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Industrie 4.0 : l’individu deviendra-t-il à son tour un capteur de données ? Yves de Moncheuil, Revenue Godfather de Restlet

Selon Yves de Moncheuil, Revenue Godfather de Restlet, fournisseur d’une plateforme permettant aux entreprises de piloter leur transformation numérique grâce aux APIs, le terme « capteur » est associé à un objet simple et anodin disposant d’un rôle précis : mesurer un élément donné à des intervalles prédéterminés, et transmettre cette mesure à un serveur central. Les capteurs sont (la plupart du temps) des composants matériels basiques et peu coûteux, leur réelle valeur résidant dans les informations qu’ils récupèrent. En collectant suffisamment de données, il est possible d’établir des modèles, d’effectuer des analyses prédictives et, éventuellement, de générer des revenus dans un modèle économique régi de plus en plus par la valorisation des données.

Des industries difficiles d’accès

Les capteurs ne sont pas toujours aisés à déployer et, pour la plupart, leur déploiement est complexe, ou soumis à une réglementation relativement stricte. En théorie, toute entreprise disposant de suffisamment de fonds pourrait faire du porte-à-porte et louer un espace sur les rebords des fenêtres des particuliers afin d’installer des capteurs mesurant la qualité de l’air dans les villes par exemple, mais cela reste difficile à mettre en pratique. Quant aux compteurs d’électricité ou de gaz intelligents, il faut être fournisseur d’énergie au consommateur pour pouvoir placer un tel capteur dans son domicile.

En revanche, dans la plupart des pays, seule l’administration des transports est habilitée à incorporer des capteurs dans l’asphalte des voies de circulation afin d’effectuer un décompte des véhicules. Idem pour les capteurs d’activité sismique : à moins que de représenter le service géologique national, aucune organisation n’aura probablement la possibilité d’en placer sur les dorsales des failles locales.

Il existe donc bon nombre de freins à la collection de ce genre de point de données.

L’objet connecté au cœur de la 4ème Révolution Industrielle !

Indéniablement, l’utilisation d’objets connectés fait désormais partie de notre quotidien. Par conséquent, avec l’adoption d’objets connectés par les particuliers, le nombre des points de données collectées va aller en s’amplifiant. Ainsi, les données transmises non seulement aux entreprises qui commercialisent ces appareils, mais aussi à celles qui développent les applications qui y sont intégrées (même lorsque celles-ci n’offrent aucune valeur ajoutée en termes de service), vont connaître une croissance non négligeable.

Outre les objets en tant qu’équipements ce sont surtout les applications elles-mêmes qui récoltent des données. Par exemple, l’application de navigation Waze récupère automatiquement la vitesse et la localisation des utilisateurs sans avoir besoin d’installer quelque capteur que ce soit. Elle s’appuie également sur un système degamification afin d’inciter les usagers à signaler les dangers sur la route, les accidents ou autres dangers. En choisissant d’installer cette application sur leur smartphone et de l’utiliser, les consommateurs bénéficient de nombreux avantages deviennent en même temps un capteur de données. En utilisant de plus en plus des objets connectés et applications, l’individu devient ainsi lui-même un « capteur multifonction ». Ce n’est ni bien, ni mal ! C’est simplement la réalité, ouvrant de nombreuses perspectives d’utilisation, entre autres, dans le domaine de la santé, du bien-être, de la prévention routière…

Aujourd’hui, la question qui se pose est celle de savoir si, à l’ère de la 4ème révolution industrielle, « l’objet connecté sera l’avenir de l’homme » ?

 

Written by Corinne

Depuis plus de 25 ans dans le métier de la communication et du marketing, Corinne a démarré sa carrière à la télévision avant de rejoindre une agence événementielle. Curieuse dans l’âme, elle poursuit sa carrière dans l’IT et intègre une société de conseil en éditique puis entre chez un éditeur de logiciels leader sur son marché, SEFAS. Elle est ensuite nommée Directrice Communication chez MGI Digital Graphic, constructeur de matériel d’impression numérique et de finition international coté en bourse. Revenue en 2008 chez SEFAS au poste de Directrice Marketing et Communication groupe, elle gère une équipe répartie sur 3 géographies (France, Etats-Unis et Angleterre), crée le groupe utilisateurs de l’entreprise et lance un projet de certification ISO 9001, ISO 14001 et ISO 26000 couronné de succès.
Pendant 7 ans membre du conseil d’administration de l’association professionnelle Xplor France et 2 ans sa Présidente, Corinne a créé dès 2010 TiKibuzz, son agence de marketing et de communication.
Elle devient Directrice de la Communication en charge des Relations Presse, du Lobbying et du marketing digital chez DOCAPOST, groupe La Poste, durant 3 ans avant de rejoindre la start-up FINTECH Limonetik, en 2013. C'est cette même année qu'elle crée votre média professionnel, DOCaufutur, l'avenir du document.