Indépendance financière et stratégie de pure player dans le secteur IT : un gage de qualité pour les clients – Jean-René BEZANCON, Directeur d’Advantys

Flat design e-commerce vector illustration

Dans un marché ultra concurrentiel à l’image de celui des nouvelles technologies, les mouvements capitalistiques influent fortement sur la stratégie de développement des entreprises et amènent fréquemment ces dernières à opérer à des rapprochements plus ou moins pertinents.

Dans ce contexte, force est de constater que le secteur de la gestion documentaire (BPM, GED, ECM) connaît de profondes mutations qui se traduisent par des opérations de fusions-acquisitions. Bien que certaines opérations semblent porter leurs fruits, il n’en demeure pas moins qu’un bon nombre ont pour objectif de tuer un concurrent et de capter son portefeuille clients (nous nous trouvons  alors dans une pure logique de référencement). La notion de projet industriel est totalement absente de ces opérations.

Mais alors, que devient le client dans ce contexte ?

C’est ici la principale question. En effet, n’oublions pas que les technologies de gestion documentaire occupent souvent une place de premier plan dans le système d’information des entreprises… Les changements « structurels » des éditeurs peuvent donc impacter fortement ces dernières surtout si le rachat a pour objectif de ne plus maintenir la technologie acquise. Le client voit alors son investissement impacté et peut dans certains cas avoir à abandonner son projet et sa solution. En effet, faute d’évolution ou de support de bon niveau, la solution déployée peut rapidement devenir instable et ne pas répondre aux attentes opérationnelles exprimées.

Bien sûr, nombre de repreneurs utiliseront des arguments marketing parlant d’offres globales, unifiées à très grande valeur ajoutée… Pour autant, dans les faits, ces schémas sont rarement au rendez-vous et le client se voit « forcé » de souscrire à de nouvelles offres afin d’espérer pouvoir capitaliser sur sa solution. Nous ne sommes alors plus dans une démarche industrielle, mais uniquement dans une démarche commerciale initiée par les éditeurs.

De la responsabilité de penser son projet à long terme

Dans ce contexte, les DSI doivent, avant de déployer un outil de gestion documentaire, bien mesurer leur degré de dépendance vis-à-vis de l’application utilisée. Ce premier point est à compléter par une réelle analyse de la stratégie de développement de l’éditeur sélectionné. Ainsi, préférer un éditeur indépendant (sans investisseurs par exemple) avec une certaine gestion orientée « bon père de famille » doit permettre d’avoir plus de certitudes quant à la pérennité de la plateforme utilisée.

Déployer une application de gestion documentaire ne doit donc pas être un projet pris à la légère. Pour capitaliser à long terme sur leur investissement, les DSI doivent donc bien sûr évaluer dans un premier temps des critères technologiques, mais également mieux connaître leurs fournisseurs afin de s’assurer de leur capacité à les accompagner à long terme. Une stratégie de pure player et une indépendance financière semblent donc être des arguments indispensables pour se positionner en véritable partenaire des DSI.

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Indépendance financière et stratégie de pure player dans le secteur IT : un gage de qualité pour les clients – Jean-René BEZANCON, Directeur d’Advantys

Flat design e-commerce vector illustration 23rd novembre, 2015

Dans un marché ultra concurrentiel à l’image de celui des nouvelles technologies, les mouvements capitalistiques influent fortement sur la stratégie de développement des entreprises et amènent fréquemment ces dernières à opérer à des rapprochements plus ou moins pertinents.

Dans ce contexte, force est de constater que le secteur de la gestion documentaire (BPM, GED, ECM) connaît de profondes mutations qui se traduisent par des opérations de fusions-acquisitions. Bien que certaines opérations semblent porter leurs fruits, il n’en demeure pas moins qu’un bon nombre ont pour objectif de tuer un concurrent et de capter son portefeuille clients (nous nous trouvons  alors dans une pure logique de référencement). La notion de projet industriel est totalement absente de ces opérations.

Mais alors, que devient le client dans ce contexte ?

C’est ici la principale question. En effet, n’oublions pas que les technologies de gestion documentaire occupent souvent une place de premier plan dans le système d’information des entreprises… Les changements « structurels » des éditeurs peuvent donc impacter fortement ces dernières surtout si le rachat a pour objectif de ne plus maintenir la technologie acquise. Le client voit alors son investissement impacté et peut dans certains cas avoir à abandonner son projet et sa solution. En effet, faute d’évolution ou de support de bon niveau, la solution déployée peut rapidement devenir instable et ne pas répondre aux attentes opérationnelles exprimées.

Bien sûr, nombre de repreneurs utiliseront des arguments marketing parlant d’offres globales, unifiées à très grande valeur ajoutée… Pour autant, dans les faits, ces schémas sont rarement au rendez-vous et le client se voit « forcé » de souscrire à de nouvelles offres afin d’espérer pouvoir capitaliser sur sa solution. Nous ne sommes alors plus dans une démarche industrielle, mais uniquement dans une démarche commerciale initiée par les éditeurs.

De la responsabilité de penser son projet à long terme

Dans ce contexte, les DSI doivent, avant de déployer un outil de gestion documentaire, bien mesurer leur degré de dépendance vis-à-vis de l’application utilisée. Ce premier point est à compléter par une réelle analyse de la stratégie de développement de l’éditeur sélectionné. Ainsi, préférer un éditeur indépendant (sans investisseurs par exemple) avec une certaine gestion orientée « bon père de famille » doit permettre d’avoir plus de certitudes quant à la pérennité de la plateforme utilisée.

Déployer une application de gestion documentaire ne doit donc pas être un projet pris à la légère. Pour capitaliser à long terme sur leur investissement, les DSI doivent donc bien sûr évaluer dans un premier temps des critères technologiques, mais également mieux connaître leurs fournisseurs afin de s’assurer de leur capacité à les accompagner à long terme. Une stratégie de pure player et une indépendance financière semblent donc être des arguments indispensables pour se positionner en véritable partenaire des DSI.

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