Pourquoi mettre de l’intelligence dans ses échanges de données ? Par Jean-Lauris PRADEILLES, Senior Vice President Product Marketing chez Axway

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Dans un monde digitalisé, le volume et la taille des fichiers échangés croissent de façon exponentielle. Ce phénomène impacte les systèmes informatiques, notamment l’infrastructure d’échanges de données. La question du transport des données qui jusqu’alors n’intéressait ni les responsables informatiques ni les métiers revient à l’ordre du jour, notamment lorsque celles-ci sont stockées sous forme d’une multitude de fichiers distribués.

De l’absence de vision consolidée des échanges à la prise de conscience

Un constat s’impose. Les entreprises ne disposent pas d’une vision consolidée de leurs échanges de flux de données en l’absence de référentiel (fréquence des échanges, avec quels partenaires, type, volume, …). Une lacune qui devient un frein à la croissance lorsqu’on réalise que les échanges numériques sous-tendent la majorité des activités, au sein d’un environnement multi-technologique de plus en plus ouvert et moins sécurisé.

Le passage de la notion technique de « transfert de fichiers » à la vision métier « d’échanges » ou  de « flux de données » marque le début d’une prise de conscience de l’importance de se doter d’une cartographie des échanges. Une prise de conscience motivée en grande partie par le sentiment de perte de contrôle devant la multiplication des technologies, les nouveaux usages (mobilité, Internet des Objets, cloud…) et l’explosion des interactions au sein d’un écosystème de plus en plus riche.

Pour les entreprises nativement « digitales » et celles qui désormais basent leur business model sur la culture du service, la gestion des échanges et la maîtrise des flux de données deviennent une question essentielle. Lorsque le délai de livraison représente l’un des principaux argumentaires commerciaux, le référentiel flux permet de tracer le chemin de la commande, d’anticiper les problèmes et de réagir vite. Et en fin de compte, de gagner en agilité.

La digitalisation, qui amène les clients à vouloir accéder à des services, 24h/24,7j/7, engendre de nouveaux défis en termes de développement des interactions avec les clients, les partenaires au travers de multiples canaux possibles (Web, mobile, média sociaux, voiture connectée etc.)

L’infrastructure d’ échanges de données devient un des composants clés d’une infrastructure digitale (« Digital foundation ») nécessaire pour relever ce défi.

Une infrastructure d’échanges, socle de la transformation numérique de l’entreprise

Cette « infrastructure digitale » doit notamment s’adapter aux différents canaux et « pattern » d’échanges nécessaires.  Un volumineux catalogue de prix incluant des vidéos pourra être envoyé en utilisant un transfert de fichier de façon accélérée et très sécurisée. Une commande client passera par un échange EDI selon le format métier attendu, quand une simple brochure commerciale sera envoyée sur un téléphone portable en format pdf via http.

L’infrastructure d‘échanges doit ainsi s’adapter à la volée aux contraintes de volume, de rapidité et de sécurité en s’appuyant à la demande sur la technologie appropriée pour réaliser la transaction.

Les API arrivent à point nommé pour permettre aux infrastructure d’échanges d’exploiter les technologies existantes (EDI, MFT, ESB, Gateway B2B etc.).  Il ne s’agit pas de remplacer ce qui fonctionne et ce qui a fait ses preuves mais bien au contraire d’en tirer parti, en l’intégrant de façon souple et sécurisé via un API dans un contexte d’échange.

Associée à un référentiel des flux et des échanges, la gestion des API permet de bâtir un service d’échanges à la demande (Digital foundation as a Service) pour réconcilier deux objectifs informatiques souvent contradictoires : répondre rapidement aux demandes d’innovation des utilisateurs en s’appuyant sur des technologies maîtrisées et fiables parce que stables et peu évolutives.

Les entreprises qui résoudront cette équation, en mettant en place une infrastructure d’échanges basée sur un référentiel des flux de données associée à une gestion des API, sauront pleinement tirer profit du numérique et gagner en compétitivité.

