Startups, gestion documentaire et Customer Communications Management, quelle adéquation ?

Les startups fleurissent, ce n’est pas nouveau mais la tendance s’accélère toujours et encore. Quel que soit le domaine, Fintech, alimentaire, logistique, technologies pure web, services connectés, éducation… tous les secteurs sont concernés. Certains avec une pertinence évidente d’autre nous laissant plus dubitatifs. Pourquoi cet engouement pour un modèle qui semble initialement bien défini? En effet on retrouve toujours dans la Startup ce que dicte le mot lui-même : une société qui débute (Start), un facteur innovation au cœur de l’objet même de l’entreprise, et surtout un fort potentiel de croissance (up) faisant l’objet de levées de fonds.

Start up or startup business progress concept as a new company or corporate venture metaphor of success potential as a path or street tranforming into flying wings of opportunity as a 3D illustration.Une startup qui aurait quelques années d’existence et donc serait déjà lancée sur le marché commercial ou même expérimental sortirait du modèle. Le Larousse définie la startup comme une jeune entreprise innovante, dans le secteur des nouvelles technologies, d’autres comme Les Echos la situe dans un environnement technologique très mouvant et précise une notion financière spécifique : ses flux de trésorerie disponibles sont négatifs pour quelque temps : son niveau de risque spécifique est donc très élevé ce qui explique qu’elle n’a pas d’autre choix que de se financer par capitaux propres. Ce qui est certain et commun, c’est qu’une startup est structurellement une entreprise mais elle est dotée d’un état d’esprit propre, d’une vision et de convictions fortes ; elle est portée par son ou ses fondateurs et elle s’inscrit sur un marché en création ou instable. Son business model ne peut donc pas être fixe car elle explore une multitude de possibilités.

Closeup of water being poured on plants wrapped with euro bills on landPourquoi alors trouvons-nous autant de sociétés qui se disent « Startup » ? Est-ce la course au miel des investisseurs qui pousse vers un modèle de rêve (financements) ? Est-ce la réussite flambante et souvent indécente de quelques entrepreneurs qui en oriente tant d’autres vers ce modèle ? Est-ce la myriade d’aides d’état à la création d’entreprise ou au développement divers et varié du business qui prévaut ? De façon moins impertinente, est-ce une soif de création de leur propre emploi qui pousse de jeunes étudiants (entre autres) dotés d’un potentiel créatif très fort à devenir des chefs d’entreprise ? Le désir de diriger sa vie professionnelle sans dépendre de structures et de personnalités autres que soit même amènerait-il à une plus grande prise de risques personnels ? Créer des pépites est une chose, les faire décoller en est une autre ; certaines en effet perdureront jusqu’à atteindre des valorisations extrêmes, d’autres seront rachetées par de grands groupes et d’autres encore seront vouées à fermer faute de capitaux ou de clients ou de marché.

startup business design, vector illustration eps10 graphicNous avons connu en leur temps quelques Startups dans les métiers de l’éditique en France comme Sefas dans les années 90 par exemple dont les salariés épousaient véritablement un mode de management original ; le PDG fondateur, Gilles Catel (qui a depuis fondé acutedocs), avait créé une « famille » autour d’un projet fort. Plus récemment KeeeX a lancé la gestion documentaire « façon blockchain » et levé 100 000€ début 2016. Pour autant peu d’entreprises semblent vraiment relever du statut de Startup dans l’industrie documentaire et du Customer Communications Management. Pourquoi ? Est-ce un monde trop pragmatique ne laissant pas de place à une innovation débridée ? Les modèles économiques des Startups ainsi que leur mode de management souvent très libéraux sont-ils inadaptés ? Pourtant les grands groupes créent des pépinières et s’appuient sur la créativité de ces entreprises en devenir.

Pour Pascal Lenoir, Directeur de la société Kalpa Conseils, « les startups sont absolument nécessaires à toute économie. L’industrie du document n’est pas en reste, au contraire! Le problème est que nous les appelons peut-être différemment. Ces pépites apportent un souffle nouveau à nos métiers, les font évoluer. Il n’y a qu’à recenser le nombre phénoménal -ou presque- de nouvelles technologies depuis la réalité augmentée, en son temps, à l’impression 3D plus récemment, en passant par des POC (Proof Of Concept) du côté des logisticiens achemineurs de courriers et colis, des technologies d’industrialisation des chaines de production des contenus digitaux, etc. »

Didier Delhaye, consultant en marketing stratégique, a une vision plus mitigée: « Les chiffres sont diffus et chacun leur donne un éclairage selon sa sensibilité ou sa perception. Les marchés les plus porteurs sont souvent soumis à une compétition plus âpre. » Il exprime son point de vue plus en détails ici au travers de ce qu’il appelle « le syndrome de la start-up dans une économie décadente« .

De son côté, Jean-Pierre Blanger, Ricoh France, explique « Si la question des start-up dans le secteur du document m’est posée, je me souviens effectivement de cette période où nous n’étions que quelques-uns à croire à l’archivage électronique, au Disque optique numérique ou au vidéo disque haute définition, à la GED puis la gestion de contenu Web, la composition numérique,… Si nous avons posé les bases du document numérique et que notre regard a sans aucun doute changé, les start-ups n’ont pas cessé de foisonner. » Vous découvrirez la suite de l’article de Jean-Pierre Blanger ici

 

Corinne EsteveArticle réalisé par Corinne Estève Diemunsch, CMO de Limonetik et Co-fondatrice de TiKibuzz, éditeur du répertoire des métiers et des acteurs du document

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Startups, gestion documentaire et Customer Communications Management, quelle adéquation ?

