Cloud hybride : cinq mythes à connaître ou à démasquer | Tribune de Sébastien Verger, CTO chez EMC France

Associant les avantages des clouds publics — agilité et faible coût — aux points forts des clouds privés — contrôle, performances et sécurité, le cloud hybride réunit le meilleur des deux mondes. Ces atouts jouent en effet un rôle essentiel dans le succès des entreprises, même si elles sont encore nombreuses à se demander ce qu’est vraiment un « cloud hybride ».

Deux options aux entreprises : monter à bord ou rester à quai. Pour y voir plus clair, je vous propose de démystifier les cinq grands mythes qui entourent généralement le cloud hybride.

1. Privé + public = hybride

Il ne suffit pas de faire cohabiter ces deux infrastructures pour créer un cloud hybride. En fait, vous risquez de ne disposer d’aucun des avantages respectifs de ces deux types de clouds et, au contraire, de multiplier les risques par deux ! D’une part, en déplaçant des données sécurisées vers le cloud public, il n’est guère difficile de violer les législations applicables à la protection des données ; d’autre part, la migration d’applis d’un cloud public vers un cloud privé peut entraîner des coûts inattendus. En vous dotant d’un cloud réellement hybride, vous maîtrisez vos charges de travail, ainsi que vos ressources réseau et de stockage, tout en limitant les risques et en augmentant la productivité.

2. Un cloud hybride est COMPLEXE et difficile à mettre en œuvre

L’utilisation de solutions techniques complètes permet de réduire la complexité et de choisir la technologie standard — Microsoft, OpenStack, VMware — sur laquelle reposera votre cloud hybride, mais également le type de cloud public avec lequel le cloud privé déployé sur site par un client pourra interagir. Une solution complète accélère trois éléments essentiels du développement : 1) une intégration de bout-en-bout et des tests permettant de vérifier que tous les composants fonctionnent ensemble ; 2) l’utilisation d’une infrastructure convergente qui simplifie considérablement la réalisation et le déploiement ; et 3) des plans prédéfinis pour les services, avec des workflows chargés d’automatiser le provisionnement par le biais d’un portail accessible en libre-service. 

3. Le cloud public est plus économique

Si l’on tient compte des problématiques de gouvernance, de risques et de conformité, le cloud hybride affiche en fait un coût total de possession moins élevé. Lorsque des données ou des charges de travail migrent vers le cloud public, il est facile d’outrepasser les réglementations locales ou internationales applicables à la protection des données. Les lois et les exigences locales varient d’un marché à l’autre, et certaines sont si complexes que les entreprises préfèrent tout simplement éviter les clouds publics. C’est pourquoi un cloud privé est recommandé pour certaines charges de travail plus sensibles. En Allemagne par exemple, les règles concernant la façon dont les données sont stockées et traitées sont particulièrement strictes. La solution réside dans la manière de panacher cloud public et cloud privé, en offrant à chaque charge de travail les avantages de l’un ou de l’autre, en fonction de ses exigences. 

4. Sur le cloud, le contrôle de données vous échappe

Alors que certains fournisseurs de services cloud particulièrement retors peuvent rendre difficile l’extraction ou la migration des données, un environnement de cloud hybride bien orchestré vous permettra de garder la main. Un cloud hybride bien administré fournira rapidement les ressources publiques et privées requises, assurant aux services informatiques un haut niveau de maîtrise et de visibilité, ainsi que l’accès en libre-service et « sur demande » dont sont friands les développeurs et les utilisateurs d’applications. 

5. Il est difficile de savoir quelles applications conviennent au cloud

Les entreprises sont souvent freinées par les interdépendances qui existent au sein d’une infrastructure IT complexe, ainsi que par la méconnaissance de leurs actifs informatiques et de leurs relations avec les applications métier. Avec une simple feuille de calcul et sans méthodologie rigoureuse, il est pratiquement impossible de savoir de façon précise si une application est ou non adaptée au cloud — et encore moins d’en connaître le positionnement dans une architecture de cloud. Les experts qui utilisent des plateformes automatisées pour collecter et analyser des données peuvent vous fournir une vue complète du portefeuille d’applications dont vous disposez et déterminer si vous devez migrer, consolider, moderniser ou oublier purement et simplement une application.

Si la définition du Cloud hybride reste encore floue, ses bénéfices indéniables en matière d’agilité et de réduction des coûts en font aujourd’hui le modèle incontournable de demain. Les entreprises qui préparent ou commencent leur transformation digitale ont donc tout intérêt à anticiper une future adoption et choisir dès maintenant des technologies qui permettront une intégration des mondes public et privé, c’est-à-dire des infrastructures convergées et des solutions logicielles éprouvées.

