Pour bâtir des villes intelligentes, aidons les habitants à prendre des décisions intelligentes – Richard Harris, Directeur de solutions, International Public Sector, Xerox

青い地球を見つめる大勢の人々

Nous souhaitons tous que nos villes fonctionnent mieux. La population urbaine connaît une croissance exponentielle et, d’ici 2050, 70 % des habitants de notre planète devraient être des citadins. Nous devons donc faire en sorte que nos villes soient plus agréables à vivre.

Une ville intelligente est le fruit d’une coopération étroite entre urbanisme et technologie. L’implémentation d’un système de transport intelligent (STI) est devenue fondamentale. Singapour, Amsterdam ou encore Londres ont d’ores et déjà intégré des STI proposant ainsi de nombreux services facilitant la mobilité. Et elles en récoltent aujourd’hui les fruits.

Ainsi, Londres a récemment été répertorié comme étant la ville la plus intelligente du Royaume-Uni selon l’indice des villes intelligentes élaboré par Huawei. Ses innovations liées au transport sont devenues un moteur de croissance et offrent une meilleure qualité de vie aux Londoniens.

Cependant, pour construire une ville intelligente, il faut commencer par comprendre le comportement de ses habitants. Cela permettra ensuite de leur fournir les informations dont ils auront besoin pour prendre des décisions « intelligentes ».

L’importance de l’expérience utilisateur

Si vous parlez à des voyageurs, ils vous diront très souvent qu’en matière de transports, leurs griefs sont généralement dus aux retards : chercher une place de parking, attendre un train ou un bus. Tout cela étant particulièrement irritant.

Beaucoup de citadins essaient de voir au-delà de ces problématiques et se projettent dans un futur où les voitures sans conducteurs feront leur apparition. En effet, nous avons échangé avec 1 200 voyageurs issus de différents pays d’Europe et il s’est avéré que la majorité d’entre eux s’attendent à utiliser une voiture autonome avant 2025.

Si ce type de véhicules représente une perspective intéressante, ce sondage indique néanmoins une certaine frustration de la part des répondants, notamment en ce qui concerne la façon dont les villes fonctionnent actuellement. Bien avant 2025, la politique des transports sera mise au défi pour mieux répondre aux besoins et aux exigences des habitants qui souhaitent voir émerger un grand nombre de services facilitant la mobilité.

Concentrons-nous par exemple sur la Génération Y. La mobilité est essentielle pour ces jeunes usagers (entre 18 et 24 ans) : 63 % privilégient l’utilisation de leur smartphone ou tablette pour planifier leurs trajets en ville. Environ 4 jeunes sur 10 ont déjà adopté des méthodes de paiement sans contact, et environ un tiers d’entre eux utilisent des applications mobiles pour obtenir des horaires ou des informations sur la circulation et pour réserver leurs déplacements.

Les utilisateurs confrontés quotidiennement aux files d’attentes et aux embouteillages se tournent tout naturellement vers les moyens simplifiant leurs trajets. La rapidité et la facilité d’utilisation des transports sont les facteurs déterminants qu’il faut prendre en compte pour concevoir les services nécessaires aux citadins.

Exploiter les données pour bâtir les villes intelligences

L’avenir des villes intelligentes s’articulera inéluctablement autour des données intégrées. Cette intégration est vitale si nous voulons collecter des informations issues de la masse de données générées par les terminaux de paiement, les caméras, voire même par les tweets des utilisateurs. Aujourd’hui, nous travaillons avec de nouveaux systèmes de back-office isolés pour chaque opération. Mais cela doit changer pour que l’ensemble des données soit centralisé au sein d’une même ressource.

En réalité, ces systèmes de back-office détiennent des données similaires et gèrent des transactions semblables. Il n’y a pas de contraintes techniques liées à la mise en place d’un système de back-office en charge de nombreux services. L’objectif étant de transformer la mobilité dans les villes afin d’optimiser les connexions entre les différents moyens de transports pour fluidifier les déplacements, de minimiser les coûts d’exploitation et de faciliter l’utilisation des transports grâce à l’analyse des données issues du comportement réel des voyageurs.

