Les Milléniaux, la génération qui rêve d’être patron ! Par Eric Cohen, Fondateur et Président de KEYRUS

TradeShow

Nous vivons une époque incertaine et formidable. Les jeunes générations Y et Z, aussi appelées Milléniaux, sont partagées entre une sécurité de l’emploi de plus en plus élusive en tant que salarié et la promesse de liberté que leur offre la perspective d’être entrepreneur. Les multiples études récentes à propos des 18-34 ans et de leur vision du travail le confirment : leurs attentes en termes d’autonomie, d’épanouissement, de flexibilité et de créativité font clairement pencher la balance en faveur de l’entrepreneuriat.

Nombreux sont les Milléniaux qui rêvent d’être leur propre patron et de réaliser leurs idées. Le seul véritable obstacle à dépasser – surtout en France – est celui de la prise de risque. 

Crainte d’échouer et peur de réussir : des maux français

Son nom barbare cache un fait bien réel : l’atychiphobie est le nom scientifique pour qualifier une crainte exagérée de l’échec. Il s’agit avant tout d’un problème culturel. Le système scolaire français développe en nous la crainte de la mauvaise note dès le plus jeune âge. Rien d’étonnant à ce que l’un des principaux freins évoqués quant au projet de création d’une d’entreprise soit la peur de l’échec (24% des personnes interrogées, selon l’Indice Entrepreneurial Français, nouvel outil de mesure du dynamisme entrepreneurial en France – février 2016*). Et pourtant, comme le disait si bien Steve Jobs, « ce qui sépare grandement les entrepreneurs qui réussissent de ceux qui échouent est la simple persévérance. »

Une crainte peut en cacher une autre… celle de réussir. La peur du succès est plus difficile à reconnaître et à déceler en soi car elle semble illogique.

Pourtant, notre culture nous donne de fortes injonctions, rarement conscientes. Réussir en France n’est pas forcément bien vu et peut susciter plus de méfiance et de critiques que d’admiration.

Heureusement, ces obstacles culturels tendent à s’atténuer, d’autant plus depuis l’avènement d’Internet et des NTIC qui nous permettent de communiquer sans frontière. Ce n’est pas par hasard si les Digital Natives – nés avec un ordinateur ou un portable entre les mains – sont bien plus enclins à choisir la voie de l’entrepreneuriat que leurs aînés. Ils ont le goût d’aller voir ailleurs, de dépasser les a priori et de regarder ce qui se fait dans d’autres pays.

D’où vient le mal, vient le remède

Si la peur d’échouer ou de réussir, associée aux complexités administratives caractéristiques de l’Hexagone, en ont découragé plus d’un par le passé, cela est moins vrai aujourd’hui où l’on assiste à une véritable explosion des start-ups, en particulier dans la High Tech, avec l’aide de plusieurs initiatives semi-privées** et le soutien d’entrepreneurs chevronnés qui ont su réussir en France lorsque c’était plus difficile encore. Il existe une réelle volonté de passer concrètement le témoin et de faire taire le French Bashing affirmant que la France est un enfer pour les créateurs d’entreprise.

Comment ne pas citer Xavier Niel, créateur de Free/iliad, qui finance le plus gros incubateur de start-ups au monde, « La Halle aux 1000 start-up », dont l’inauguration est prévue en début 2017. Mohed Altrad, PDG du Groupe Altrad et lauréat du prix 2015 du meilleur entrepreneur mondial de l’EY, met aujourd’hui son expérience au service de l’Agence France Entrepreneur***.

Tout récemment, le secrétariat d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche a lancé une campagne sur les médias digitaux**** destinée à promouvoir le statut d’étudiant entrepreneur, encore insuffisamment connu. Celui-ci permet aux étudiants de monter leur projet d’entreprise en parallèle de leurs études et aux jeunes diplômés de conserver ou de retrouver le statut d’étudiant et les avantages qui y sont associés.

Ainsi, en dépit des difficultés actuelles du salariat, le contexte a rarement été aussi propice à la création d’entreprises en France. Gageons que les Milléniaux sauront tirer ainsi leur épingle du jeu et faire fi des vieux obstacles culturels.

