La gestion des adresses IP, DNS et DHCP : le parent pauvre des infrastructures IT – Par Hervé DHELIN, EfficientIP

Depuis quelques années déjà, les entreprises ont compris que pour rester compétitives elles devaient veiller à deux enjeux majeurs : la continuité du business et l’agilité ; ces objectifs étant bien sûr supportés par leurs systèmes d’information.

Un constat alarmant

Quels que soient les secteurs d’activité, les entreprises et fournisseurs de services doivent maintenant gérer un écosystème informatique de plus en plus complexe et diversifié (smartphones, tablettes ou Internet des objets). Toutes les applications d’aujourd’hui à destination des employés, partenaires ou consommateurs sont basées sur le protocole IP. Or, force est de constater qu’un grand nombre d’entreprises manque encore de solutions DDI globales et efficaces pour gérer ces services DNS, DHCP et les adresses IP. Au lieu de cela, elles comptent sur un méli-mélo de solutions open-source ou du marché obsolètes et disparates ainsi que sur des processus manuels. Bref, des solutions vieillissantes et non adaptées aux réalités d’aujourd’hui (open source, fichiers Excel, services Microsoft,…).

Pour rester agiles, il est indispensable que les entreprises s’appuient sur une infrastructure moderne capable de gérer efficacement leurs ressources IP, souvent liées au cloud, à la virtualisation ou à la mobilité.

L’utilisation d’une solution DDI intégrée et moderne contribue à transformer le réseau d’un centre de coûts en un centre de profit.

Une solution DDI (DNS / DHCP / IPAM) est nécessaire à toute organisation pour assurer la disponibilité des services DNS et DHCP et attribuer les ressources IP logiquement. En outre, elle permet de simplifier et d’automatiser la gestion de la relation entre les DNS, DHCP et l’IPAM garantissant la fiabilité et la disponibilité des applications critiques tout en améliorant la productivité de l’équipe de réseau.

L’absence de migration vers des outils modernes : un gouffre financier

Si elles continuent à s’appuyer sur des méthodes archaïques, les entreprises rencontreront inexorablement un goulot d’étranglement dans la gestion de leur infrastructure et par conséquent un problème de rapidité et d’agilité avec des incidences sur la continuité du service ou sur la rapidité à déployer de nouvelles applications. En utilisant des solutions démodées, les entreprises s’exposent à plusieurs risques:

· Une gestion des données compliquée : le volume d’informations en constante progression, combiné à la gestion manuelle avec des outils obsolètes ou non adaptés (gestion via des fichiers Excel par exemple) impactent la performance et le business de l’entreprise. Ce type d’administration est bien souvent inefficace et à l’origine de nombreuses erreurs. En conséquence, pour résoudre les problèmes rencontrés et gérer les projets en cours ou à venir, les équipes IT perdent un temps précieux. Au-delà du temps perdu, l’indisponibilité d’applications ou de services a un impact direct sur la rentabilité ou la profitabilité des entreprises

· Une intégration et une transition difficiles : dans le cadre d’une collaboration entre plusieurs services, filiales ou entreprises, gérer et travailler ensemble à partir des mêmes données semble très compliqué. Autre répercussion : sans outils performants, l’intégration avec d’autres composants du système d’information est plus que compromise. Quelques organisations envisagent une migration vers IPv6, une solution DDI peut faciliter cette migration. Une gestion manuelle de l’IPAM avec des tableurs rend cette migration impossible ou à très hauts risques.

· Des collaborateurs qualifiés à recruter : en terme de ressources, une entreprise mal équipée doit s’appuyer sur une équipe de consultants compétents en interne pour palier aux obstacles cités précédemment. Or, le marché manque cruellement de personnes aptes à administrer au mieux le système d’information avec ce type d’outils. Sans recrutement qualifié, la gestion de l’infrastructure est chronophage pour les informaticiens en place. L’entreprise doit alors déléguer à des entreprises spécialisées sur ces questions pour soulager ses équipes ; une décision nécessaire mais coûteuse. Alors qu’une solution moderne DDI permet une délégation de certaines tâches vers des personnes moins qualifiées. L’outil veillera au suivi des bonnes pratiques et assurera la conformité ou une bonne gouvernance en fonction de règles métier pré-définies.

Et on dénombre bien d’autres écueils chez les entreprises utilisant un système d’administration obsolète : les gestionnaires de réseau basculent constamment sur des outils de gestion disparates, le temps de diagnostic des pannes croît et les problèmes non détectés sont plus importants. Par ailleurs, le contrôle de la sécurité des architectures DNS est une caractéristique importante dans un projet DDI intégré car la perte provisoire de service réseau DNS lors d’une attaque est nuisible aux opérations voire à toute l’entreprise. Une attaque DNS peut causer des dégâts très lourds: perte d’accès à des applications, vol de la propriété intellectuelle, vol de données clients ou réputation mise à mal.

Une prise de conscience qui peine à s’installer

Malgré les écueils rencontrés et leurs conséquences sur le business de l’entreprise, une étude IDC révèle que la pénétration d’une solution DDI intégrée dans l’entreprise est relativement faible. En 2013, IDC a évalué la taille du marché DDI mondial à $ 450,6 million ; un faible chiffre par rapport au marché des applications de gestion de réseau estimé à 2,7 milliards $ et à un marché de l’infrastructure de réseau totalisant 38,9 milliards $ en 2013.

Ces chiffres s’avèrent plutôt inquiétant lorsqu’on sait que l’objectif d’une solution d’entreprise DDI est de rationaliser et simplifier les processus pour gérer les ressources et services IP de l’organisation. Une condition évidente pour assurer la continuité d’activité de l’entreprise.

