Les entreprises françaises sont les championnes de la « donnée propre » en Europe – Etude Veritas

Group of Business People Discussing About Data

Une enquête Veritas révèle qu’un gigantesque « databerg » de données inutiles coûtera 784 milliards d’euros d’ici 2020

Veritas Technologies LLC, spécialiste des solutions de sauvegarde et de restauration de données, publie les résultats de son rapport « Databerg 2015 », qui examine la manière dont les entreprises européennes publiques et privées (y compris en France) gèrent leurs données. Les entreprises françaises se distinguent avec le deuxième pourcentage le plus élevé de données propres sauvegardées sur leurs réseaux. Toutefois, selon le rapport « Databerg 2015 », 57 % des données détenues par les entreprises françaises sont inexploitées. Ce chiffre met en évidence la difficulté pour les responsables informatiques à comprendre ce qui se cache réellement au sein de leurs réseaux. A l’inverse, jusqu’à 594 000 € sont dépensés inutilement chaque année pour stocker et traiter des données redondantes, obsolètes ou personnelles, des photos de vacances aux documents d’identité personnels. 

« Les données doivent être utilisées à bon escient, c’est-à-dire au service de l’entreprise, ce qui est actuellement le cas en France. Les principales conclusions du rapport « Databerg 2015 » démontrent cependant que les entreprises continuent de consacrer une quantité de ressources considérable à la gestion de données qui échappent à leur contrôle », déclare Laurent Martini, Directeur France chez Veritas. « Cette étude révèle également que 63 % des entreprises françaises (un des taux les plus élevés dans la zone EMEA) n’ont toujours pas défini de stratégie pour analyser leurs données obscures (« dark data ») et évaluer leur valeur économique. Cette lacune pourrait avoir, à long terme, un impact négatif sur la qualité des données ».

Basée sur les 1 475 réponses recueillies dans 14 pays de la zone EMEA (dont 200 en France), l’enquête offre un aperçu des difficultés rencontrées par les entreprises pour exploiter et valoriser leurs données. Le rapport présente un nouveau concept appelé « databerg » (iceberg de données), qui modélise 3 grands types de données stockées par les entreprises aujourd’hui :

  • Données actionnables ou données stratégiques de l’entreprise (« clean data ») : il s’agit de données indispensables au bon fonctionnement et à la réussite de l’entreprise. Ces données doivent être sécurisées de manière proactive et gérées en temps réel par des professionnels clairement désignés par l’équipe de direction.
  • Données redondantes, obsolètes, inutiles (en anglais « ROT », Redundant, Obsolete, Trivial): il s’agit de données identifiées comme redondantes, obsolètes ou personnelles, qu’il est nécessaire de limiter au maximum en amont et de supprimer régulièrement.
  • Données obscures (« dark data ») : il s’agit de données dont la pertinence n’a pas été identifiée. On y retrouve des données stratégiques, des données redondantes, obsolètes, inutiles et surtout des données illégales ou non-conformes, représentant une source de risque au cœur même des réseaux informatiques.

D’après l’enquête, l’entreprise française typique possède 57 % de données obscures (moyenne EMEA de 54 %), 21 % de données ROT (moyenne EMEA de 32 %) et 22 % de données stratégiques identifiables (moyenne EMEA de 14 %). Cela équivaut à un gaspillage de ressources atteignant 784 milliards d’euros dans la zone EMEA d’ici 2020 si les entreprises ne réorientent pas leur stratégie et leurs habitudes en matière de gestion des données.

Dans un contexte d’utilisation croissante du cloud pour faire face aux volumes de données exponentiels, l’étude prévoit une augmentation d’un tiers du stockage et traitement de données dans le cloud (qui passerait ainsi de 33 à 45 %) dans la zone EMEA au cours des 12 prochains mois. La France se situe déjà au-dessus de la moyenne européenne puisque 49 % des entreprises Françaises interrogées déclarent leur intention de recourir au cloud d’ici 2016. Toutefois, les entreprises optant pour les services cloud n’ont pas encore défini de stratégie pour calculer les coûts associés au cloud, changer de prestataire ou sortir du cloud en cas d’urgence.

Quelles sont les causes du databerg ?

