Le traitement documentaire moderne, une question d’organisation, pas de technologies! Harald Grumser, Compart

a woman finger is selecting a folder on a digital screen

L’impression couleur haut débit est un champ de mines”, une déclaration qui a attiré l’attention de tous au Comparting 2015. Quels sont les problèmes dans ce domaine ?

Harald Grumser : Les constructeurs se concentrent d’abord sur les performances ; nous parlons, pour les imprimantes couleurs modernes, de vitesse moyenne de plus de 2 000 pages par minute et ceci dans une qualité haute résolution. Pour les entreprises, le défi consiste à déterminer quels sont leurs réels besoins en termes d’impression couleur. Cela implique de réunir toutes les parties prenantes autour d’une table – services généraux, informatique, éditique – pour trouver une solution adaptée. Vous imaginez bien que ceci demande beaucoup d’efforts, tant sur le plan organisationnel que sur le plan technologique.

L’impression jet d’encre haut débit utilise toujours un flux de données uniforme dans un processus de traitement par lots. Mais la correspondance transactionnelle numérique impose des exigences élevées sur le traitement documentaire sortant. Nous parlons de tout nouveau processus et de complexité qui se développent à un rythme exponentiel. N’est-ce pas un champ de mines encore plus dense ?

Harald Grumser : non, je ne crois pas, car il existe déjà des solutions qui répondent assez bien à ces nouvelles exigences. Prenons, par exemple, les technologies XML qui séparent la forme et le contenu. Elles ont juste besoin d’être correctement utilisées. La question majeure est stratégique, à savoir : choisir la bonne architecture, définir des modèles de formats uniformes pour les deux approches de traitement et distinguer clairement la logique métier de la préparation des documents spécifiques à chaque destinataire. Cela impacte les structures organisationnelles de l’entreprise ; c’est pourquoi les métiers, l’éditique, etc. ont besoin de définir ensemble les structures de traitement du document. D’un point de vue purement technique, il n’y a aucun champ de mines. C’est juste une question d’organisation.

Quel est le meilleur endroit pour prendre en charge la préparation des documents ?

Harald Grumser : sans aucun doute au début du processus même de gestion du traitement des documents sortants ; au moment où tous les documents sont sous leur forme brute. C’est à la toute fin de la chaîne de production, en totale indépendance d’avec les métiers que les documents doivent être formatés, modifiés et envoyés, pour l’ensemble des canaux physiques et électroniques.

Pouvez-vous nous expliquer le principe d’une architecture orientée services (SOA) dans le traitement des documents.

Harald Grumser : Le principe de base d’une architecture orientée services (SOA) est d’employer les services existants pour créer de nouvelles applications logicielles. Les services sont indépendants et ne s’appuient ni sur le contexte ni sur la structure des autres services. Elle renvoie finalement au découplage des applications des processus.

Une architecture orientée services vise à maintenir stable un certain nombre de services spécialisés ; cela réduit le coût de la gestion et du développement des interfaces techniques. Donc, au lieu de maîtriser la complexité, ce type d’architecture la réduit et la rend plus flexible.

Dans le traitement des documents, l’architecture orientée services peut fournir des services tels que la mise en forme d’un relevé de compte, l’application d’un cachet « copie » ou la préparation en temps réel d’une facture sous format HTML et PDF qui peut être requise à tout moment. Cela signifie que l’ordinateur ou le serveur fournissant ce service doit être extrêmement puissant pour pouvoir prendre en charge un quelconque traitement en temps réel. L’ensemble peut être effectué à l’aide de Web Services, qui sont apparus comme les technologies standard pour les architectures orientées services.

Harald Grumser Compart 2Harald Grumser, fondateur et PDG de Compart

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Le traitement documentaire moderne, une question d’organisation, pas de technologies! Harald Grumser, Compart

a woman finger is selecting a folder on a digital screen 1st juin, 2016

L’impression couleur haut débit est un champ de mines”, une déclaration qui a attiré l’attention de tous au Comparting 2015. Quels sont les problèmes dans ce domaine ?

Harald Grumser : Les constructeurs se concentrent d’abord sur les performances ; nous parlons, pour les imprimantes couleurs modernes, de vitesse moyenne de plus de 2 000 pages par minute et ceci dans une qualité haute résolution. Pour les entreprises, le défi consiste à déterminer quels sont leurs réels besoins en termes d’impression couleur. Cela implique de réunir toutes les parties prenantes autour d’une table – services généraux, informatique, éditique – pour trouver une solution adaptée. Vous imaginez bien que ceci demande beaucoup d’efforts, tant sur le plan organisationnel que sur le plan technologique.

L’impression jet d’encre haut débit utilise toujours un flux de données uniforme dans un processus de traitement par lots. Mais la correspondance transactionnelle numérique impose des exigences élevées sur le traitement documentaire sortant. Nous parlons de tout nouveau processus et de complexité qui se développent à un rythme exponentiel. N’est-ce pas un champ de mines encore plus dense ?

Harald Grumser : non, je ne crois pas, car il existe déjà des solutions qui répondent assez bien à ces nouvelles exigences. Prenons, par exemple, les technologies XML qui séparent la forme et le contenu. Elles ont juste besoin d’être correctement utilisées. La question majeure est stratégique, à savoir : choisir la bonne architecture, définir des modèles de formats uniformes pour les deux approches de traitement et distinguer clairement la logique métier de la préparation des documents spécifiques à chaque destinataire. Cela impacte les structures organisationnelles de l’entreprise ; c’est pourquoi les métiers, l’éditique, etc. ont besoin de définir ensemble les structures de traitement du document. D’un point de vue purement technique, il n’y a aucun champ de mines. C’est juste une question d’organisation.

Quel est le meilleur endroit pour prendre en charge la préparation des documents ?

Harald Grumser : sans aucun doute au début du processus même de gestion du traitement des documents sortants ; au moment où tous les documents sont sous leur forme brute. C’est à la toute fin de la chaîne de production, en totale indépendance d’avec les métiers que les documents doivent être formatés, modifiés et envoyés, pour l’ensemble des canaux physiques et électroniques.

Pouvez-vous nous expliquer le principe d’une architecture orientée services (SOA) dans le traitement des documents.

Harald Grumser : Le principe de base d’une architecture orientée services (SOA) est d’employer les services existants pour créer de nouvelles applications logicielles. Les services sont indépendants et ne s’appuient ni sur le contexte ni sur la structure des autres services. Elle renvoie finalement au découplage des applications des processus.

Une architecture orientée services vise à maintenir stable un certain nombre de services spécialisés ; cela réduit le coût de la gestion et du développement des interfaces techniques. Donc, au lieu de maîtriser la complexité, ce type d’architecture la réduit et la rend plus flexible.

Dans le traitement des documents, l’architecture orientée services peut fournir des services tels que la mise en forme d’un relevé de compte, l’application d’un cachet « copie » ou la préparation en temps réel d’une facture sous format HTML et PDF qui peut être requise à tout moment. Cela signifie que l’ordinateur ou le serveur fournissant ce service doit être extrêmement puissant pour pouvoir prendre en charge un quelconque traitement en temps réel. L’ensemble peut être effectué à l’aide de Web Services, qui sont apparus comme les technologies standard pour les architectures orientées services.

Harald Grumser Compart 2Harald Grumser, fondateur et PDG de Compart

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