Développement d’applications mobiles : comment relever le défi de la qualité ? Par Arnaud Dupuis, CEO de Genymobile

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Aujourd’hui 56% des 44 millions d’internautes français sont des mobinautes ! On peut s’attendre à ce que cette proportion soit en constante augmentation dans les prochaines années. D’un point de vue strictement organisationnel, la mobilité est également un formidable levier de productivité pour les entreprises car elle permet le travail ubiquitaire. Autant de faits qui érigent le développement d’applications mobiles de qualité au rang de nécessité absolue. Voire de Graal. Mais à la différence de la coupe mythique poursuivie par les chevaliers de la Table ronde, ce Graal-ci est accessible. A deux conditions : déterminer le système d’exploitation prioritaire et avoir la lucidité de revisiter le scénario de développement de ses applications mobiles.

Android, le choix de la raison ?

Aujourd’hui les OS ne manquent pas. Pour faire leur choix les éditeurs doivent s’en remettre aux faits. Trois critères prédominent : la popularité, la fidélité et l’éventail de l’offre du Store. Sur chacun de ces points, Android s’impose nettement. Avec 83% de parts de marché, Android est l’OS le plus utilisé au monde, ses utilisateurs sont les plus fidèles – 82% des personnes qui l’utilisent, le conservent – et avec 1,43 millions d’applications (en janvier 2015) Google Play dispose de l’offre la plus riche. Aucun autre OS ne fait mieux.

La dictature de la qualité

A la création des magasins d’applications sur smartphone, la visibilité était le principal enjeu pour la majorité des marques. Pour l’atteindre il a souvent suffi de développer des applis à tours de bras sur le plus grand nombre d’OS possibles. Mais les choses ont changé : l’exigence de qualité s’est hissée au niveau de la quantité. Désormais si une appli pose souci à sa première utilisation, 80% des utilisateurs ne retenteront leur chance qu’une seule fois et 34% iront chez un concurrent. La qualité d’une application doit donc être irréprochable. D’ailleurs, les plus grands acteurs économiques l’ont compris. Un exemple ? Facebook. Malgré un départ controversé sur le mobile, ce sont désormais 40% de ses utilisateurs qui accèdent au réseau social via leur application mobile. Toutefois, en dépit des apparences, le développement d’applications rencontrant le niveau d’exigence de l’utilisateur final est accessible à tous les éditeurs. A quelle condition ? En faisant table rase des (mauvaises) habitudes.

Repenser le scénario du développement des applications mobiles

Pour beaucoup d’entreprises développement d’applications rime encore avec silo et autarcie. Le nouveau contexte concurrentiel imposant le développement d’applications abouties dès leur première mise en service, ce mode de fonctionnement a besoin d’être repensé. L’entreprise doit donc se pencher sur un nouveau scénario de développement favorisant la collaboration entre tous les acteurs concernés : les commerciaux, le SAV, les équipes du marketing et de l’assurance qualité ainsi que les développeurs… Evidemment, sa réalisation suppose le recours à une technologie adaptée dont le Cloud serait la pierre angulaire. Seul le Cloud – et plus précisément un émulateur pensé pour le Cloud – réunit les conditions nécessaires à un travail collaboratif.

Concrètement grâce à un émulateur pensé pour le Cloud, les développeurs pourraient partager instantanément la dernière version de leurs applications avec l’ensemble des services concernés. Le service assurance qualité serait en mesure de détecter et réparer les codes défectueux les plus infimes grâce à des tests de qualité en temps réel.
L’équipe responsable de l’expérience client en profiterait pour communiquer aux développeurs les axes d’amélioration au fur et à mesure du développement. Même les services semblant les plus éloignés du développement bénéficieraient de l’association de l’émulation et du Cloud.

Les équipes marketing et commerciale pourraient utiliser cette technologie pour élaborer des outils et des démos ad hoc pour appuyer leur argumentation sans attendre la version finale de l’application. Quant au service après-vente il jouirait d’une plus grande précision dans ses conseils et d’une plus grande efficacité dans ses interventions car l’émulateur retranscrirait exactement l’expérience vécue par chaque utilisateur avec ses propres applications.

Durant les prochains mois peu de choses changeront. Le niveau d’exigence des utilisateurs ne baissera pas. Tout comme le nombre d’applications disponibles dans les stores. En revanche le changement pourrait provenir de la capacité des entreprises à s’adapter à cette exigence et à cette concurrence élevées… Grâce à une profonde remise en question !

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  1. Antoine Aymer on 15 avril 2016 at 18 h 27 min said:

    Tout a fait d’accord avec toi.
    Depuis quelques années, l’IT est en train de passer d’un monde focalisé sur les systèmes vers un autre focalisé sur les utilisateurs (ce qui me fait penser a la série TV Sliders).
    L’expérience utilisateur va au-delà de la déjà-pas-simple gestion de la qualité. Les 3 critères principaux de la qualité deviennent:
    – Succés: l’app doit fonctionner dans le contexte de l’utilisateur. Oui, je sais que c’est assez simpliste mais la triste réalité est que nous rencontrons des problèmes tous les jours. Le minimum viable est qu’elle soit rapide, stable, et avec zéro bugs (aie, ai-je oublier la sécurité?).
    – Effort: Bien sur, l’app doit être simple d’utilisation. Nous, chers utilisateurs drogues a nos apps, n’avons que trop peu de patience pour apprendre a interagir avec une app.
    – Émotions: gros changement! Maintenant, on nous demande de livrer des apps qui doivent régaler les utilisateurs? Nos apps doivent captiver les utilisateurs, les surprendre, leur donner envie de revenir. D’où la montée en puissance de l’analytique et du feedback utilisateurs. Une startup comme Watchup par exemple a assigne un community manager qui a en charge l’interaction avec les utilisateurs sur l’app store, et travaille avec les développeurs pour revoir les sprints.

