Les vols de données sont en forte hausse et les menaces internes en sont la cause principale – Varonis

Une étude du Ponemon Institute pour Varonis révèle que la plupart des collaborateurs disposent d’accès trop importants, ce qui multiplie les dommages lorsque leurs comptes sont compromis

Trois entreprises sur quatre ont été victimes de la perte ou du vol de données importantes au cours des deux dernières années. Selon une nouvelle enquête menée auprès de plus de 3 000 collaborateurs et informaticiens aux États-Unis et en Europe, cela représente une très forte augmentation depuis 2014. Le rapport publié aujourd’hui a été rédigé par le Ponemon Institute et sponsorisé par Varonis Systems, Inc., principal fournisseur de solutions logicielles permettant de protéger les données contre les menaces internes et les cyberattaques.

Selon l’enquête, l’augmentation de la perte et du vol des données est en grande partie due aux compromissions de comptes internes. Celles-ci sont aggravées par des accès aux informations critiques bien plus permissifs que nécessaire par les collaborateurs et les tiers. Sans oublier le constant défaut de supervision des accès et de l’activité dans les systèmes de messagerie et les systèmes de fichiers, là où se trouvent les données les plus sensibles et les plus confidentielles.

Parmi les principales conclusions :

  • 76 % des informaticiens indiquent que leur entreprise a fait l’expérience de la perte ou du vol de ses données au cours des deux dernières années. Ce chiffre représente une augmentation importante par rapport aux 67 % d’informaticiens interrogés ayant donné la même réponse lors de l’étude de 2014réalisée par Ponemon pour le compte de Varonis.
  • Les informaticiens indiquent que la négligence des collaborateurs a deux fois plus de chances d’entraîner la compromission des comptes internes que tout autre facteur, y compris les attaquants externes ainsi que les collaborateurs ou les prestataires malveillants.
  • 78 % des informaticiens déclarent être très préoccupés par les ransomware, un type de logiciels malveillants qui bloque l’accès aux fichiers jusqu’au paiement d’une somme d’argent. 15 % des entreprises ont déjà fait l’expérience des ransomware et seule une petite moitié d’entre elles a détecté l’attaque au cours des 24 premières heures.
  • 88 % des utilisateurs finaux indiquent que leur travail exige l’accès et l’emploi d’informations propriétaires telles que des données relatives aux clients, des listes de contacts, des renseignements sur les collaborateurs, des rapports financiers, des documents commerciaux confidentiels ou d’autres actifs informationnels critiques. C’est nettement plus que les 76 % enregistrés dans l’étude de 2014.
  • 62 % des utilisateurs finaux indiquent avoir accès à des données de l’entreprise qu’ils ne devraient probablement pas pouvoir consulter.
  • Seuls 29 % des informaticiens interrogés indiquent que leur entreprise applique un modèle strict de moindre privilège pour s’assurer que les collaborateurs ont accès aux données de l’entreprise en fonction de leur besoin de les connaître.
  • Seulement 25 % des entreprises supervisent toute l’activité relative à la messagerie et aux fichiers, alors que 38 % ne supervisent aucune activité.
  • 35 % des entreprises ne disposent d’aucun enregistrement interrogeable de l’activité du système de fichiers, ce qui les rend incapables de déterminer les fichiers chiffrés par ransomware (entre autres choses).

Le rapport d’étude intitulé « Closing Security Gaps to Protect Corporate Data: A Study of U.S. and European Organizations » se fonde sur des entretiens menés en avril et mai 2016 auprès de 3 027 employés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne.  L’ensemble des personnes interrogées comprend 1 371 utilisateurs finaux ainsi que 1 656 informaticiens et professionnels de la sécurité informatique issus d’entreprises de tailles variant de quelques douzaines à plusieurs dizaines de milliers d’employés. Ils proviennent de divers secteurs, dont les services financiers, le secteur public, le secteur des soins de santé et des sciences de la vie, la vente au détail, le secteur industriel, le secteur technologique et l’industrie du logiciel.