L’enquête a permis d’identifier les trois facteurs principaux de la croissance du « databerg » :

  1. Stratégies de traitement de l’information reposant sur le volume des données plutôt que sur leur pertinence ;
  2. Adoption croissante de solutions de stockage « gratuites » telles que celles du cloud ;
  3. Non-respect grandissant des collaborateurs à l’égard des règles de l’entreprise en matière de gestion des données.

Ces facteurs sont liés aux volumes de données affectant de manière disproportionnée la stratégie de traitement de l’information, aux offres tendance actuellement « gratuites » de stockage dans le cloud et aux comportements des collaborateurs susceptibles de nuire à l’intégrité des données de l’entreprise par leurs actions et habitudes illicites.

L’ensemble de ces facteurs explique l’existence de données obscures et ROT, les ressources étant déployées sur des activités non supervisées directement par les équipes de direction. En cas de projet de loi en cours, cette situation peut également poser des problèmes juridiques et présenter des risques pour l’entreprise, inconnus au moment de l’achat ou de l’utilisation. 

Recommandations de Veritas

Les mesures suivantes sont conseillées aux entreprises afin de mieux comprendre et maîtriser leurs données, et ainsi réduire les risques associés :

  • Identifier les données obscures, les risques et reconnaître les données à exploiter ;
  • Éradiquer rapidement les données ROT afin de réduire les coûts inutiles ;
  • Définir une stratégie de traitement de l’information réaliste pour gérer les données non structurées, avec l’appui de la direction, dans le but de susciter des comportements plus responsables parmi les collaborateurs ;
  • Augmenter la souplesse opérationnelle en utilisant des environnements de stockage dans le cloud.

Le rapport Databerg 2015

Le rapport Databerg 2015 de Veritas a été réalisé par Vanson Bourne de juillet à septembre 2015. Les résultats sont basés sur les réponses de 1475 personnes interrogées dans 14 pays, incluant des responsables informatiques chargés de la planification stratégique, des opérations et des fonctions tactiques.

Pour en savoir plus sur le rapport Databerg 2015 : http://info.veritas.com/databerg_report.

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Les entreprises françaises sont les championnes de la « donnée propre » en Europe – Etude Veritas

Group of Business People Discussing About Data 28th octobre, 2015

Une enquête Veritas révèle qu’un gigantesque « databerg » de données inutiles coûtera 784 milliards d’euros d’ici 2020

Veritas Technologies LLC, spécialiste des solutions de sauvegarde et de restauration de données, publie les résultats de son rapport « Databerg 2015 », qui examine la manière dont les entreprises européennes publiques et privées (y compris en France) gèrent leurs données. Les entreprises françaises se distinguent avec le deuxième pourcentage le plus élevé de données propres sauvegardées sur leurs réseaux. Toutefois, selon le rapport « Databerg 2015 », 57 % des données détenues par les entreprises françaises sont inexploitées. Ce chiffre met en évidence la difficulté pour les responsables informatiques à comprendre ce qui se cache réellement au sein de leurs réseaux. A l’inverse, jusqu’à 594 000 € sont dépensés inutilement chaque année pour stocker et traiter des données redondantes, obsolètes ou personnelles, des photos de vacances aux documents d’identité personnels. 

« Les données doivent être utilisées à bon escient, c’est-à-dire au service de l’entreprise, ce qui est actuellement le cas en France. Les principales conclusions du rapport « Databerg 2015 » démontrent cependant que les entreprises continuent de consacrer une quantité de ressources considérable à la gestion de données qui échappent à leur contrôle », déclare Laurent Martini, Directeur France chez Veritas. « Cette étude révèle également que 63 % des entreprises françaises (un des taux les plus élevés dans la zone EMEA) n’ont toujours pas défini de stratégie pour analyser leurs données obscures (« dark data ») et évaluer leur valeur économique. Cette lacune pourrait avoir, à long terme, un impact négatif sur la qualité des données ».

