L’antivirus est mort… pour la centième fois ! par Ralf Benzmüller, Directeur du G DATA SecurityLabs

Selon Brian Dye, vice-président de Symantec, les logiciels antivirus sont morts. Un argument qui revient périodiquement au gré des vents. Ralf Benzmüller, Directeur du G DATA SecurityLabs a une toute autre vision et en explique ci-dessous les raisons.

Voilà près de 15 ans que l‘idée selon laquelle l’antivirus serait mort refait périodiquement surface. Bien souvent elle émane lors de chaque lancement d’une technologie, ou d’un service, censé révolutionner la sécurité informatique… Mais 15 ans plus tard, l’antivirus est encore là et reste une brique indispensable de la protection.

La réactivité en question ?
L’antivirus basé sur des signatures ne serait pas assez réactif. C’est exact pour l’antivirus d’hier, et celui-ci n’a plus aucun avenir ! Mais aujourd’hui, un antivirus sérieux, tel que nous le concevons chez G DATA, s’appuie sur de nouvelles technologies (comportemental, cloud, etc…) qui lui permettent d’offrir une plus grande pro-activité que la simple liste de signature.

Dans les entreprises l’antivirus serait inutile ?
Les attaques ciblées se multipliant, beaucoup de détracteurs de l’antivirus « classique » avancent l’incapacité de celui-ci à protéger le réseau de l’entreprise. C’est vrai, à lui seul l’antivirus ne peut pas toujours bloquer un code malveillant « à usage unique ». Malgré tout, l’antivirus reste une brique nécessaire dans l’arsenal de protection. Fort heureusement, toutes les attaques  ne sont pas ciblées : des millions d’entreprises subissent des attaques globales contre lesquelles l’antivirus est tout à fait adapté. De plus, rappelons-le, l’antivirus est un élément de protection qui doit être combiné à d’autres. Il ne remplace pas un outil de cryptage de données, un pare-feu ou encore un module de gestion de droits. Autant d’éléments nécessaires à une bonne protection du réseau de l’entreprise.

Et pour le grand public ?
Il parait clair que la prise de position de Brian Dyce soit avant tout destinée aux grandes entreprises. N’a-t-il pas fait sa déclaration dans The Wall Street Journal ? Laisser croire au grand public que l’antivirus est inutile serait une grave erreur. Comme chaque professionnel de la sécurité informatique le sait, sur Internet chaque système d’exploitation infecté est un danger pour lui-même, mais aussi pour les autres ! Pour éviter le chaos, l’antivirus au sens large, est la seule parade possible pour l’utilisateur particulier, et cela jusqu’à preuve du contraire.

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L’antivirus est mort… pour la centième fois ! par Ralf Benzmüller, Directeur du G DATA SecurityLabs

14th mai, 2014

Selon Brian Dye, vice-président de Symantec, les logiciels antivirus sont morts. Un argument qui revient périodiquement au gré des vents. Ralf Benzmüller, Directeur du G DATA SecurityLabs a une toute autre vision et en explique ci-dessous les raisons.

Voilà près de 15 ans que l‘idée selon laquelle l’antivirus serait mort refait périodiquement surface. Bien souvent elle émane lors de chaque lancement d’une technologie, ou d’un service, censé révolutionner la sécurité informatique… Mais 15 ans plus tard, l’antivirus est encore là et reste une brique indispensable de la protection.

La réactivité en question ?
L’antivirus basé sur des signatures ne serait pas assez réactif. C’est exact pour l’antivirus d’hier, et celui-ci n’a plus aucun avenir ! Mais aujourd’hui, un antivirus sérieux, tel que nous le concevons chez G DATA, s’appuie sur de nouvelles technologies (comportemental, cloud, etc…) qui lui permettent d’offrir une plus grande pro-activité que la simple liste de signature.

Dans les entreprises l’antivirus serait inutile ?
Les attaques ciblées se multipliant, beaucoup de détracteurs de l’antivirus « classique » avancent l’incapacité de celui-ci à protéger le réseau de l’entreprise. C’est vrai, à lui seul l’antivirus ne peut pas toujours bloquer un code malveillant « à usage unique ». Malgré tout, l’antivirus reste une brique nécessaire dans l’arsenal de protection. Fort heureusement, toutes les attaques  ne sont pas ciblées : des millions d’entreprises subissent des attaques globales contre lesquelles l’antivirus est tout à fait adapté. De plus, rappelons-le, l’antivirus est un élément de protection qui doit être combiné à d’autres. Il ne remplace pas un outil de cryptage de données, un pare-feu ou encore un module de gestion de droits. Autant d’éléments nécessaires à une bonne protection du réseau de l’entreprise.

Et pour le grand public ?
Il parait clair que la prise de position de Brian Dyce soit avant tout destinée aux grandes entreprises. N’a-t-il pas fait sa déclaration dans The Wall Street Journal ? Laisser croire au grand public que l’antivirus est inutile serait une grave erreur. Comme chaque professionnel de la sécurité informatique le sait, sur Internet chaque système d’exploitation infecté est un danger pour lui-même, mais aussi pour les autres ! Pour éviter le chaos, l’antivirus au sens large, est la seule parade possible pour l’utilisateur particulier, et cela jusqu’à preuve du contraire.

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