Recrutement et confinement font-ils bon ménage ? – Par Clara Geisz, DCS Easyware

À l’heure où nous expérimentons tous un reconfinement généralisé et que le télétravail, plus que jamais, devient la norme, quelle est la place du recrutement et surtout du recruteur, pour aider celles et ceux qui recherchent un emploi ?

Le rôle du recruteur en temps de crise

C’est encore plus vrai que jamais, le rôle du recruteur est de créer du lien. C’est une qualité inhérente au métier des ressources humaines qui recouvre tout son sens compte tenu du contexte. Manque de visibilité, difficultés pour se projeter, informations peu nombreuses et faibles… rechercher un emploi durant le confinement n’est pas simple et peut même s’avérer décourageant.

Dans cette période exceptionnelle, le recruteur doit rassurer et rester résolument positif. Son rôle évolue et se transforme : il devient le partenaire du candidat. Surtout, soulignons que chacun expérimente la même chose. Il n’y a pas de hiérarchie dans la crise sanitaire que nous vivons, les mêmes règles s’appliquent à tous.

Cela crée parfois davantage de connivence entre le recruteur et le postulant. Avec le confinement, le cadre n’est plus simplement professionnel, il devient aussi nécessairement personnel car chacun s’expose dans son intimité, avec la visio par exemple.

Pour autant, il ne faut pas perdre de vue que ce qui intéresse le recruteur est le profil du candidat. L’évaluation reste la même quant aux compétences et n’est en rien différente d’un entretien physique. L’objectif est de parler métier, de vérifier l’adéquation du profil avec le poste recherché.

Compte tenu du contexte, un entretien en ligne représente une plus grande chance de s’exprimer. Avec le masque, la communication non-verbale est forcément altérée, ce qui n’est pas le cas avec un entretien en visioconférence. L’échange n’en sera que plus personnalisé.

Du recrutement habituel à la visio, quelles sont les bonnes pratiques à ne pas négliger ?

Comme pour tout rendez-vous physique, il est bienvenu de se connecter quelques minutes en avance. Il convient aussi de veiller à ce que l’intimité ne prenne pas le pas sur le déroulé du rendez-vous, les animaux de compagnie doivent être par exemple écartés. Le candidat doit être pleinement disponible et se débarrasser de tout ce qui pourrait perturber le bon déroulé du rendez-vous. La présentation virtuelle doit être soignée : avec un fond adapté, dans une pièce lumineuse, la caméra doit être ajustée et non en contre plongée, le matériel doit être vérifié.

En distanciel, le savoir-être revêt toute son importance et il y a fort à parier que cela sera encore plus vrai à l’avenir, à l’heure où l’on peut se demander si les métiers que nous exerçons ne vont pas intégralement muter vers du télétravail.

L’exercice de l’entretien en visioconférence n’est ni plus exigeant (inutile de se mettre davantage de pression) ni moins sérieux (il ne doit pas être pris avec légèreté), il est tout aussi déterminant qu’un entretien physique. 

Dans le contexte actuel, ce qui est essentiel est de rester positif et de persévérer. Il y aura toujours des opportunités avec des métiers en mutation. En plus, le public qui sort d’école, et qui a obtenu ses examens est non seulement alerte mais aussi agile compte tenu du contexte, et par ailleurs, résolu à embrasser les opportunités qui se présentent. Tous les secteurs ne sont pas égalitairement impactés par la crise, et pour certains d’entre eux, le contexte est même d’ailleurs plutôt favorable à l’instar des entreprises de services numériques ou de la santé.

Morgane Palomo
Diplômée d'un master un brand management marketing, sa curiosité et sa soif de savoir ne sont étanchées. De nature créative, elle a su diversifier ses expériences. De la création graphique, à l'événementiel en passant par la communication interne et le marketing digital, elle s’est construit un savoir pluriel et avant tout polyvalent.

More from author

Restez connectez !

Nous diffusons une Newsletter mensuelle incluant des dossiers thématiques, interviewes et investigations réalisées par nos journalistes indépendants.
Vous souhaitez recevoir notre lettre d’informations?