« Malgré toutes les technologies disponibles et la forte médiatisation des attaques, les atteintes à la protection des données continuent à augmenter », constate le Dr Larry Ponemon, président et fondateur du Ponemon Institute, un des principaux centres de recherche sur la confidentialité, la protection des données et les politiques de sécurité de l’information. « Les données les plus précieuses entrant en jeu dans la plupart des violations sont des données non structurées telles que des courriers électroniques et des documents. Lorsque ces courriers électroniques et ces fichiers font surface, ils provoquent généralement des scandales. Les violations ont ainsi des effets durables sur la réputation des sociétés. Cette enquête met en relief des points clés quant aux raisons pour lesquelles les pirates sont capables de maximiser leur impact : trop d’employés disposent d’accès excessifs, au-delà de ce dont ils ont besoin pour effectuer leur travail. De plus, lorsque les collaborateurs accèdent à des données précieuses sans suivi ni audit de leur activité, il devient extrêmement facile pour un pirate externe ou interne de passer inaperçu. »

« Nous nous trouvons actuellement dans une course aux armements technologique avec les pirates et les menaces internes », déclare Yaki Faitelson, directeur général et cofondateur de Varonis. « La combinaison d’accès internes excessifs et de l’absence de supervision et d’audit expose les entreprises à de futures catastrophes. Les intrusions liées aux Panama Papers, à Sony Pictures et plus récemment au Democratic National Committee concernaient toutes le vol de fichiers et de courriers électroniques qui n’étaient pas suffisamment protégés contre les pirates internes et les attaquants extérieurs ayant compromis les informations d’identification de certains collaborateurs et infligé des dommages majeurs à ces entreprises et à leur réputation. Ces nouvelles conclusions ainsi que les retombées de ces violations devraient empêcher les dirigeants de dormir. Quelle sera la goutte d’eau qui poussera les entreprises à consacrer leurs efforts à la protection de leurs précieux actifs informationnels ? Varonis aide des milliers d’entreprises du monde entier à relever ces défis, à se préparer et à arrêter les ransomware et autres menaces qui pénètrent dans l’entreprise et se font passer pour des collaborateurs. »

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Les vols de données sont en forte hausse et les menaces internes en sont la cause principale – Varonis

2nd septembre, 2016

Une étude du Ponemon Institute pour Varonis révèle que la plupart des collaborateurs disposent d’accès trop importants, ce qui multiplie les dommages lorsque leurs comptes sont compromis

Trois entreprises sur quatre ont été victimes de la perte ou du vol de données importantes au cours des deux dernières années. Selon une nouvelle enquête menée auprès de plus de 3 000 collaborateurs et informaticiens aux États-Unis et en Europe, cela représente une très forte augmentation depuis 2014. Le rapport publié aujourd’hui a été rédigé par le Ponemon Institute et sponsorisé par Varonis Systems, Inc., principal fournisseur de solutions logicielles permettant de protéger les données contre les menaces internes et les cyberattaques.

Selon l’enquête, l’augmentation de la perte et du vol des données est en grande partie due aux compromissions de comptes internes. Celles-ci sont aggravées par des accès aux informations critiques bien plus permissifs que nécessaire par les collaborateurs et les tiers. Sans oublier le constant défaut de supervision des accès et de l’activité dans les systèmes de messagerie et les systèmes de fichiers, là où se trouvent les données les plus sensibles et les plus confidentielles.

Parmi les principales conclusions :