L’exploitation des données en temps réel – en fonction du voyage, de l’heure de la journée ou du mode de transport – permet d’offrir de meilleurs services d’information et d’élaborer des systèmes connectés efficaces pour le transport des usagers du futur.

La preuve par l’exemple

Los Angeles illustre parfaitement ces propos. Cette ville bénéficie d’un système intelligent de gestion du stationnement et de l’information (Xerox’s Merge Plaform) : des capteurs sont installés sur les place de parkings dans les rues du centre-ville. Le système combine l’ensemble des données provenant de ces espaces de stationnement extérieurs et des parkings souterrains pour fournir une vision globale. L’analyse de ces données est utilisée pour gérer l’entretien des stationnements, les revenus générés et les taux d’occupation. De plus, grâce à un algorithme permettant de faire varier la tarification en fonction de la disponibilité des places, le stationnement est optimisé.

Les résultats ? Une réduction de 10 % de la congestion liée occasionnée par les conducteurs à la  recherche d’une place libre. Un système similaire mis en place au Royaume-Uni permet une meilleure gestion du transport tout en réduisant l’encombrement et la pollution en ville.

Aujourd’hui, les technologies visant à développer les villes intelligentes existent bel et bien. Le véritable défi est de les mettre en œuvre et de changer le comportement des voyageurs.

A mesure que les villes deviendront plus intelligentes, les habitants s’adapteront. C’est pourquoi nous devons éliminer les obstacles en créant une expérience utilisateur plus fluide et attractive, que ce soit en termes de coûts, de paiement, de sécurité, d’usage, de fiabilité, de flexibilité et de facilité pour passer d’un mode de transport à un autre.

Tout cela nécessite un budget, de la planification, de la négociation et une excellente connaissance des  voyageurs… Mais pour mettre un terme aux cauchemars des embouteillages et autres frustrations que nous éprouvons lorsque nous voyageons dans nos villes, cela en vaut la peine.

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Pour bâtir des villes intelligentes, aidons les habitants à prendre des décisions intelligentes – Richard Harris, Directeur de solutions, International Public Sector, Xerox

青い地球を見つめる大勢の人々 24th juin, 2016

Nous souhaitons tous que nos villes fonctionnent mieux. La population urbaine connaît une croissance exponentielle et, d’ici 2050, 70 % des habitants de notre planète devraient être des citadins. Nous devons donc faire en sorte que nos villes soient plus agréables à vivre.

Une ville intelligente est le fruit d’une coopération étroite entre urbanisme et technologie. L’implémentation d’un système de transport intelligent (STI) est devenue fondamentale. Singapour, Amsterdam ou encore Londres ont d’ores et déjà intégré des STI proposant ainsi de nombreux services facilitant la mobilité. Et elles en récoltent aujourd’hui les fruits.

Ainsi, Londres a récemment été répertorié comme étant la ville la plus intelligente du Royaume-Uni selon l’indice des villes intelligentes élaboré par Huawei. Ses innovations liées au transport sont devenues un moteur de croissance et offrent une meilleure qualité de vie aux Londoniens.

Cependant, pour construire une ville intelligente, il faut commencer par comprendre le comportement de ses habitants. Cela permettra ensuite de leur fournir les informations dont ils auront besoin pour prendre des décisions « intelligentes ».

L’importance de l’expérience utilisateur

Si vous parlez à des voyageurs, ils vous diront très souvent qu’en matière de transports, leurs griefs sont généralement dus aux retards : chercher une place de parking, attendre un train ou un bus. Tout cela étant particulièrement irritant.

Beaucoup de citadins essaient de voir au-delà de ces problématiques et se projettent dans un futur où les voitures sans conducteurs feront leur apparition. En effet, nous avons échangé avec 1 200 voyageurs issus de différents pays d’Europe et il s’est avéré que la majorité d’entre eux s’attendent à utiliser une voiture autonome avant 2025.

