7 Français sur 10 font face à des conflits intergénérationnels au travail – ADP

  • 67% des salariés européens sont confrontés à des conflits intergénérationnels au travail – le chiffre atteint 71% en France
  • 1/3 des actifs français sont confrontés à des conflits sur les valeurs au travail
  • 37% des actifs français sont inquiets à l’idée de perdre des talents et des connaissances lors du départ à la retraite des collaborateurs plus âgés (39% en Europe)
  • Seule une entreprise sur dix prévoit d’embaucher des salariés à la retraite en tant que consultants

Alimentée par le vieillissement de la population en Europe, l’association de jeunes talents et de collaborateurs plus âgés confronte les entreprises à la question intergénérationnelle. Aujourd’hui, une part impressionnante des salariés européens (67%) déclare être confrontée à des conflits intergénérationnels au travail. Cette problématique atteint même 71% en France, 77% en Italie et 73% en Espagne et en Pologne. C’est ce que révèle une étude européenne menée par ADP®, leader mondial des solutions en gestion de capital humain.

Différences de valeurs, de modes de travail et de compétences entre les générations deviennent de plus en plus marquées. Et une fois n’est pas coutume, la France se distingue par rapport au reste de l’Europe : la première cause de conflit entre jeunes actifs et les plus âgés porte sur les valeurs et la responsabilité d’entreprise (29,2%), alors que ce problème n’est cité que par 17,5% d’européens.

Ensuite, les conflits proviendraient de divergences d’opinion sur la façon dont les choses doivent être faites (24% en France, contre une moyenne européenne de 19%). L’âge de départ à la retraite étant de plus en plus tardif, les salariés ont également l’impression que les jeunes talents ont moins d’opportunités pour gravir les échelons professionnels (18%).

La génération baby-boom est-elle à la hauteur ?

Les jeunes collaborateurs bouleversent ainsi le milieu de l’entreprise avec leurs nouvelles façons de penser, qui ne correspondent pas toujours à celles des générations plus anciennes. De la même manière, les plus jeunes estiment que leurs responsables plus âgés sont déconnectés des tendances modernes (14% en France contre 16% en Europe) et que les salariés plus anciens sont résistants au changement (15% et 16,8% en France).

Malgré les différences, les salariés européens reconnaissent la valeur de l’expérience : 39% d’entre eux (contre 37% en France) se montrent donc inquiets à l’idée de perdre des talents et des connaissances lorsque les collaborateurs plus âgés prendront leur retraite. Néanmoins, seule une entreprise sur 10 prévoit d’embaucher des salariés à la retraite en tant que consultants.

Les jeunes talents sont-ils prêts pour le milieu de l’entreprise ?

Serions-nous face à une incompréhension entre générations ? Les collaborateurs plus âgés seraient-ils vraiment résistants au changement ? En dépit de leurs différences, 92% des salariés (en France comme dans toute l’Europe) estiment que les jeunes générations disposent des compétences leur permettant de réussir dans leur travail. Cette confiance atteint son paroxysme au Royaume-Uni où seulement 6% des salariés pensent que le manque de compétences chez les salariés plus jeunes constitue un problème au sein de leur entreprise. De la même façon, pour seulement 10% des Français, les actifs plus âgés se sentent menacés par les jeunes talents accédant à un poste de direction (la moyenne européenne est supérieure, à 14%).

« A l’heure où la nouvelle génération entrant sur le marché du travail est plus différente que jamais des générations précédentes dans son rapport au travail, les entreprises doivent comprendre comment se structurent leurs effectifs et la diversité actuelle des générations. » déclare Leon Vergnes, Vice-Président et Directeur Général de la zone EMEA pour ADP ES International. « Ainsi, elles sont en mesure d’apporter une réponse aux inquiétudes générationnelles de leurs salariés et de tirer profit de la valeur que les âges et les niveaux d’expérience différents apportent à l’entreprise ».

