Cloudera décrypte les 5 principales tendances cloud pour 2021

Cloudera, spécialiste de l’enterprise data cloud, dévoile ce jour ses prédictions en matière de tendances cloud pour 2021.

La majorité des secteurs et notamment les départements IT ont subi ces derniers mois une immense pression afin de rendre le télétravail possible. Ils ont dû s’assurer non seulement de l’efficacité de la connexion à leurs systèmes, mais également de celle des systèmes de communications. Tous ont enclenché une accélération de leur transformation digitale et, bien que beaucoup d’entre eux avaient déjà commencé leur transition vers le cloud, leur agenda des priorités a lui aussi bien évolué. En prenant en compte les besoins du marché et les avantages que le cloud a à offrir, Cloudera a identifié 5 tendances à suivre en 2021.

#1 L’émergence du modèle multi-cloud

L’un des projets qui a connu une phase d’accélération cette année est la transition vers le cloud. Une adoption qui ne saurait ralentir puisque selon Gartner, le marché du cloud public pourrait connaître une croissance de 18% en 2021. Par ailleurs, avec 81% des utilisateurs travaillant avec deux fournisseurs ou plus, le modèle multi-cloud est en phase de devenir la nouvelle norme. En tirant partie du meilleur de chaque cloud – que ce soit pour leur infrastructure, sécurité, disponibilité – les entreprises ont la possibilité d’atteindre un modèle adapté à leurs données et applications.

Cependant, cette progression soulève la problématique de la gouvernance de ce modèle, notamment pour les organisations soumises à des réglementations strictes dans le secteur de la banque, de la santé, des télécommunications et public par exemple. Celles-ci devront établir un cadre de gouvernance pour leur premier cloud puis l’élargir aux clouds suivants afin de s’assurer de la cohérence des services utilisés chez chacun d’entre eux avec les applications prises en charge.

Au-delà de l’éventail d’opportunités qu’offre le multi-cloud, il permet également de limiter la dépendance à un fournisseur. En effet, selon Gartner, les stratégies multi-cloud réduiront la dépendance aux fournisseurs pour deux tiers des organisations d’ici 2024.

Enfin, ce modèle aide à améliorer la continuité des activités des organisations, particulièrement en cas de panne ou de baisse de performances de l’un de leur cloud. En répliquant leurs données et infrastructures sur plusieurs d’entre eux, elles minimiseront les risques de disruption.

#2 Focus sur la sécurité

En ce qui concerne les risques liés à la sécurité du Cloud, ceux-ci sont multiples et doivent être anticipés autant que possible. Beaucoup d’entreprises ont tendance à consommer leur cloud avant même de le sécuriser, sa configuration est pourtant une étape incontournable de son déploiement. Si dans la plupart des cas les fournisseurs ont la responsabilité de la sécurité du cloud, il incombe aux entreprises de sécuriser ce qu’elles y stockent.

Il s’agit ensuite de protéger les données en fonction de leur criticalité. Pour se faire il faut alors consulter ce qu’offrent les fournisseurs, choisir les solutions adaptées, puis établir un écosystème de cybersécurité incluant la gestion des accès à privilèges.

Les enjeux légaux étant fondamentaux à la stratégie sécurité des entreprises, notamment depuis la mise en vigueur du RGPD, elles devront non seulement prévenir les risques dont elles peuvent être victimes, mais aussi penser à leurs recours dans le cas où des données compromises. Plusieurs solutions telles que le traçage de données permettent d’identifier un accès frauduleux ou une utilisation abusive de données personnelles, ou de déterminer l’origine d’un incident, et de réagir en conséquence pour limiter l’impact. Alors que les entreprises collectent et exploitent un nombre croissant de données, le renforcement de leur cybersécurité continuera d’être une préoccupation majeure.

#3 L’intentionnalité: élément clef de la transformation digitale

Face aux défis liés à la pandémie, certains secteurs comme la finance, les télécommunications et la santé ont déjà commencé à réorganiser leurs priorités.

Du côté de la finance, les contraintes engendrées par les variations du marché ont mené à une modernisation des infrastructures et des services. De l’utilisation d’outils prédictifs pour prévenir des risques à la digitalisation de processus, la crise sanitaire a permis d’identifier les lacunes de ce secteur.

Les acteurs des télécommunications ont su entendre le besoin crucial de leurs clients d’avoir accès à un débit internet suffisamment rapide pour travailler de chez soi et ont retravaillé leurs systèmes dans ce sens pour assurer une meilleure performance.

Le secteur de la santé a quant à lui fondamentalement changé avec, par exemple, des consultations qui peuvent se faire par appels vidéo ne requérant plus l’accueil des patients en cabinet.

En 2021, il s’agira pour ces secteurs de se concentrer sur l’intentionnalité et d’être précis sur les projets qu’ils souhaitent mener à terme, la durée de cette transition et la mesure dans laquelle ils souhaitent les faire avancer.

#4 Vers une meilleure maîtrise des dépenses Cloud

Cette année a également vu beaucoup d’exubérance autour du coût du cloud qui est susceptible de devenir un point clef pour les entreprises.

Bien que les dépenses liées au cloud soient plus importantes que ce que les entreprises avaient initialement prévu, il est peu probable que les entreprises se tournent vers un rapatriement de leurs données on premise, même si leur centre de données se comporte comme un cloud.  Elles préfèreront adapter leurs pratiques dans le but d’optimiser et de surveiller leurs dépenses, et cela passe par une exploitation des capacités du cloud et de l’analyse de leurs données.

#5 Le modèle d’entrepôt de données en pleine évolution

Le modèle d’entrepôt de données a aussi évolué avec la pandémie. En effet, le modèle traditionnel implique de mesurer la performance de l’entrepôt en fonction de la quantité de données dont les organisations disposaient. Aujourd’hui, quelle que soit la taille des données, il s’agit de jauger le nombre d’utilisateurs et l’utilisation qu’ils en font, plutôt que de calculer la capacité de stockage.

De plus, avec le développement du machine learning, la frontière entre l’entrepôt de données et la business intelligence (BI) tend à s’affiner: par exemple, en sachant la quantité de données sollicitées une telle semaine, il est possible de prédire combien le seront la semaine suivante. De nombreux analystes BI devront donc compléter leurs compétences pour être efficace à la fois en termes de data science avancée et de programmation de données.

Ce nouveau modèle permettra d’utiliser les données collectées pour justifier et améliorer la prise de décision, et améliorer la compétitivité des entreprises et, entre autres, l’expérience client.

Morgane Palomo
Diplômée d'un master un brand management marketing, sa curiosité et sa soif de savoir ne sont étanchées. De nature créative, elle a su diversifier ses expériences. De la création graphique, à l'événementiel en passant par la communication interne et le marketing digital, elle s’est construit un savoir pluriel et avant tout polyvalent.

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