Si ce type de véhicules représente une perspective intéressante, ce sondage indique néanmoins une certaine frustration de la part des répondants, notamment en ce qui concerne la façon dont les villes fonctionnent actuellement. Bien avant 2025, la politique des transports sera mise au défi pour mieux répondre aux besoins et aux exigences des habitants qui souhaitent voir émerger un grand nombre de services facilitant la mobilité.

Concentrons-nous par exemple sur la Génération Y. La mobilité est essentielle pour ces jeunes usagers (entre 18 et 24 ans) : 63 % privilégient l’utilisation de leur smartphone ou tablette pour planifier leurs trajets en ville. Environ 4 jeunes sur 10 ont déjà adopté des méthodes de paiement sans contact, et environ un tiers d’entre eux utilisent des applications mobiles pour obtenir des horaires ou des informations sur la circulation et pour réserver leurs déplacements.

Les utilisateurs confrontés quotidiennement aux files d’attentes et aux embouteillages se tournent tout naturellement vers les moyens simplifiant leurs trajets. La rapidité et la facilité d’utilisation des transports sont les facteurs déterminants qu’il faut prendre en compte pour concevoir les services nécessaires aux citadins.

Exploiter les données pour bâtir les villes intelligences

L’avenir des villes intelligentes s’articulera inéluctablement autour des données intégrées. Cette intégration est vitale si nous voulons collecter des informations issues de la masse de données générées par les terminaux de paiement, les caméras, voire même par les tweets des utilisateurs. Aujourd’hui, nous travaillons avec de nouveaux systèmes de back-office isolés pour chaque opération. Mais cela doit changer pour que l’ensemble des données soit centralisé au sein d’une même ressource.

En réalité, ces systèmes de back-office détiennent des données similaires et gèrent des transactions semblables. Il n’y a pas de contraintes techniques liées à la mise en place d’un système de back-office en charge de nombreux services. L’objectif étant de transformer la mobilité dans les villes afin d’optimiser les connexions entre les différents moyens de transports pour fluidifier les déplacements, de minimiser les coûts d’exploitation et de faciliter l’utilisation des transports grâce à l’analyse des données issues du comportement réel des voyageurs.

L’exploitation des données en temps réel – en fonction du voyage, de l’heure de la journée ou du mode de transport – permet d’offrir de meilleurs services d’information et d’élaborer des systèmes connectés efficaces pour le transport des usagers du futur.

La preuve par l’exemple

Los Angeles illustre parfaitement ces propos. Cette ville bénéficie d’un système intelligent de gestion du stationnement et de l’information (Xerox’s Merge Plaform) : des capteurs sont installés sur les place de parkings dans les rues du centre-ville. Le système combine l’ensemble des données provenant de ces espaces de stationnement extérieurs et des parkings souterrains pour fournir une vision globale. L’analyse de ces données est utilisée pour gérer l’entretien des stationnements, les revenus générés et les taux d’occupation. De plus, grâce à un algorithme permettant de faire varier la tarification en fonction de la disponibilité des places, le stationnement est optimisé.

Les résultats ? Une réduction de 10 % de la congestion liée occasionnée par les conducteurs à la  recherche d’une place libre. Un système similaire mis en place au Royaume-Uni permet une meilleure gestion du transport tout en réduisant l’encombrement et la pollution en ville.

Aujourd’hui, les technologies visant à développer les villes intelligentes existent bel et bien. Le véritable défi est de les mettre en œuvre et de changer le comportement des voyageurs.

A mesure que les villes deviendront plus intelligentes, les habitants s’adapteront. C’est pourquoi nous devons éliminer les obstacles en créant une expérience utilisateur plus fluide et attractive, que ce soit en termes de coûts, de paiement, de sécurité, d’usage, de fiabilité, de flexibilité et de facilité pour passer d’un mode de transport à un autre.

Tout cela nécessite un budget, de la planification, de la négociation et une excellente connaissance des  voyageurs… Mais pour mettre un terme aux cauchemars des embouteillages et autres frustrations que nous éprouvons lorsque nous voyageons dans nos villes, cela en vaut la peine.

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