Selon une étude Xerox, les établissements de services financiers se tournent vers le Big Data pour lutter contre les activités frauduleuses

big data

Alors que le nombre de fraudes bancaires en ligne a doublé, la confidentialité et la sécurité des données sont considérées comme des défis prioritaires.

Les établissements de services financiers utilisent de plus en plus le Big Data pour lutter contre les fraudes, d’après une récente étude réalisée par le cabinet Forrester pour le compte de Xerox.

Au cours des 12 prochains mois, plus de la moitié (48 %) des décideurs informatiques et des responsables d’entreprises du secteur financier ont déclaré qu’ils comptaient analyser l’historique de leurs données clients afin d’identifier et de lutter contre les comportements potentiellement frauduleux. 

En partant de ce constat, la confidentialité et la sécurité des données sont identifiées par les établissements de services financiers (44 %) comme étant les principaux défis des 12-24 prochains mois. Avec l’entrée en vigueur aux États-Unis de la nouvelle loi sur la protection des données (GDPR – General Data Protection Regulation) à l’horizon 2017, la confidentialité des données va devenir une préoccupation de plus en plus contraignante pour les entreprises.

Craig Saunders, Director, Analytics Resource Centre, Xerox Consulting and Analytics Services, précise : « Détecter les fraudes et communiquer sur ce sujet constituent un défi de taille, qui devient particulièrement sensible lorsque les données financières des utilisateurs sont en jeu. De plus en plus d’entreprises prennent conscience de la nécessité d’investir dans des infrastructures techniques, de façon à mieux analyser les données clients disponibles, à identifier les comportements et à détecter plus rapidement les anomalies. Il est encourageant de constater que cette approche demeure une priorité pour les années à venir. »

xerox

Ces résultats s’inscrivent dans le cadre d’une étude* plus larges relative aux stratégies Big Data des entreprises européennes. Réalisée par le cabinet Forrester pour le compte de Xerox, cette étude met en lumière les résultats obtenus auprès de 90 grands établissements financiers, notamment dans les secteurs de la banque, des services financiers et des assurances.

Manque de compétences et conformité insuffisante

Au-delà de l’identification des fraudeurs, les prestataires de services financiers mentionnent comme principaux défis les attentes grandissantes en termes de conformité juridique (43 %) et de reporting (42 %).

Avec ces exigences de transparence accrues imposées aux systèmes financiers, il n’est pas étonnant de constater que les entreprises du secteur citent également le manque de compétences en ingénierie des données (41 %) comme l’une des problématiques majeures pour l’avenir. A ce titre, un tiers (33 %) des sondés envisagent d’engager un plus grand nombre d’ingénieurs des données et de data scientists au cours des 12–24 prochains mois.

Mais il ne s’agit peut-être que de l’arbre qui cache la forêt. D’après l’étude Xerox, plus des deux tiers (69 %) des établissements de services financiers trouvent encore des données erronées au sein de leur système. Cela signifie qu’une refonte complète en interne s’avère nécessaire avant que ces entreprises ne puissent exploiter pleinement leurs données.

Lors des 12 prochains mois, une hausse des investissements en matière d’analyse des échanges et des risques (65 %) contribuera à mieux détecter les fraudes. Cependant,  concernant l’amélioration des bases de données existantes, l’étude indique que, pour les établissements de services financiers en particulier, 28 % des sondés envisagent de s’associer avec des prestataires externes afin d’accélérer la mise en œuvre de projets liés au Big Data lors des 12 prochains mois. 

Craig Saunders ajoute : « La perspective d’utiliser des données imprécises a de quoi donner des insomnies aux cadres financiers. Une chose est sûre toutefois : la grande majorité des entreprises est en train d’adopter la technologie Big Data en tant que stratégie transverse de l’entreprise. Si celle-ci est mise en œuvre correctement avec le soutien des bons partenaires, l’ensemble du secteur en récoltera les fruits : l’immense volume de données collectées permettra de combler d’anciennes lacunes et offrira l’opportunité d’améliorer les services existants. »

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Selon une étude Xerox, les établissements de services financiers se tournent vers le Big Data pour lutter contre les activités frauduleuses

big data 14th décembre, 2015

Alors que le nombre de fraudes bancaires en ligne a doublé, la confidentialité et la sécurité des données sont considérées comme des défis prioritaires.

