Startups de la French Tech, soyez « Born Global » pour continuer à briller au-delà du CES

Internet of Things (IoT) connected devices around the world
Pour Yves de Montcheuil, le Revenue Godfather de Restlet, se positionner comme un acteur international dès le premier jour est une clé du succès!

Pour le Revenue Godfather de Restlet, fournisseur d’une plateforme permettant aux entreprises de piloter leur transformation numérique grâce aux APIs, cette start-up présente un excellent exemple concret de cette philosophie. D’après Yves de Montcheuil, être « Born Global » pour un éditeur de logiciel, est la condition sine qua non du succès. Dans un marché global où les concurrents sont américains, européens ou asiatiques, adopter au premier jour une culture internationale permet d’affronter ces rivaux à armes égales, et de créer une de ces success stories dont la French Tech commence à être synonyme.

Le fondateur (et maintenant CTO) de Restlet, Jérôme Louvel, s’est installé dans la Silicon Valley juste après sa première levée de fonds d’un montant de 1.5 million d’euros, en 2012. L’équipe a été renforcée en 2015 avec l’arrivée d’un CEO américain, Paul Doscher, surnommé au sein de l’écosystème « The Old Surfer Dude ». En revanche, la start-up a implanté son centre d’engineering dans la métropole French Tech de Nantes : une vingtaine d’ingénieurs de pointe y développent et exploitent la plateforme pour les APIs de Restlet à destination des utilisateurs dans le monde entier.

Clairement, les nombreuses startups représentant la France au CES de Las Vegas cette année sont un vrai facteur de fierté pour l’industrie du numérique français. Avec 200 exposants, ces sociétés innovantes nées en France représentent le plus gros contingent international du CES, distancées uniquement par les exposants américains.

Et pourtant, au-delà de cette effervescence légitime autour du CES et de ce qui est, pour certains, un premier contact avec le marché mondial de l’innovation technologique, il est parfois difficile d’assurer un décollage du business hors des frontières. Fort de son expérience de développement mondial de plusieurs startups, Yves de Montcheuil, Revenue Godfather de Restlet, met en exergue, en quatre points, les clés du succès :

  1. Penser « international » dès le premier jour de la création de la société, des langues de l’interface utilisateur aux contraintes réglementaires, des processus internes à la communication corporate. Le marché adressé est global et la startup doit l’être également.
  2. Garder en mémoire que les Etats-Unis sont la patrie naturelle du logiciel et de la technologie et qu’il est important d’utiliser les codes marketing américains car ils sont compris partout. Il sera toujours temps de spécialiser les campagnes marketing plus tard, notamment quand les ressources seront plus importantes.
  3. Prendre conscience que la France, en revanche, est la patrie de l’innovation, de la R&D. Le « Made in France » dans la technologie est non seulement vendeur, il constitue un réel avantage pour les start-ups grâce à la qualité des écoles d’ingénieurs et des formations dans le domaine informatique.
  4. Ne pas oublier le marketing : pour réussir, la qualité du produit et l’innovation ne suffisent pas. L’école américaine, en combinant innovation et marketing, détrône les concurrents. Il s’agit d’une réelle approche à dupliquer, en allant chercher les bonnes compétences là où elles existent.
Related Topics
Author
By
@coesteve1
Related Posts

Readers Comments


Add Your Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

In The News

Startups de la French Tech, soyez « Born Global » pour continuer à briller au-delà du CES

Internet of Things (IoT) connected devices around the world 6th janvier, 2016
Pour Yves de Montcheuil, le Revenue Godfather de Restlet, se positionner comme un acteur international dès le premier jour est une clé du succès!

Pour le Revenue Godfather de Restlet, fournisseur d’une plateforme permettant aux entreprises de piloter leur transformation numérique grâce aux APIs, cette start-up présente un excellent exemple concret de cette philosophie. D’après Yves de Montcheuil, être « Born Global » pour un éditeur de logiciel, est la condition sine qua non du succès. Dans un marché global où les concurrents sont américains, européens ou asiatiques, adopter au premier jour une culture internationale permet d’affronter ces rivaux à armes égales, et de créer une de ces success stories dont la French Tech commence à être synonyme.

Le fondateur (et maintenant CTO) de Restlet, Jérôme Louvel, s’est installé dans la Silicon Valley juste après sa première levée de fonds d’un montant de 1.5 million d’euros, en 2012. L’équipe a été renforcée en 2015 avec l’arrivée d’un CEO américain, Paul Doscher, surnommé au sein de l’écosystème « The Old Surfer Dude ». En revanche, la start-up a implanté son centre d’engineering dans la métropole French Tech de Nantes : une vingtaine d’ingénieurs de pointe y développent et exploitent la plateforme pour les APIs de Restlet à destination des utilisateurs dans le monde entier.

Clairement, les nombreuses startups représentant la France au CES de Las Vegas cette année sont un vrai facteur de fierté pour l’industrie du numérique français. Avec 200 exposants, ces sociétés innovantes nées en France représentent le plus gros contingent international du CES, distancées uniquement par les exposants américains.

Et pourtant, au-delà de cette effervescence légitime autour du CES et de ce qui est, pour certains, un premier contact avec le marché mondial de l’innovation technologique, il est parfois difficile d’assurer un décollage du business hors des frontières. Fort de son expérience de développement mondial de plusieurs startups, Yves de Montcheuil, Revenue Godfather de Restlet, met en exergue, en quatre points, les clés du succès :

  1. Penser « international » dès le premier jour de la création de la société, des langues de l’interface utilisateur aux contraintes réglementaires, des processus internes à la communication corporate. Le marché adressé est global et la startup doit l’être également.
  2. Garder en mémoire que les Etats-Unis sont la patrie naturelle du logiciel et de la technologie et qu’il est important d’utiliser les codes marketing américains car ils sont compris partout. Il sera toujours temps de spécialiser les campagnes marketing plus tard, notamment quand les ressources seront plus importantes.
  3. Prendre conscience que la France, en revanche, est la patrie de l’innovation, de la R&D. Le « Made in France » dans la technologie est non seulement vendeur, il constitue un réel avantage pour les start-ups grâce à la qualité des écoles d’ingénieurs et des formations dans le domaine informatique.
  4. Ne pas oublier le marketing : pour réussir, la qualité du produit et l’innovation ne suffisent pas. L’école américaine, en combinant innovation et marketing, détrône les concurrents. Il s’agit d’une réelle approche à dupliquer, en allant chercher les bonnes compétences là où elles existent.
By
@coesteve1
backtotop