Etude mondiale sur l’évolution du travail : les Français s’interrogent sur la fin du salariat | ADP

  • Précarité du travail redoutée par 47% des personnes interrogées en France
  • Disparition d’un âge légal de départ à la retraite pour 57%
  • 54% des Français pensent que l’entreprise libérée est un mythe

Les changements technologiques, culturels et économiques ont affecté à la fois la façon dont les salariés coopèrent les uns avec les autres mais également les outils qu’ils utilisent pour travailler. Même si ces bouleversements peuvent varier selon la région géographique, le secteur d’activité ou le poste occupé, il ne fait aucun doute qu’employeurs et salariés doivent s’adapter aussi rapidement que les changements se produisent. Qu’en est-il en France ? Que pensent les salariés ? Comment se projettent-ils dans un avenir proche ? ADP Research Institute® livre ici les résultats pour la France.

Le concept de carrière est-il mort ?

Dans un futur professionnel proche, 53% des répondants pensent qu’ils pourront travailler là où leurs compétences sont nécessaires, hors de tout lien de loyauté à une entreprise. Est-ce une révolution du concept de « carrière », reposant sur une suite d’expériences et de postes dans la vie d’un homme ou d’une femme ?
Cette révolution du travail pourrait même faire évoluer la notion de salaire garanti chaque mois : 56% des personnes interrogées estiment qu’elles seront payées en temps réel, à la mesure de leur contribution professionnelle.
La carrière telle qu’on l’entend aujourd’hui pourrait même ne plus avoir de fin… Plus de la moitié des Français consultés pour l’enquête (57%) considèrent que dans le futur, il n’y aura plus d’âge standard de départ à la retraite. En Europe, les plus pessimistes sur la survie d’un âge légal sont les Allemands avec 67% prédisant sa disparition.

Un environnement de travail dilué à travers le monde

Alors que la transformation numérique bouleverse l’ensemble des lignes métiers de l’entreprise, du marketing aux RH, en passant par la logistique par exemple, l’entreprise dispose de multiples outils numériques pour favoriser le travail à distance, mais également la formation sur de multiples supports digitaux (e-learning, video, serious games … sur PC ou tablettes). Un tiers des personnes interrogées (32%) pense que dans le futur, les technologies permettront d’apprendre tout ce qu’ils veulent, où et quand ils veulent, même si 52% des Européens interrogés sont anxieux à l’idée de devoir acquérir de nouvelles compétences en permanence.
Organiser son temps de travail grâce aux nouvelles technologies est désormais une tendance qui se confirme. Elle devrait s’accélérer, car dans le futur 48% des collaborateurs pensent qu’ils pourront travailler d’où ils veulent dans le monde ; 56% parient même sur un travail qui se fera exclusivement sur appareil mobile. Cela étant seuls 24% des Européens pensent que les nouvelles technologies permettront d’avoir des liens spatio-temporels renforcés avec d’autres personnes.
Ainsi l’entreprise s’étendrait au-delà des frontières, et la recherche de talents ne se ferait plus au niveau local mais à l’échelle mondiale pour 77% des personnes interrogées.

Le mythe de l’entreprise libérée

Avec l’usage banalisé des outils numériques dans le cadre professionnel, estompant la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée, plus de la moitié des salariés de l’entreprise (54%) estiment qu’à terme, ils pourront choisir leurs horaires de travail. Alors qu’une minorité de Néerlandais (44%) estiment pouvoir le faire.
Pour 47% des personnes interrogées en France, les entreprises embaucheront dans l’avenir exclusivement des travailleurs contractuels, au cas par cas. Ainsi la masse salariale pourrait se changer en un ensemble de freelances ou collaborateurs temporaires.
A l’heure de l’avènement de la flexibilité, 38% des répondants pensent que les départements et hiérarchies disparaîtront de l’entreprise. Cela étant plus de la moitié (54%) pensent au contraire que cela n’arrivera jamais. Est-ce à dire que l’entreprise libérée, popularisée en 2009 par Isaac Getz, devrait rester un mythe ?