    Débat passionnant.

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Développement d’applications mobiles : comment relever le défi de la qualité ? Par Arnaud Dupuis, CEO de Genymobile

app-68002_500 6th avril, 2016

Aujourd’hui 56% des 44 millions d’internautes français sont des mobinautes ! On peut s’attendre à ce que cette proportion soit en constante augmentation dans les prochaines années. D’un point de vue strictement organisationnel, la mobilité est également un formidable levier de productivité pour les entreprises car elle permet le travail ubiquitaire. Autant de faits qui érigent le développement d’applications mobiles de qualité au rang de nécessité absolue. Voire de Graal. Mais à la différence de la coupe mythique poursuivie par les chevaliers de la Table ronde, ce Graal-ci est accessible. A deux conditions : déterminer le système d’exploitation prioritaire et avoir la lucidité de revisiter le scénario de développement de ses applications mobiles.

Android, le choix de la raison ?

Aujourd’hui les OS ne manquent pas. Pour faire leur choix les éditeurs doivent s’en remettre aux faits. Trois critères prédominent : la popularité, la fidélité et l’éventail de l’offre du Store. Sur chacun de ces points, Android s’impose nettement. Avec 83% de parts de marché, Android est l’OS le plus utilisé au monde, ses utilisateurs sont les plus fidèles – 82% des personnes qui l’utilisent, le conservent – et avec 1,43 millions d’applications (en janvier 2015) Google Play dispose de l’offre la plus riche. Aucun autre OS ne fait mieux.

La dictature de la qualité

A la création des magasins d’applications sur smartphone, la visibilité était le principal enjeu pour la majorité des marques. Pour l’atteindre il a souvent suffi de développer des applis à tours de bras sur le plus grand nombre d’OS possibles. Mais les choses ont changé : l’exigence de qualité s’est hissée au niveau de la quantité. Désormais si une appli pose souci à sa première utilisation, 80% des utilisateurs ne retenteront leur chance qu’une seule fois et 34% iront chez un concurrent. La qualité d’une application doit donc être irréprochable. D’ailleurs, les plus grands acteurs économiques l’ont compris. Un exemple ? Facebook. Malgré un départ controversé sur le mobile, ce sont désormais 40% de ses utilisateurs qui accèdent au réseau social via leur application mobile. Toutefois, en dépit des apparences, le développement d’applications rencontrant le niveau d’exigence de l’utilisateur final est accessible à tous les éditeurs. A quelle condition ? En faisant table rase des (mauvaises) habitudes.

Repenser le scénario du développement des applications mobiles

Pour beaucoup d’entreprises développement d’applications rime encore avec silo et autarcie. Le nouveau contexte concurrentiel imposant le développement d’applications abouties dès leur première mise en service, ce mode de fonctionnement a besoin d’être repensé. L’entreprise doit donc se pencher sur un nouveau scénario de développement favorisant la collaboration entre tous les acteurs concernés : les commerciaux, le SAV, les équipes du marketing et de l’assurance qualité ainsi que les développeurs… Evidemment, sa réalisation suppose le recours à une technologie adaptée dont le Cloud serait la pierre angulaire. Seul le Cloud – et plus précisément un émulateur pensé pour le Cloud – réunit les conditions nécessaires à un travail collaboratif.

Concrètement grâce à un émulateur pensé pour le Cloud, les développeurs pourraient partager instantanément la dernière version de leurs applications avec l’ensemble des services concernés. Le service assurance qualité serait en mesure de détecter et réparer les codes défectueux les plus infimes grâce à des tests de qualité en temps réel.
L’équipe responsable de l’expérience client en profiterait pour communiquer aux développeurs les axes d’amélioration au fur et à mesure du développement. Même les services semblant les plus éloignés du développement bénéficieraient de l’association de l’émulation et du Cloud.

Les équipes marketing et commerciale pourraient utiliser cette technologie pour élaborer des outils et des démos ad hoc pour appuyer leur argumentation sans attendre la version finale de l’application. Quant au service après-vente il jouirait d’une plus grande précision dans ses conseils et d’une plus grande efficacité dans ses interventions car l’émulateur retranscrirait exactement l’expérience vécue par chaque utilisateur avec ses propres applications.

Durant les prochains mois peu de choses changeront. Le niveau d’exigence des utilisateurs ne baissera pas. Tout comme le nombre d’applications disponibles dans les stores. En revanche le changement pourrait provenir de la capacité des entreprises à s’adapter à cette exigence et à cette concurrence élevées… Grâce à une profonde remise en question !

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