Les chiffres clés du marché du conseil en France : Vers une relation désintermédiée ? Par Julien Clouet, Little Big Connection

Dans une étude réalisée en 2015, Pôle Emploi révélait que 63 % des ingénieurs français travaillent dans des sociétés de moins de 200 salariés. Sachant que celles-ci ne sont pas sollicitées par les grands groupes dans le cadre de leurs appels d’offres, c’est plus de la moitié des ingénieurs de notre pays qui en sont exclus d’emblée, quel que soit leur niveau d’expertise ! Alors que le marché du travail se transforme, que les projets se multiplient et que la recherche de talents se fait de plus en plus précise, les grandes entreprises ont intérêt à s’adapter pour être efficaces. Il est temps pour elles de reprendre la main !

Vers une diminution de l’activité salariée ?

Mis en place en 2008, le régime d’auto-entrepreneur a impulsé le développement d’une certaine culture de l’entreprenariat en France si bien que 70% des millenials expriment la volonté de créer leur propre activité. En croisant cette donnée avec les statistiques démographiques, on constate que d’ici à 2025, c’est environ la moitié de la population active française qui sera indépendante. Si les mêmes causes produisent les mêmes effets, gageons que les annonces faites par le président élu lors de sa campagne devraient redonner un coup de pouce à ce phénomène !

Quoi qu’il arrive, les grandes entreprises ont tout intérêt à anticiper cette transformation du marché du travail. Le cas échéant, elles risquent de se couper d’un vivier de ressources qualifiées ou d’inexorablement faire grimper les coûts de leurs projets par un phénomène de sous-traitance en cascade… C’est d’ailleurs déjà le cas puisqu’aujourd’hui moins de 15% des entreprises déclarent faire affaire en direct avec leurs prestataires.

Le marché du conseil souffre d’un manque d’optimisation

Selon le Syntec Numérique, le marché du conseil en France a représenté 51.5 milliards d’euros en 2016 soit 2,3% du PIB global. Derrière ce chiffre conséquent, se cache une organisation pas toujours efficace et parfois viciée. En effet, plus d’un tiers des consultants sont présentés comme des salariés par les SSII alors qu’ils sont indépendants.

Alors que 76% des sociétés interrogées par le cabinet Pôle Exécutive déclarent confier les missions de conseil à des prestataires spécialisés. Cette pratique, au-delà d’un problème manifeste de confiance, pose la question de la valeur ajoutée des entreprises concernées !

Les structures plus modestes sont les nouvelles stars du conseil

Les entreprises auraient-elles compris l’intérêt de faire appel à des indépendants ? 83% des décideurs sont en tous les cas prompts à en augmenter le recours. Une aubaine puisque si la France ne dispose encore pas de cette culture des freelances (seulement 7% des entreprises y font aujourd’hui appel) l’avenir sera différent ! En effet, Paris fait partie des villes européennes où le nombre de freelances est de plus en plus important (+23% entre 2014 et 2015).

Comment faire face aux transformations du marché ?

Alors que l’activité indépendante se développe, les grandes entreprises ont de plus en plus de projets à mener. Pour trouver leurs « moutons à 5 pattes », elles ont la possibilité de se tourner vers leurs prestataires habituels en leur déléguant la recherche et la coordination des équipes amenées à intervenir… au risque d’empiler des coûts pour une valeur ajoutée très faible ou parfois inexistante. Les grands groupes ont alors tout intérêt à traiter directement avec les intervenants (freelance et SSII), sans passer par un intermédiaire. Ils optimiseront ainsi les coûts et le pilotage de leurs projets.
Mais pour une entreprise de grande taille, il est souvent difficile de référencer une multitude de prestataires pour faire face à d’hypothétiques besoins dans le cadre de projets futurs !

Pour permettre aux grands groupes de faire face à ces transformations, Little Big Connection a développé un outil qui permet de gérer l’ensemble des prestataires tout en conservant la possibilité d’ouvrir les appels d’offres à des experts (petites sociétés ou indépendants) référencés. Ainsi, les grandes entreprises peuvent continuer à travailler sans bousculer leurs habitudes tout en intégrant à leurs projets une communauté de spécialistes.

Morgane Palomo
Diplômée d'un master un brand management marketing, sa curiosité et sa soif de savoir ne sont étanchées. De nature créative, elle a su diversifier ses expériences. De la création graphique, à l'événementiel en passant par la communication interne et le marketing digital, elle s’est construit un savoir pluriel et avant tout polyvalent.

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