Les entreprises ont les clés pour s’adapter

Réputés pessimistes, les salariés français interrogés dans l’étude ont exprimé leur confiance dans leur entreprise : elles sauront s’adapter aux tendances fortes du marché du travail. Les mutations les plus faciles à adopter seraient selon eux : le travail intégralement sur terminal mobile (79%), la possibilité de se former de n’importe où (77%), la rémunération en temps réel basée sur la contribution (73%) et la fin du rapport de loyauté des collaborateurs à l’entreprise (72%).

« Les mutations technologiques et culturelles ont toujours incité le monde du travail à innover. Aujourd’hui, une transformation mondiale encore plus rapide est en cours, et les entreprises doivent en avoir conscience », a déclaré Manuela Montagnana, Vice-Présidente des Ressources Humaines EMEA d’ADP. « Pour atteindre leurs objectifs et rester compétitifs, les employeurs doivent permettre une certaine flexibilité, montrer combien la technologie, et l’automatisation parfois, sont un soutien et non un obstacle. Les entreprises d’aujourd’hui doivent rendre possible l’épanouissement professionnel en fournissant des opportunités pour développer ses intérêts personnels, tout en contribuant aux missions de l’entreprise. »

Bien appréhender les besoins des collaborateurs et savoir y apporter des réponses adéquates comportent aussi de solides avantages en termes économiques. « Aborder les évolutions qui s’opèrent dans le monde du travail comme des opportunités, conduit les collaborateurs à être plus engagés, efficaces et impliqués », a ajouté Ahu Yildirmaz, Vice-Présidente et Directrice d’ADP Research Institute. « De plus, en adoptant ces changements de façon proactive, les entreprises sont en meilleure posture pour attirer et retenir les talents. »

En comprenant mieux l’évolution des besoins et des attentes de la population active dans le monde, les dirigeants d’entreprise peuvent développer les stratégies d’aujourd’hui, qui sur le long terme mèneront à des effectifs plus forts et plus productifs.
Retrouvez l’étude L’évolution du travail dans son intégralité : fr.adp.com/evolution-du-travail

 

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Etude mondiale sur l’évolution du travail : les Français s’interrogent sur la fin du salariat | ADP

15th mars, 2016
  • Précarité du travail redoutée par 47% des personnes interrogées en France
  • Disparition d’un âge légal de départ à la retraite pour 57%
  • 54% des Français pensent que l’entreprise libérée est un mythe

Les changements technologiques, culturels et économiques ont affecté à la fois la façon dont les salariés coopèrent les uns avec les autres mais également les outils qu’ils utilisent pour travailler. Même si ces bouleversements peuvent varier selon la région géographique, le secteur d’activité ou le poste occupé, il ne fait aucun doute qu’employeurs et salariés doivent s’adapter aussi rapidement que les changements se produisent. Qu’en est-il en France ? Que pensent les salariés ? Comment se projettent-ils dans un avenir proche ? ADP Research Institute® livre ici les résultats pour la France.

Le concept de carrière est-il mort ?

Dans un futur professionnel proche, 53% des répondants pensent qu’ils pourront travailler là où leurs compétences sont nécessaires, hors de tout lien de loyauté à une entreprise. Est-ce une révolution du concept de « carrière », reposant sur une suite d’expériences et de postes dans la vie d’un homme ou d’une femme ?
Cette révolution du travail pourrait même faire évoluer la notion de salaire garanti chaque mois : 56% des personnes interrogées estiment qu’elles seront payées en temps réel, à la mesure de leur contribution professionnelle.
La carrière telle qu’on l’entend aujourd’hui pourrait même ne plus avoir de fin… Plus de la moitié des Français consultés pour l’enquête (57%) considèrent que dans le futur, il n’y aura plus d’âge standard de départ à la retraite. En Europe, les plus pessimistes sur la survie d’un âge légal sont les Allemands avec 67% prédisant sa disparition.