  • 76 % des informaticiens indiquent que leur entreprise a fait l’expérience de la perte ou du vol de ses données au cours des deux dernières années. Ce chiffre représente une augmentation importante par rapport aux 67 % d’informaticiens interrogés ayant donné la même réponse lors de l’étude de 2014réalisée par Ponemon pour le compte de Varonis.
  • Les informaticiens indiquent que la négligence des collaborateurs a deux fois plus de chances d’entraîner la compromission des comptes internes que tout autre facteur, y compris les attaquants externes ainsi que les collaborateurs ou les prestataires malveillants.
  • 78 % des informaticiens déclarent être très préoccupés par les ransomware, un type de logiciels malveillants qui bloque l’accès aux fichiers jusqu’au paiement d’une somme d’argent. 15 % des entreprises ont déjà fait l’expérience des ransomware et seule une petite moitié d’entre elles a détecté l’attaque au cours des 24 premières heures.
  • 88 % des utilisateurs finaux indiquent que leur travail exige l’accès et l’emploi d’informations propriétaires telles que des données relatives aux clients, des listes de contacts, des renseignements sur les collaborateurs, des rapports financiers, des documents commerciaux confidentiels ou d’autres actifs informationnels critiques. C’est nettement plus que les 76 % enregistrés dans l’étude de 2014.
  • 62 % des utilisateurs finaux indiquent avoir accès à des données de l’entreprise qu’ils ne devraient probablement pas pouvoir consulter.
  • Seuls 29 % des informaticiens interrogés indiquent que leur entreprise applique un modèle strict de moindre privilège pour s’assurer que les collaborateurs ont accès aux données de l’entreprise en fonction de leur besoin de les connaître.
  • Seulement 25 % des entreprises supervisent toute l’activité relative à la messagerie et aux fichiers, alors que 38 % ne supervisent aucune activité.
  • 35 % des entreprises ne disposent d’aucun enregistrement interrogeable de l’activité du système de fichiers, ce qui les rend incapables de déterminer les fichiers chiffrés par ransomware (entre autres choses).

Le rapport d’étude intitulé « Closing Security Gaps to Protect Corporate Data: A Study of U.S. and European Organizations » se fonde sur des entretiens menés en avril et mai 2016 auprès de 3 027 employés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne.  L’ensemble des personnes interrogées comprend 1 371 utilisateurs finaux ainsi que 1 656 informaticiens et professionnels de la sécurité informatique issus d’entreprises de tailles variant de quelques douzaines à plusieurs dizaines de milliers d’employés. Ils proviennent de divers secteurs, dont les services financiers, le secteur public, le secteur des soins de santé et des sciences de la vie, la vente au détail, le secteur industriel, le secteur technologique et l’industrie du logiciel.

« Malgré toutes les technologies disponibles et la forte médiatisation des attaques, les atteintes à la protection des données continuent à augmenter », constate le Dr Larry Ponemon, président et fondateur du Ponemon Institute, un des principaux centres de recherche sur la confidentialité, la protection des données et les politiques de sécurité de l’information. « Les données les plus précieuses entrant en jeu dans la plupart des violations sont des données non structurées telles que des courriers électroniques et des documents. Lorsque ces courriers électroniques et ces fichiers font surface, ils provoquent généralement des scandales. Les violations ont ainsi des effets durables sur la réputation des sociétés. Cette enquête met en relief des points clés quant aux raisons pour lesquelles les pirates sont capables de maximiser leur impact : trop d’employés disposent d’accès excessifs, au-delà de ce dont ils ont besoin pour effectuer leur travail. De plus, lorsque les collaborateurs accèdent à des données précieuses sans suivi ni audit de leur activité, il devient extrêmement facile pour un pirate externe ou interne de passer inaperçu. »

« Nous nous trouvons actuellement dans une course aux armements technologique avec les pirates et les menaces internes », déclare Yaki Faitelson, directeur général et cofondateur de Varonis. « La combinaison d’accès internes excessifs et de l’absence de supervision et d’audit expose les entreprises à de futures catastrophes. Les intrusions liées aux Panama Papers, à Sony Pictures et plus récemment au Democratic National Committee concernaient toutes le vol de fichiers et de courriers électroniques qui n’étaient pas suffisamment protégés contre les pirates internes et les attaquants extérieurs ayant compromis les informations d’identification de certains collaborateurs et infligé des dommages majeurs à ces entreprises et à leur réputation. Ces nouvelles conclusions ainsi que les retombées de ces violations devraient empêcher les dirigeants de dormir. Quelle sera la goutte d’eau qui poussera les entreprises à consacrer leurs efforts à la protection de leurs précieux actifs informationnels ? Varonis aide des milliers d’entreprises du monde entier à relever ces défis, à se préparer et à arrêter les ransomware et autres menaces qui pénètrent dans l’entreprise et se font passer pour des collaborateurs. »

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