4th septembre, 2016

Les startups fleurissent, ce n’est pas nouveau mais la tendance s’accélère toujours et encore. Quel que soit le domaine, Fintech, alimentaire, logistique, technologies pure web, services connectés, éducation… tous les secteurs sont concernés. Certains avec une pertinence évidente d’autre nous laissant plus dubitatifs. Pourquoi cet engouement pour un modèle qui semble initialement bien défini? En effet on retrouve toujours dans la Startup ce que dicte le mot lui-même : une société qui débute (Start), un facteur innovation au cœur de l’objet même de l’entreprise, et surtout un fort potentiel de croissance (up) faisant l’objet de levées de fonds.

Start up or startup business progress concept as a new company or corporate venture metaphor of success potential as a path or street tranforming into flying wings of opportunity as a 3D illustration.Une startup qui aurait quelques années d’existence et donc serait déjà lancée sur le marché commercial ou même expérimental sortirait du modèle. Le Larousse définie la startup comme une jeune entreprise innovante, dans le secteur des nouvelles technologies, d’autres comme Les Echos la situe dans un environnement technologique très mouvant et précise une notion financière spécifique : ses flux de trésorerie disponibles sont négatifs pour quelque temps : son niveau de risque spécifique est donc très élevé ce qui explique qu’elle n’a pas d’autre choix que de se financer par capitaux propres. Ce qui est certain et commun, c’est qu’une startup est structurellement une entreprise mais elle est dotée d’un état d’esprit propre, d’une vision et de convictions fortes ; elle est portée par son ou ses fondateurs et elle s’inscrit sur un marché en création ou instable. Son business model ne peut donc pas être fixe car elle explore une multitude de possibilités.

Closeup of water being poured on plants wrapped with euro bills on landPourquoi alors trouvons-nous autant de sociétés qui se disent « Startup » ? Est-ce la course au miel des investisseurs qui pousse vers un modèle de rêve (financements) ? Est-ce la réussite flambante et souvent indécente de quelques entrepreneurs qui en oriente tant d’autres vers ce modèle ? Est-ce la myriade d’aides d’état à la création d’entreprise ou au développement divers et varié du business qui prévaut ? De façon moins impertinente, est-ce une soif de création de leur propre emploi qui pousse de jeunes étudiants (entre autres) dotés d’un potentiel créatif très fort à devenir des chefs d’entreprise ? Le désir de diriger sa vie professionnelle sans dépendre de structures et de personnalités autres que soit même amènerait-il à une plus grande prise de risques personnels ? Créer des pépites est une chose, les faire décoller en est une autre ; certaines en effet perdureront jusqu’à atteindre des valorisations extrêmes, d’autres seront rachetées par de grands groupes et d’autres encore seront vouées à fermer faute de capitaux ou de clients ou de marché.

startup business design, vector illustration eps10 graphicNous avons connu en leur temps quelques Startups dans les métiers de l’éditique en France comme Sefas dans les années 90 par exemple dont les salariés épousaient véritablement un mode de management original ; le PDG fondateur, Gilles Catel (qui a depuis fondé acutedocs), avait créé une « famille » autour d’un projet fort. Plus récemment KeeeX a lancé la gestion documentaire « façon blockchain » et levé 100 000€ début 2016. Pour autant peu d’entreprises semblent vraiment relever du statut de Startup dans l’industrie documentaire et du Customer Communications Management. Pourquoi ? Est-ce un monde trop pragmatique ne laissant pas de place à une innovation débridée ? Les modèles économiques des Startups ainsi que leur mode de management souvent très libéraux sont-ils inadaptés ? Pourtant les grands groupes créent des pépinières et s’appuient sur la créativité de ces entreprises en devenir.

Pour Pascal Lenoir, Directeur de la société Kalpa Conseils, « les startups sont absolument nécessaires à toute économie. L’industrie du document n’est pas en reste, au contraire! Le problème est que nous les appelons peut-être différemment. Ces pépites apportent un souffle nouveau à nos métiers, les font évoluer. Il n’y a qu’à recenser le nombre phénoménal -ou presque- de nouvelles technologies depuis la réalité augmentée, en son temps, à l’impression 3D plus récemment, en passant par des POC (Proof Of Concept) du côté des logisticiens achemineurs de courriers et colis, des technologies d’industrialisation des chaines de production des contenus digitaux, etc. »

Didier Delhaye, consultant en marketing stratégique, a une vision plus mitigée: « Les chiffres sont diffus et chacun leur donne un éclairage selon sa sensibilité ou sa perception. Les marchés les plus porteurs sont souvent soumis à une compétition plus âpre. » Il exprime son point de vue plus en détails ici au travers de ce qu’il appelle « le syndrome de la start-up dans une économie décadente« .

De son côté, Jean-Pierre Blanger, Ricoh France, explique « Si la question des start-up dans le secteur du document m’est posée, je me souviens effectivement de cette période où nous n’étions que quelques-uns à croire à l’archivage électronique, au Disque optique numérique ou au vidéo disque haute définition, à la GED puis la gestion de contenu Web, la composition numérique,… Si nous avons posé les bases du document numérique et que notre regard a sans aucun doute changé, les start-ups n’ont pas cessé de foisonner. » Vous découvrirez la suite de l’article de Jean-Pierre Blanger ici

 

Corinne EsteveArticle réalisé par Corinne Estève Diemunsch, CMO de Limonetik et Co-fondatrice de TiKibuzz, éditeur du répertoire des métiers et des acteurs du document

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