Pour plus d’informations, veuillez lire le rapport « The Workforce View in Europe 2015?16 » disponible ici

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7 Français sur 10 font face à des conflits intergénérationnels au travail – ADP

15th décembre, 2015
  • 67% des salariés européens sont confrontés à des conflits intergénérationnels au travail – le chiffre atteint 71% en France
  • 1/3 des actifs français sont confrontés à des conflits sur les valeurs au travail
  • 37% des actifs français sont inquiets à l’idée de perdre des talents et des connaissances lors du départ à la retraite des collaborateurs plus âgés (39% en Europe)
  • Seule une entreprise sur dix prévoit d’embaucher des salariés à la retraite en tant que consultants

Alimentée par le vieillissement de la population en Europe, l’association de jeunes talents et de collaborateurs plus âgés confronte les entreprises à la question intergénérationnelle. Aujourd’hui, une part impressionnante des salariés européens (67%) déclare être confrontée à des conflits intergénérationnels au travail. Cette problématique atteint même 71% en France, 77% en Italie et 73% en Espagne et en Pologne. C’est ce que révèle une étude européenne menée par ADP®, leader mondial des solutions en gestion de capital humain.

Différences de valeurs, de modes de travail et de compétences entre les générations deviennent de plus en plus marquées. Et une fois n’est pas coutume, la France se distingue par rapport au reste de l’Europe : la première cause de conflit entre jeunes actifs et les plus âgés porte sur les valeurs et la responsabilité d’entreprise (29,2%), alors que ce problème n’est cité que par 17,5% d’européens.

Ensuite, les conflits proviendraient de divergences d’opinion sur la façon dont les choses doivent être faites (24% en France, contre une moyenne européenne de 19%). L’âge de départ à la retraite étant de plus en plus tardif, les salariés ont également l’impression que les jeunes talents ont moins d’opportunités pour gravir les échelons professionnels (18%).

La génération baby-boom est-elle à la hauteur ?

Les jeunes collaborateurs bouleversent ainsi le milieu de l’entreprise avec leurs nouvelles façons de penser, qui ne correspondent pas toujours à celles des générations plus anciennes. De la même manière, les plus jeunes estiment que leurs responsables plus âgés sont déconnectés des tendances modernes (14% en France contre 16% en Europe) et que les salariés plus anciens sont résistants au changement (15% et 16,8% en France).

Malgré les différences, les salariés européens reconnaissent la valeur de l’expérience : 39% d’entre eux (contre 37% en France) se montrent donc inquiets à l’idée de perdre des talents et des connaissances lorsque les collaborateurs plus âgés prendront leur retraite. Néanmoins, seule une entreprise sur 10 prévoit d’embaucher des salariés à la retraite en tant que consultants.

Les jeunes talents sont-ils prêts pour le milieu de l’entreprise ?

Serions-nous face à une incompréhension entre générations ? Les collaborateurs plus âgés seraient-ils vraiment résistants au changement ? En dépit de leurs différences, 92% des salariés (en France comme dans toute l’Europe) estiment que les jeunes générations disposent des compétences leur permettant de réussir dans leur travail. Cette confiance atteint son paroxysme au Royaume-Uni où seulement 6% des salariés pensent que le manque de compétences chez les salariés plus jeunes constitue un problème au sein de leur entreprise. De la même façon, pour seulement 10% des Français, les actifs plus âgés se sentent menacés par les jeunes talents accédant à un poste de direction (la moyenne européenne est supérieure, à 14%).

« A l’heure où la nouvelle génération entrant sur le marché du travail est plus différente que jamais des générations précédentes dans son rapport au travail, les entreprises doivent comprendre comment se structurent leurs effectifs et la diversité actuelle des générations. » déclare Leon Vergnes, Vice-Président et Directeur Général de la zone EMEA pour ADP ES International. « Ainsi, elles sont en mesure d’apporter une réponse aux inquiétudes générationnelles de leurs salariés et de tirer profit de la valeur que les âges et les niveaux d’expérience différents apportent à l’entreprise ».

Pour plus d’informations, veuillez lire le rapport « The Workforce View in Europe 2015?16 » disponible ici

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