Les établissements de services financiers utilisent de plus en plus le Big Data pour lutter contre les fraudes, d’après une récente étude réalisée par le cabinet Forrester pour le compte de Xerox.

Au cours des 12 prochains mois, plus de la moitié (48 %) des décideurs informatiques et des responsables d’entreprises du secteur financier ont déclaré qu’ils comptaient analyser l’historique de leurs données clients afin d’identifier et de lutter contre les comportements potentiellement frauduleux. 

En partant de ce constat, la confidentialité et la sécurité des données sont identifiées par les établissements de services financiers (44 %) comme étant les principaux défis des 12-24 prochains mois. Avec l’entrée en vigueur aux États-Unis de la nouvelle loi sur la protection des données (GDPR – General Data Protection Regulation) à l’horizon 2017, la confidentialité des données va devenir une préoccupation de plus en plus contraignante pour les entreprises.

Craig Saunders, Director, Analytics Resource Centre, Xerox Consulting and Analytics Services, précise : « Détecter les fraudes et communiquer sur ce sujet constituent un défi de taille, qui devient particulièrement sensible lorsque les données financières des utilisateurs sont en jeu. De plus en plus d’entreprises prennent conscience de la nécessité d’investir dans des infrastructures techniques, de façon à mieux analyser les données clients disponibles, à identifier les comportements et à détecter plus rapidement les anomalies. Il est encourageant de constater que cette approche demeure une priorité pour les années à venir. »

xerox

Ces résultats s’inscrivent dans le cadre d’une étude* plus larges relative aux stratégies Big Data des entreprises européennes. Réalisée par le cabinet Forrester pour le compte de Xerox, cette étude met en lumière les résultats obtenus auprès de 90 grands établissements financiers, notamment dans les secteurs de la banque, des services financiers et des assurances.

Manque de compétences et conformité insuffisante

Au-delà de l’identification des fraudeurs, les prestataires de services financiers mentionnent comme principaux défis les attentes grandissantes en termes de conformité juridique (43 %) et de reporting (42 %).

Avec ces exigences de transparence accrues imposées aux systèmes financiers, il n’est pas étonnant de constater que les entreprises du secteur citent également le manque de compétences en ingénierie des données (41 %) comme l’une des problématiques majeures pour l’avenir. A ce titre, un tiers (33 %) des sondés envisagent d’engager un plus grand nombre d’ingénieurs des données et de data scientists au cours des 12–24 prochains mois.

Mais il ne s’agit peut-être que de l’arbre qui cache la forêt. D’après l’étude Xerox, plus des deux tiers (69 %) des établissements de services financiers trouvent encore des données erronées au sein de leur système. Cela signifie qu’une refonte complète en interne s’avère nécessaire avant que ces entreprises ne puissent exploiter pleinement leurs données.

Lors des 12 prochains mois, une hausse des investissements en matière d’analyse des échanges et des risques (65 %) contribuera à mieux détecter les fraudes. Cependant,  concernant l’amélioration des bases de données existantes, l’étude indique que, pour les établissements de services financiers en particulier, 28 % des sondés envisagent de s’associer avec des prestataires externes afin d’accélérer la mise en œuvre de projets liés au Big Data lors des 12 prochains mois. 

Craig Saunders ajoute : « La perspective d’utiliser des données imprécises a de quoi donner des insomnies aux cadres financiers. Une chose est sûre toutefois : la grande majorité des entreprises est en train d’adopter la technologie Big Data en tant que stratégie transverse de l’entreprise. Si celle-ci est mise en œuvre correctement avec le soutien des bons partenaires, l’ensemble du secteur en récoltera les fruits : l’immense volume de données collectées permettra de combler d’anciennes lacunes et offrira l’opportunité d’améliorer les services existants. »

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