La collaboration transfrontalière, clé de la lutte contre la cybercriminalité – Commentaires de Jean-Pierre Carlin, LogRhythm

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Europol vient d’annoncer l’interpellation d’une quinzaine d’individus, dont six français, suspectés d’avoir utilisé des chevaux de Troie accessibles à distance pour perpétrer différents types d’attaques. L’opération, pilotée par la France, a été réalisée en collaboration avec le Royaume-Uni, l’Estonie, la Roumanie, la Lettonie, l’Italie et la Norvège, et avec le soutien du centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3). Ces sept pays ont œuvré conjointement pour identifier les suspects et se sont rassemblés à deux reprises lors de réunions de coordination opérationnelle dans le but de mettre en commun leurs compétences et leurs analyses.

Jean-Pierre Carlin, Directeur Europe du Sud chez LogRhythm, a fait les commentaires suivants :

« Les pirates informatiques sont aujourd’hui de plus en plus expérimentés et ont une longueur d’avance depuis trop longtemps. Cette arrestation montre clairement que nous sommes en train de rattraper notre retard sur eux. Le fait que les hackers n’aient pas de notion de frontières entre les pays, et que de multiples cibles réparties sur plusieurs territoires puissent être attaquées en même temps, représente un véritable défi pour les enquêtes criminelles. Partager l’intelligence au-delà des frontières est la clé absolue, et cette action de grande envergure qui vient d’être révélée prouve l’efficacité de cette stratégie.

Cependant, des opérations comme celles-ci ne peuvent être un succès que si les bonnes informations sont mises à disposition. Les organisations ne peuvent pas se reposer sur leurs lauriers et attendre que quelqu’un d’autre assure leur protection. Elles ont aussi un rôle à jouer. Toutes les entreprises, qu’elles soient issues du secteur public ou privé, doivent garantir la surveillance de la moindre activité sur leur réseau en temps réel. Avec une visibilité accrue, les comportements anormaux peuvent être identifiés immédiatement et les informations collectées peuvent être partagées avec les autorités pour arrêter les criminels.

Nous pouvons observer aujourd’hui l’efficacité d’une collaboration transfrontalière et, alors que de plus en plus d’enquêtes de ce type sont menées, nous sommes susceptibles d’assister à de profonds changements dans la lutte contre la cybercriminalité au niveau international. Nous avons une chance de gagner en réunissant les bons intervenants capables de fournir les bonnes informations, et une cellule de renseignements centralisée pour coordonner et enquêter sur les différents éléments. La bataille risque d’être longue mais comme le dit le proverbe, qui veut voyager loin ménage sa monture. »

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La collaboration transfrontalière, clé de la lutte contre la cybercriminalité – Commentaires de Jean-Pierre Carlin, LogRhythm

options-73332_640 21st novembre, 2014

Europol vient d’annoncer l’interpellation d’une quinzaine d’individus, dont six français, suspectés d’avoir utilisé des chevaux de Troie accessibles à distance pour perpétrer différents types d’attaques. L’opération, pilotée par la France, a été réalisée en collaboration avec le Royaume-Uni, l’Estonie, la Roumanie, la Lettonie, l’Italie et la Norvège, et avec le soutien du centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3). Ces sept pays ont œuvré conjointement pour identifier les suspects et se sont rassemblés à deux reprises lors de réunions de coordination opérationnelle dans le but de mettre en commun leurs compétences et leurs analyses.

Jean-Pierre Carlin, Directeur Europe du Sud chez LogRhythm, a fait les commentaires suivants :

« Les pirates informatiques sont aujourd’hui de plus en plus expérimentés et ont une longueur d’avance depuis trop longtemps. Cette arrestation montre clairement que nous sommes en train de rattraper notre retard sur eux. Le fait que les hackers n’aient pas de notion de frontières entre les pays, et que de multiples cibles réparties sur plusieurs territoires puissent être attaquées en même temps, représente un véritable défi pour les enquêtes criminelles. Partager l’intelligence au-delà des frontières est la clé absolue, et cette action de grande envergure qui vient d’être révélée prouve l’efficacité de cette stratégie.

Cependant, des opérations comme celles-ci ne peuvent être un succès que si les bonnes informations sont mises à disposition. Les organisations ne peuvent pas se reposer sur leurs lauriers et attendre que quelqu’un d’autre assure leur protection. Elles ont aussi un rôle à jouer. Toutes les entreprises, qu’elles soient issues du secteur public ou privé, doivent garantir la surveillance de la moindre activité sur leur réseau en temps réel. Avec une visibilité accrue, les comportements anormaux peuvent être identifiés immédiatement et les informations collectées peuvent être partagées avec les autorités pour arrêter les criminels.

Nous pouvons observer aujourd’hui l’efficacité d’une collaboration transfrontalière et, alors que de plus en plus d’enquêtes de ce type sont menées, nous sommes susceptibles d’assister à de profonds changements dans la lutte contre la cybercriminalité au niveau international. Nous avons une chance de gagner en réunissant les bons intervenants capables de fournir les bonnes informations, et une cellule de renseignements centralisée pour coordonner et enquêter sur les différents éléments. La bataille risque d’être longue mais comme le dit le proverbe, qui veut voyager loin ménage sa monture. »

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