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Cloud hybride : cinq mythes à connaître ou à démasquer | Tribune de Sébastien Verger, CTO chez EMC France

28th juin, 2016

Associant les avantages des clouds publics — agilité et faible coût — aux points forts des clouds privés — contrôle, performances et sécurité, le cloud hybride réunit le meilleur des deux mondes. Ces atouts jouent en effet un rôle essentiel dans le succès des entreprises, même si elles sont encore nombreuses à se demander ce qu’est vraiment un « cloud hybride ».

Deux options aux entreprises : monter à bord ou rester à quai. Pour y voir plus clair, je vous propose de démystifier les cinq grands mythes qui entourent généralement le cloud hybride.

1. Privé + public = hybride

Il ne suffit pas de faire cohabiter ces deux infrastructures pour créer un cloud hybride. En fait, vous risquez de ne disposer d’aucun des avantages respectifs de ces deux types de clouds et, au contraire, de multiplier les risques par deux ! D’une part, en déplaçant des données sécurisées vers le cloud public, il n’est guère difficile de violer les législations applicables à la protection des données ; d’autre part, la migration d’applis d’un cloud public vers un cloud privé peut entraîner des coûts inattendus. En vous dotant d’un cloud réellement hybride, vous maîtrisez vos charges de travail, ainsi que vos ressources réseau et de stockage, tout en limitant les risques et en augmentant la productivité.

2. Un cloud hybride est COMPLEXE et difficile à mettre en œuvre

L’utilisation de solutions techniques complètes permet de réduire la complexité et de choisir la technologie standard — Microsoft, OpenStack, VMware — sur laquelle reposera votre cloud hybride, mais également le type de cloud public avec lequel le cloud privé déployé sur site par un client pourra interagir. Une solution complète accélère trois éléments essentiels du développement : 1) une intégration de bout-en-bout et des tests permettant de vérifier que tous les composants fonctionnent ensemble ; 2) l’utilisation d’une infrastructure convergente qui simplifie considérablement la réalisation et le déploiement ; et 3) des plans prédéfinis pour les services, avec des workflows chargés d’automatiser le provisionnement par le biais d’un portail accessible en libre-service. 

3. Le cloud public est plus économique

Si l’on tient compte des problématiques de gouvernance, de risques et de conformité, le cloud hybride affiche en fait un coût total de possession moins élevé. Lorsque des données ou des charges de travail migrent vers le cloud public, il est facile d’outrepasser les réglementations locales ou internationales applicables à la protection des données. Les lois et les exigences locales varient d’un marché à l’autre, et certaines sont si complexes que les entreprises préfèrent tout simplement éviter les clouds publics. C’est pourquoi un cloud privé est recommandé pour certaines charges de travail plus sensibles. En Allemagne par exemple, les règles concernant la façon dont les données sont stockées et traitées sont particulièrement strictes. La solution réside dans la manière de panacher cloud public et cloud privé, en offrant à chaque charge de travail les avantages de l’un ou de l’autre, en fonction de ses exigences. 

4. Sur le cloud, le contrôle de données vous échappe

Alors que certains fournisseurs de services cloud particulièrement retors peuvent rendre difficile l’extraction ou la migration des données, un environnement de cloud hybride bien orchestré vous permettra de garder la main. Un cloud hybride bien administré fournira rapidement les ressources publiques et privées requises, assurant aux services informatiques un haut niveau de maîtrise et de visibilité, ainsi que l’accès en libre-service et « sur demande » dont sont friands les développeurs et les utilisateurs d’applications. 

5. Il est difficile de savoir quelles applications conviennent au cloud

Les entreprises sont souvent freinées par les interdépendances qui existent au sein d’une infrastructure IT complexe, ainsi que par la méconnaissance de leurs actifs informatiques et de leurs relations avec les applications métier. Avec une simple feuille de calcul et sans méthodologie rigoureuse, il est pratiquement impossible de savoir de façon précise si une application est ou non adaptée au cloud — et encore moins d’en connaître le positionnement dans une architecture de cloud. Les experts qui utilisent des plateformes automatisées pour collecter et analyser des données peuvent vous fournir une vue complète du portefeuille d’applications dont vous disposez et déterminer si vous devez migrer, consolider, moderniser ou oublier purement et simplement une application.

Si la définition du Cloud hybride reste encore floue, ses bénéfices indéniables en matière d’agilité et de réduction des coûts en font aujourd’hui le modèle incontournable de demain. Les entreprises qui préparent ou commencent leur transformation digitale ont donc tout intérêt à anticiper une future adoption et choisir dès maintenant des technologies qui permettront une intégration des mondes public et privé, c’est-à-dire des infrastructures convergées et des solutions logicielles éprouvées.

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