Basée sur les 1 475 réponses recueillies dans 14 pays de la zone EMEA (dont 200 en France), l’enquête offre un aperçu des difficultés rencontrées par les entreprises pour exploiter et valoriser leurs données. Le rapport présente un nouveau concept appelé « databerg » (iceberg de données), qui modélise 3 grands types de données stockées par les entreprises aujourd’hui :

  • Données actionnables ou données stratégiques de l’entreprise (« clean data ») : il s’agit de données indispensables au bon fonctionnement et à la réussite de l’entreprise. Ces données doivent être sécurisées de manière proactive et gérées en temps réel par des professionnels clairement désignés par l’équipe de direction.
  • Données redondantes, obsolètes, inutiles (en anglais « ROT », Redundant, Obsolete, Trivial): il s’agit de données identifiées comme redondantes, obsolètes ou personnelles, qu’il est nécessaire de limiter au maximum en amont et de supprimer régulièrement.
  • Données obscures (« dark data ») : il s’agit de données dont la pertinence n’a pas été identifiée. On y retrouve des données stratégiques, des données redondantes, obsolètes, inutiles et surtout des données illégales ou non-conformes, représentant une source de risque au cœur même des réseaux informatiques.

D’après l’enquête, l’entreprise française typique possède 57 % de données obscures (moyenne EMEA de 54 %), 21 % de données ROT (moyenne EMEA de 32 %) et 22 % de données stratégiques identifiables (moyenne EMEA de 14 %). Cela équivaut à un gaspillage de ressources atteignant 784 milliards d’euros dans la zone EMEA d’ici 2020 si les entreprises ne réorientent pas leur stratégie et leurs habitudes en matière de gestion des données.

Dans un contexte d’utilisation croissante du cloud pour faire face aux volumes de données exponentiels, l’étude prévoit une augmentation d’un tiers du stockage et traitement de données dans le cloud (qui passerait ainsi de 33 à 45 %) dans la zone EMEA au cours des 12 prochains mois. La France se situe déjà au-dessus de la moyenne européenne puisque 49 % des entreprises Françaises interrogées déclarent leur intention de recourir au cloud d’ici 2016. Toutefois, les entreprises optant pour les services cloud n’ont pas encore défini de stratégie pour calculer les coûts associés au cloud, changer de prestataire ou sortir du cloud en cas d’urgence.

Quelles sont les causes du databerg ?

L’enquête a permis d’identifier les trois facteurs principaux de la croissance du « databerg » :

  1. Stratégies de traitement de l’information reposant sur le volume des données plutôt que sur leur pertinence ;
  2. Adoption croissante de solutions de stockage « gratuites » telles que celles du cloud ;
  3. Non-respect grandissant des collaborateurs à l’égard des règles de l’entreprise en matière de gestion des données.

Ces facteurs sont liés aux volumes de données affectant de manière disproportionnée la stratégie de traitement de l’information, aux offres tendance actuellement « gratuites » de stockage dans le cloud et aux comportements des collaborateurs susceptibles de nuire à l’intégrité des données de l’entreprise par leurs actions et habitudes illicites.

L’ensemble de ces facteurs explique l’existence de données obscures et ROT, les ressources étant déployées sur des activités non supervisées directement par les équipes de direction. En cas de projet de loi en cours, cette situation peut également poser des problèmes juridiques et présenter des risques pour l’entreprise, inconnus au moment de l’achat ou de l’utilisation. 

Recommandations de Veritas

Les mesures suivantes sont conseillées aux entreprises afin de mieux comprendre et maîtriser leurs données, et ainsi réduire les risques associés :

  • Identifier les données obscures, les risques et reconnaître les données à exploiter ;
  • Éradiquer rapidement les données ROT afin de réduire les coûts inutiles ;
  • Définir une stratégie de traitement de l’information réaliste pour gérer les données non structurées, avec l’appui de la direction, dans le but de susciter des comportements plus responsables parmi les collaborateurs ;
  • Augmenter la souplesse opérationnelle en utilisant des environnements de stockage dans le cloud.

Le rapport Databerg 2015

Le rapport Databerg 2015 de Veritas a été réalisé par Vanson Bourne de juillet à septembre 2015. Les résultats sont basés sur les réponses de 1475 personnes interrogées dans 14 pays, incluant des responsables informatiques chargés de la planification stratégique, des opérations et des fonctions tactiques.

Pour en savoir plus sur le rapport Databerg 2015 : http://info.veritas.com/databerg_report.

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