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La gestion des adresses IP, DNS et DHCP : le parent pauvre des infrastructures IT – Par Hervé DHELIN, EfficientIP

14th décembre, 2015

Depuis quelques années déjà, les entreprises ont compris que pour rester compétitives elles devaient veiller à deux enjeux majeurs : la continuité du business et l’agilité ; ces objectifs étant bien sûr supportés par leurs systèmes d’information.

Un constat alarmant

Quels que soient les secteurs d’activité, les entreprises et fournisseurs de services doivent maintenant gérer un écosystème informatique de plus en plus complexe et diversifié (smartphones, tablettes ou Internet des objets). Toutes les applications d’aujourd’hui à destination des employés, partenaires ou consommateurs sont basées sur le protocole IP. Or, force est de constater qu’un grand nombre d’entreprises manque encore de solutions DDI globales et efficaces pour gérer ces services DNS, DHCP et les adresses IP. Au lieu de cela, elles comptent sur un méli-mélo de solutions open-source ou du marché obsolètes et disparates ainsi que sur des processus manuels. Bref, des solutions vieillissantes et non adaptées aux réalités d’aujourd’hui (open source, fichiers Excel, services Microsoft,…).

Pour rester agiles, il est indispensable que les entreprises s’appuient sur une infrastructure moderne capable de gérer efficacement leurs ressources IP, souvent liées au cloud, à la virtualisation ou à la mobilité.

L’utilisation d’une solution DDI intégrée et moderne contribue à transformer le réseau d’un centre de coûts en un centre de profit.

Une solution DDI (DNS / DHCP / IPAM) est nécessaire à toute organisation pour assurer la disponibilité des services DNS et DHCP et attribuer les ressources IP logiquement. En outre, elle permet de simplifier et d’automatiser la gestion de la relation entre les DNS, DHCP et l’IPAM garantissant la fiabilité et la disponibilité des applications critiques tout en améliorant la productivité de l’équipe de réseau.

L’absence de migration vers des outils modernes : un gouffre financier

Si elles continuent à s’appuyer sur des méthodes archaïques, les entreprises rencontreront inexorablement un goulot d’étranglement dans la gestion de leur infrastructure et par conséquent un problème de rapidité et d’agilité avec des incidences sur la continuité du service ou sur la rapidité à déployer de nouvelles applications. En utilisant des solutions démodées, les entreprises s’exposent à plusieurs risques:

· Une gestion des données compliquée : le volume d’informations en constante progression, combiné à la gestion manuelle avec des outils obsolètes ou non adaptés (gestion via des fichiers Excel par exemple) impactent la performance et le business de l’entreprise. Ce type d’administration est bien souvent inefficace et à l’origine de nombreuses erreurs. En conséquence, pour résoudre les problèmes rencontrés et gérer les projets en cours ou à venir, les équipes IT perdent un temps précieux. Au-delà du temps perdu, l’indisponibilité d’applications ou de services a un impact direct sur la rentabilité ou la profitabilité des entreprises

· Une intégration et une transition difficiles : dans le cadre d’une collaboration entre plusieurs services, filiales ou entreprises, gérer et travailler ensemble à partir des mêmes données semble très compliqué. Autre répercussion : sans outils performants, l’intégration avec d’autres composants du système d’information est plus que compromise. Quelques organisations envisagent une migration vers IPv6, une solution DDI peut faciliter cette migration. Une gestion manuelle de l’IPAM avec des tableurs rend cette migration impossible ou à très hauts risques.

· Des collaborateurs qualifiés à recruter : en terme de ressources, une entreprise mal équipée doit s’appuyer sur une équipe de consultants compétents en interne pour palier aux obstacles cités précédemment. Or, le marché manque cruellement de personnes aptes à administrer au mieux le système d’information avec ce type d’outils. Sans recrutement qualifié, la gestion de l’infrastructure est chronophage pour les informaticiens en place. L’entreprise doit alors déléguer à des entreprises spécialisées sur ces questions pour soulager ses équipes ; une décision nécessaire mais coûteuse. Alors qu’une solution moderne DDI permet une délégation de certaines tâches vers des personnes moins qualifiées. L’outil veillera au suivi des bonnes pratiques et assurera la conformité ou une bonne gouvernance en fonction de règles métier pré-définies.

Et on dénombre bien d’autres écueils chez les entreprises utilisant un système d’administration obsolète : les gestionnaires de réseau basculent constamment sur des outils de gestion disparates, le temps de diagnostic des pannes croît et les problèmes non détectés sont plus importants. Par ailleurs, le contrôle de la sécurité des architectures DNS est une caractéristique importante dans un projet DDI intégré car la perte provisoire de service réseau DNS lors d’une attaque est nuisible aux opérations voire à toute l’entreprise. Une attaque DNS peut causer des dégâts très lourds: perte d’accès à des applications, vol de la propriété intellectuelle, vol de données clients ou réputation mise à mal.

Une prise de conscience qui peine à s’installer

Malgré les écueils rencontrés et leurs conséquences sur le business de l’entreprise, une étude IDC révèle que la pénétration d’une solution DDI intégrée dans l’entreprise est relativement faible. En 2013, IDC a évalué la taille du marché DDI mondial à $ 450,6 million ; un faible chiffre par rapport au marché des applications de gestion de réseau estimé à 2,7 milliards $ et à un marché de l’infrastructure de réseau totalisant 38,9 milliards $ en 2013.

Ces chiffres s’avèrent plutôt inquiétant lorsqu’on sait que l’objectif d’une solution d’entreprise DDI est de rationaliser et simplifier les processus pour gérer les ressources et services IP de l’organisation. Une condition évidente pour assurer la continuité d’activité de l’entreprise.

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