Plus de la moitié des personnes interrogées (52%) considèrent que la technologie, au sein de leur environnement de travail, est « restrictive » et constitue un obstacle à leur créativité. Les professionnels français estiment qu’ils sont frustrés au moins trois fois par jour en moyenne à cause de technologies qui ne répondent pas à leurs besoins. Cela  conduit 35% des personnes interrogées à prétendre régulièrement que les outils technologiques sont défectueux pour ne pas avoir à les utiliser, et 46% à utiliser plutôt leur propre smartphone, tablette ou autre périphérique plutôt que ceux fournis par leur employeur.
Les collaborateurs de la génération Y nés après 1982 et qui n’ont donc aucune expérience de la vie professionnelle avant Google, sont les premiers à dire qu’ils seraient bien plus motivés pour travailler si leur entreprise mettait à leur disposition des technologies plus récentes – c’est le cas de 43% d’entre eux.

« Faire en sorte que les collaborateurs soient motivés et épanouis au sein de leur environnement professionnel est indispensable afin de donner le meilleur de soi, explique Nathalie Chamblain, Directrice Marketing de Sharp Business Systems France et Europe du sud. Les outils technologiques ne facilitent la vie des professionnels que s’ils sont intuitifs et que s’ils correspondent véritablement à leurs besoins. Dans le cas contraire, ils constituent plutôt un facteur ‘démotivant’, ils ne sont pas utilisés, ou pire, ils créent de la frustration. C’est le message qu’on veut faire passer aux employeurs : les outils que vous utilisez sont-ils vraiment ceux dont vous avez besoin ? »

Avant de poursuivre : « D’ici une dizaine d’années, les collaborateurs de la génération Y représenteront la majorité des professionnels de notre pays. Et nous avons beaucoup à apprendre de leur rapport au monde professionnel tel qu’ils le perçoivent. Il est de notre devoir de leur fournir des outils technologiques susceptibles d’encourager leur créativité… »

L’enquête a été réalisée auprès de 6 045 professionnels (dont 1 005 Français) dans 9 pays d’Europe : France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Suède, Pologne, République tchèque et Hongrie.

Corinne
Depuis plus de 25 ans dans le métier de la communication et du marketing, Corinne a démarré sa carrière à la télévision avant de rejoindre une agence événementielle. Curieuse dans l’âme, elle poursuit sa carrière dans l’IT et intègre une société de conseil en éditique puis entre chez un éditeur de logiciels leader sur son marché, SEFAS. Elle est ensuite nommée Directrice Communication chez MGI Digital Graphic, constructeur de matériel d’impression numérique et de finition international coté en bourse. Revenue en 2008 chez SEFAS au poste de Directrice Marketing et Communication groupe, elle gère une équipe répartie sur 3 géographies (France, Etats-Unis et Angleterre), crée le groupe utilisateurs de l’entreprise et lance un projet de certification ISO 9001, ISO 14001 et ISO 26000 couronné de succès. Pendant 7 ans membre du conseil d’administration de l’association professionnelle Xplor France et 2 ans sa Présidente, Corinne a créé dès 2010 TiKibuzz, son agence de marketing et de communication. Elle devient Directrice de la Communication en charge des Relations Presse, du Lobbying et du marketing digital chez DOCAPOST, groupe La Poste, durant 3 ans avant de rejoindre la start-up FINTECH Limonetik, en 2013. C'est cette même année qu'elle crée votre média professionnel, DOCaufutur, l'avenir du document.

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