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Pourquoi mettre de l’intelligence dans ses échanges de données ? Par Jean-Lauris PRADEILLES, Senior Vice President Product Marketing chez Axway

binary-503590_640 14th décembre, 2015

Dans un monde digitalisé, le volume et la taille des fichiers échangés croissent de façon exponentielle. Ce phénomène impacte les systèmes informatiques, notamment l’infrastructure d’échanges de données. La question du transport des données qui jusqu’alors n’intéressait ni les responsables informatiques ni les métiers revient à l’ordre du jour, notamment lorsque celles-ci sont stockées sous forme d’une multitude de fichiers distribués.

De l’absence de vision consolidée des échanges à la prise de conscience

Un constat s’impose. Les entreprises ne disposent pas d’une vision consolidée de leurs échanges de flux de données en l’absence de référentiel (fréquence des échanges, avec quels partenaires, type, volume, …). Une lacune qui devient un frein à la croissance lorsqu’on réalise que les échanges numériques sous-tendent la majorité des activités, au sein d’un environnement multi-technologique de plus en plus ouvert et moins sécurisé.

Le passage de la notion technique de « transfert de fichiers » à la vision métier « d’échanges » ou  de « flux de données » marque le début d’une prise de conscience de l’importance de se doter d’une cartographie des échanges. Une prise de conscience motivée en grande partie par le sentiment de perte de contrôle devant la multiplication des technologies, les nouveaux usages (mobilité, Internet des Objets, cloud…) et l’explosion des interactions au sein d’un écosystème de plus en plus riche.

Pour les entreprises nativement « digitales » et celles qui désormais basent leur business model sur la culture du service, la gestion des échanges et la maîtrise des flux de données deviennent une question essentielle. Lorsque le délai de livraison représente l’un des principaux argumentaires commerciaux, le référentiel flux permet de tracer le chemin de la commande, d’anticiper les problèmes et de réagir vite. Et en fin de compte, de gagner en agilité.

La digitalisation, qui amène les clients à vouloir accéder à des services, 24h/24,7j/7, engendre de nouveaux défis en termes de développement des interactions avec les clients, les partenaires au travers de multiples canaux possibles (Web, mobile, média sociaux, voiture connectée etc.)

L’infrastructure d’ échanges de données devient un des composants clés d’une infrastructure digitale (« Digital foundation ») nécessaire pour relever ce défi.

Une infrastructure d’échanges, socle de la transformation numérique de l’entreprise

Cette « infrastructure digitale » doit notamment s’adapter aux différents canaux et « pattern » d’échanges nécessaires.  Un volumineux catalogue de prix incluant des vidéos pourra être envoyé en utilisant un transfert de fichier de façon accélérée et très sécurisée. Une commande client passera par un échange EDI selon le format métier attendu, quand une simple brochure commerciale sera envoyée sur un téléphone portable en format pdf via http.

L’infrastructure d‘échanges doit ainsi s’adapter à la volée aux contraintes de volume, de rapidité et de sécurité en s’appuyant à la demande sur la technologie appropriée pour réaliser la transaction.

Les API arrivent à point nommé pour permettre aux infrastructure d’échanges d’exploiter les technologies existantes (EDI, MFT, ESB, Gateway B2B etc.).  Il ne s’agit pas de remplacer ce qui fonctionne et ce qui a fait ses preuves mais bien au contraire d’en tirer parti, en l’intégrant de façon souple et sécurisé via un API dans un contexte d’échange.

Associée à un référentiel des flux et des échanges, la gestion des API permet de bâtir un service d’échanges à la demande (Digital foundation as a Service) pour réconcilier deux objectifs informatiques souvent contradictoires : répondre rapidement aux demandes d’innovation des utilisateurs en s’appuyant sur des technologies maîtrisées et fiables parce que stables et peu évolutives.

Les entreprises qui résoudront cette équation, en mettant en place une infrastructure d’échanges basée sur un référentiel des flux de données associée à une gestion des API, sauront pleinement tirer profit du numérique et gagner en compétitivité.

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