Author
By
@coesteve1

Readers Comments


Add Your Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

In The News

Les Milléniaux, la génération qui rêve d’être patron ! Par Eric Cohen, Fondateur et Président de KEYRUS

TradeShow 13th juillet, 2016

Nous vivons une époque incertaine et formidable. Les jeunes générations Y et Z, aussi appelées Milléniaux, sont partagées entre une sécurité de l’emploi de plus en plus élusive en tant que salarié et la promesse de liberté que leur offre la perspective d’être entrepreneur. Les multiples études récentes à propos des 18-34 ans et de leur vision du travail le confirment : leurs attentes en termes d’autonomie, d’épanouissement, de flexibilité et de créativité font clairement pencher la balance en faveur de l’entrepreneuriat.

Nombreux sont les Milléniaux qui rêvent d’être leur propre patron et de réaliser leurs idées. Le seul véritable obstacle à dépasser – surtout en France – est celui de la prise de risque. 

Crainte d’échouer et peur de réussir : des maux français

Son nom barbare cache un fait bien réel : l’atychiphobie est le nom scientifique pour qualifier une crainte exagérée de l’échec. Il s’agit avant tout d’un problème culturel. Le système scolaire français développe en nous la crainte de la mauvaise note dès le plus jeune âge. Rien d’étonnant à ce que l’un des principaux freins évoqués quant au projet de création d’une d’entreprise soit la peur de l’échec (24% des personnes interrogées, selon l’Indice Entrepreneurial Français, nouvel outil de mesure du dynamisme entrepreneurial en France – février 2016*). Et pourtant, comme le disait si bien Steve Jobs, « ce qui sépare grandement les entrepreneurs qui réussissent de ceux qui échouent est la simple persévérance. »

Une crainte peut en cacher une autre… celle de réussir. La peur du succès est plus difficile à reconnaître et à déceler en soi car elle semble illogique.

Pourtant, notre culture nous donne de fortes injonctions, rarement conscientes. Réussir en France n’est pas forcément bien vu et peut susciter plus de méfiance et de critiques que d’admiration.

Heureusement, ces obstacles culturels tendent à s’atténuer, d’autant plus depuis l’avènement d’Internet et des NTIC qui nous permettent de communiquer sans frontière. Ce n’est pas par hasard si les Digital Natives – nés avec un ordinateur ou un portable entre les mains – sont bien plus enclins à choisir la voie de l’entrepreneuriat que leurs aînés. Ils ont le goût d’aller voir ailleurs, de dépasser les a priori et de regarder ce qui se fait dans d’autres pays.

D’où vient le mal, vient le remède

Si la peur d’échouer ou de réussir, associée aux complexités administratives caractéristiques de l’Hexagone, en ont découragé plus d’un par le passé, cela est moins vrai aujourd’hui où l’on assiste à une véritable explosion des start-ups, en particulier dans la High Tech, avec l’aide de plusieurs initiatives semi-privées** et le soutien d’entrepreneurs chevronnés qui ont su réussir en France lorsque c’était plus difficile encore. Il existe une réelle volonté de passer concrètement le témoin et de faire taire le French Bashing affirmant que la France est un enfer pour les créateurs d’entreprise.

Comment ne pas citer Xavier Niel, créateur de Free/iliad, qui finance le plus gros incubateur de start-ups au monde, « La Halle aux 1000 start-up », dont l’inauguration est prévue en début 2017. Mohed Altrad, PDG du Groupe Altrad et lauréat du prix 2015 du meilleur entrepreneur mondial de l’EY, met aujourd’hui son expérience au service de l’Agence France Entrepreneur***.

Tout récemment, le secrétariat d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche a lancé une campagne sur les médias digitaux**** destinée à promouvoir le statut d’étudiant entrepreneur, encore insuffisamment connu. Celui-ci permet aux étudiants de monter leur projet d’entreprise en parallèle de leurs études et aux jeunes diplômés de conserver ou de retrouver le statut d’étudiant et les avantages qui y sont associés.

Ainsi, en dépit des difficultés actuelles du salariat, le contexte a rarement été aussi propice à la création d’entreprises en France. Gageons que les Milléniaux sauront tirer ainsi leur épingle du jeu et faire fi des vieux obstacles culturels.

By
@coesteve1
backtotop