Un environnement de travail dilué à travers le monde

Alors que la transformation numérique bouleverse l’ensemble des lignes métiers de l’entreprise, du marketing aux RH, en passant par la logistique par exemple, l’entreprise dispose de multiples outils numériques pour favoriser le travail à distance, mais également la formation sur de multiples supports digitaux (e-learning, video, serious games … sur PC ou tablettes). Un tiers des personnes interrogées (32%) pense que dans le futur, les technologies permettront d’apprendre tout ce qu’ils veulent, où et quand ils veulent, même si 52% des Européens interrogés sont anxieux à l’idée de devoir acquérir de nouvelles compétences en permanence.
Organiser son temps de travail grâce aux nouvelles technologies est désormais une tendance qui se confirme. Elle devrait s’accélérer, car dans le futur 48% des collaborateurs pensent qu’ils pourront travailler d’où ils veulent dans le monde ; 56% parient même sur un travail qui se fera exclusivement sur appareil mobile. Cela étant seuls 24% des Européens pensent que les nouvelles technologies permettront d’avoir des liens spatio-temporels renforcés avec d’autres personnes.
Ainsi l’entreprise s’étendrait au-delà des frontières, et la recherche de talents ne se ferait plus au niveau local mais à l’échelle mondiale pour 77% des personnes interrogées.

Le mythe de l’entreprise libérée

Avec l’usage banalisé des outils numériques dans le cadre professionnel, estompant la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée, plus de la moitié des salariés de l’entreprise (54%) estiment qu’à terme, ils pourront choisir leurs horaires de travail. Alors qu’une minorité de Néerlandais (44%) estiment pouvoir le faire.
Pour 47% des personnes interrogées en France, les entreprises embaucheront dans l’avenir exclusivement des travailleurs contractuels, au cas par cas. Ainsi la masse salariale pourrait se changer en un ensemble de freelances ou collaborateurs temporaires.
A l’heure de l’avènement de la flexibilité, 38% des répondants pensent que les départements et hiérarchies disparaîtront de l’entreprise. Cela étant plus de la moitié (54%) pensent au contraire que cela n’arrivera jamais. Est-ce à dire que l’entreprise libérée, popularisée en 2009 par Isaac Getz, devrait rester un mythe ?

Les entreprises ont les clés pour s’adapter

Réputés pessimistes, les salariés français interrogés dans l’étude ont exprimé leur confiance dans leur entreprise : elles sauront s’adapter aux tendances fortes du marché du travail. Les mutations les plus faciles à adopter seraient selon eux : le travail intégralement sur terminal mobile (79%), la possibilité de se former de n’importe où (77%), la rémunération en temps réel basée sur la contribution (73%) et la fin du rapport de loyauté des collaborateurs à l’entreprise (72%).

« Les mutations technologiques et culturelles ont toujours incité le monde du travail à innover. Aujourd’hui, une transformation mondiale encore plus rapide est en cours, et les entreprises doivent en avoir conscience », a déclaré Manuela Montagnana, Vice-Présidente des Ressources Humaines EMEA d’ADP. « Pour atteindre leurs objectifs et rester compétitifs, les employeurs doivent permettre une certaine flexibilité, montrer combien la technologie, et l’automatisation parfois, sont un soutien et non un obstacle. Les entreprises d’aujourd’hui doivent rendre possible l’épanouissement professionnel en fournissant des opportunités pour développer ses intérêts personnels, tout en contribuant aux missions de l’entreprise. »

Bien appréhender les besoins des collaborateurs et savoir y apporter des réponses adéquates comportent aussi de solides avantages en termes économiques. « Aborder les évolutions qui s’opèrent dans le monde du travail comme des opportunités, conduit les collaborateurs à être plus engagés, efficaces et impliqués », a ajouté Ahu Yildirmaz, Vice-Présidente et Directrice d’ADP Research Institute. « De plus, en adoptant ces changements de façon proactive, les entreprises sont en meilleure posture pour attirer et retenir les talents. »

En comprenant mieux l’évolution des besoins et des attentes de la population active dans le monde, les dirigeants d’entreprise peuvent développer les stratégies d’aujourd’hui, qui sur le long terme mèneront à des effectifs plus forts et plus productifs.
Retrouvez l’étude L’évolution du travail dans son intégralité : fr.adp.com/evolution-du-travail

 

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