Mettre en place une véritable gestion du portefeuille applicatif pour soutenir l’innovation métier ?

Alors que la reprise économique est en cours, les entreprises peuvent s’appuyer sur l’innovation pour gagner en compétitivité. Nous vivons une période de transformation digitale particulièrement intense avec de fortes disruptions, qui s’appuient sur la technologie. Tout projet est aujourd’hui un projet IT qui ne peut réussir qu’avec un système d’information rationnalisé. Dans ce contexte, les DSI se doivent de viser l’excellence dans la gestion de leur portefeuille applicatif pour offrir plus de valeur aux métiers.

Pour y parvenir, les DSI peuvent agir en trois temps :

Réaliser un inventaire des applications pour disposer d’une visibilité complète

Les applications d’une entreprise supportent les lignes de métiers et les processus. Si certaines d’entre elles sont peu utilisées, voire ne le sont pas du tout, ou ne répondent pas aux besoins exprimés, il est essentiel de pouvoir les identifier. Dans une telle situation, réaliser un inventaire permet de savoir où, comment, et par qui les applications sont utilisées. Afin de centraliser ces informations, les mettre à jour et en obtenir une perspective à 360°, nombreuses sont les entreprises qui utilisent des fichiers Excel. Il est pourtant préférable de se tourner vers un outil de gestion de portefeuille applicatif dédié qui détaille les aspects applicatifs, techniques et métiers ainsi que leurs relations. Avec un tel niveau de visibilité, les DSI sont en mesure d’analyser l’impact des applications sur les métiers et évaluer leur niveau de criticité.

Supprimer les applications inutiles ou redondantes pour réduire la complexité et les coûts IT

Des critères d’évaluation mis en place lors de la constitution de l’inventaire peuvent aider les DSI à estimer la valeur métier, l’efficacité technique, le coût ou encore le potentiel de migration dans le Cloud de chaque application. Grace à une telle catégorisation, il est possible d’identifier rapidement les applications qui doivent être décommissionnées, celles qui doivent être consolidées, celles à mettre à jour, à améliorer, ou encore celles qui seraient plus efficace si elles étaient disponibles dans le Cloud. Si certaines entreprises voient ce travail comme superflu, celles qui l’ont réalisé ont pu mesurer sa valeur ajoutée, notamment en découvrant, au sein de leur SI, de nombreux doublons applicatifs ainsi que de grands déséquilibres entre les métiers, en matière de ressources logicielles. En réalisant cette catégorisation, elles ont ainsi pu identifier et retirer les applications inutiles et ainsi réduire la complexité de leur SI et le coût de fonctionnement.

Réduire les risques potentiels entrainés par l’obsolescence technologique

Le risque d’obsolescence des composants logiciels (technologies) comme les bases de données, ou les systèmes d’exploitation qui sous-tendent les applications doit être pris en compte par les DSI. Il est en effet courant que les mises à jour ne soient pas réalisées de façon régulière, ouvrant ainsi la porte à des anomalies de fonctionnement voire à des cyber-attaques. Il importe donc de disposer des informations quant au cycle de vie de ces composants, à l’existence d’un support technique ainsi qu’une connaissance précise des relations entre les technologies et les applications elles-mêmes. De ce travail, résulte une vue complète et actuelle du parc applicatif de l’entreprise au sein duquel il devient simple d’identifier les technologies obsolètes. Grace à cela, les DSI sont en mesure d’optimiser les mises à jour et la maintenance des applications.
Mettre en place une véritable gestion du portefeuille applicatif est le meilleur moyen pour rationaliser le système d’information d’une entreprise. En suivant ces trois étapes clés, les DSI ont en main les armes pour répondre aux besoins des équipes métiers, à savoir les aider à lancer rapidement des projets d’innovation, avec des applications adaptées, opérationnelles et fiables.

Morgane Palomo
Diplômée d'un master un brand management marketing, sa curiosité et sa soif de savoir ne sont étanchées. De nature créative, elle a su diversifier ses expériences. De la création graphique, à l'événementiel en passant par la communication interne et le marketing digital, elle s’est construit un savoir pluriel et avant tout polyvalent.

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