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Imperva publie un nouveau rapport sur les coulisses de l'infâme ransomware CryptoWall 3.0.

Ce malware prend en otage les données de ses victimes, en cryptant leurs fichiers, puis exige une rançon en échange de la clé permettant de les décrypter. CryptoWall 3.0 est estimé responsable à lui seul de 325 millions de dollars de pertes.

Principaux résultats de l’étude :

  • Le nouveau rapport d’Imperva analyse les Bitcoin Wallets utilisés par un cercle restreint de cybercriminels organisés à l’origine de CryptoWall 3.0 et remonte leurs traces afin de déterminer comment ils ont pu extorquer plus de 330 000 dollars de rançon à quelque 670 victimes.
  • Le rapport révèle un autre fait intéressant, à savoir que le malware réclame une rançon d’un montant différent suivant le pays où se trouve la victime. C’est ainsi que la somme exigée se monte à 700 dollars aux Etats-Unis mais à seulement 500 en Israël, en Russie ou au Mexique. Cela démontre que les racketteurs sont au courant du revenu moyen par habitant et adaptent la rançon à chaque pays afin de la rendre « abordable ».
  • Dans son enquête, Imperva a pu repérer environ 1217 bitcoins (337 607 dollars) versés à titre de rançon dans un court laps de temps. Cependant, il est probable qu’une analyse plus approfondie permettrait d’identifier d’autres portefeuilles, car il s’agit des fruits d’une campagne en cours qui vont sans doute se multiplier.

Impreva

Tandis que bon nombre d’études et de travaux de recherche publiés expliquent de façon très détaillée l’anatomie de différents ransomwares, ce rapport d’Imperva montre clairement qu’il est possible de décortiquer les diverses couches de l’infrastructure financière qui se cache derrière ce type de malware et que de telles investigations pourraient constituer un puissant outil si elles étaient entreprises par les autorités compétentes. Imperva pense en effet que l’une des raisons de l’essor du ransomware tient à l’inaction des autorités.

Written by Corinne

Depuis plus de 25 ans dans le métier de la communication et du marketing, Corinne a démarré sa carrière à la télévision avant de rejoindre une agence événementielle. Curieuse dans l’âme, elle poursuit sa carrière dans l’IT et intègre une société de conseil en éditique puis entre chez un éditeur de logiciels leader sur son marché, SEFAS. Elle est ensuite nommée Directrice Communication chez MGI Digital Graphic, constructeur de matériel d’impression numérique et de finition international coté en bourse. Revenue en 2008 chez SEFAS au poste de Directrice Marketing et Communication groupe, elle gère une équipe répartie sur 3 géographies (France, Etats-Unis et Angleterre), crée le groupe utilisateurs de l’entreprise et lance un projet de certification ISO 9001, ISO 14001 et ISO 26000 couronné de succès.
Pendant 7 ans membre du conseil d’administration de l’association professionnelle Xplor France et 2 ans sa Présidente, Corinne a créé dès 2010 TiKibuzz, son agence de marketing et de communication.
Elle devient Directrice de la Communication en charge des Relations Presse, du Lobbying et du marketing digital chez DOCAPOST, groupe La Poste, durant 3 ans avant de rejoindre la start-up FINTECH Limonetik, en 2013. C'est cette même année qu'elle crée votre média professionnel, DOCaufutur, l'avenir du document.