Télécoms : les mauvaises surprises estivales sur la facture sont-elles inévitables ? Christophe Merre, Directeur Marketing Saaswedo – Editeur de la solution DATALERT

L’été est à nos portes et avec lui promesses de voyages et d’horizons nouveaux. Autant de moments de dépaysement à l’étranger qui pourraient bien laisser un goût amer dans la bouche des particuliers comme des entreprises qui oublieront un trouble-fête notoire : le roaming.

Soixante mails, une quinzaine de minutes passée sur un site d’information et peut être 2 minutes à consulter une vidéo sur Youtube… bref, une journée normale pour une personne faisant un usage modéré de son smartphone. Au total, une cinquantaine de mégaoctets consommés – un détail sur un contrat télécom standard.

Sauf à l’étranger. Pour ces mêmes usages, un individu de l’autre côté de l’Atlantique ou en mission pour son entreprise en Asie pourra voir la facture battre des records, jusqu’à 400 euros par jour dans certains pays !

Le phénomène est d’ailleurs bien connu. Le roaming ou itinérance est un phénomène avec lequel certains professionnels ont appris à vivre, coupant complètement leur téléphone à l’étranger ou se procurant sur place un appareil avec un plan de communication local, pour éviter une consommation intempestive de « data ». Quant aux particuliers, combattre le phénomène revient souvent à se priver de toutes les habitudes qui font en d’autres lieux la joie des possesseurs de smartphone.

Mais au-delà des inconvénients de telles pratiques, plus les organisations sont importantes et tournées vers l’international, plus une malheureuse erreur a de chances de se produire. Avec à la clé une facture dantesque pour des usages qui ne feraient pourtant pas sourciller dans l’Hexagone. A l’image de cette entreprise qui gère plus de 5000 lignes mobiles et qui a vu au mois de mars 2015 une seule d’entre elles lui coûter près de 50 000 euros, soit un peu moins du tiers du coût mensuel pour la totalité de son parc : en cause, un data roaming de 8,6 Go.

Des réponses pour les particuliers et les entreprises

En Europe, le sujet est un vieux serpent de mer. Pendant son mandat consacré aux affaires numériques à la commission européenne (2009-2014), Neelie Kroes avait fait de la fin du roaming dans l’Union l’un de ses chevaux de bataille. Las, prévu à l’origine pour fin 2015, juste avant que la commissaire ne quitte son poste, l’échéance a depuis été repoussée par le Conseil Européen à 2018 pour un nouvel examen, préférant à l’abolition une alternative axée sur l’attribution automatique d’un forfait de base au tarif local pour les utilisateurs en déplacement à l’étranger.

D’ici là et pour ceux qui ne voudraient pas limiter leurs déplacements à l’Union Européenne, la problématique reste entière. Heureusement, des applications, gratuitement disponibles sur les principaux stores d’Apple et Google, permettent d’ores et déjà de surveiller en temps réel sa consommation de data. Objectif : éviter le « Bill shock », c’est-à-dire la mauvaise surprise sur la facture télécom en fin de mois. Etre alerté d’un dépassement de forfait data ou d’un comportement, visionnage de vidéos ou autre, qui consomme énormément de données, est une première étape nécessaire.

Si un particulier peut s’en tenir là, le monde de l’entreprise, plus complexe, ne peut s’en contenter. Des services complémentaires sont nécessaires, à destination des gestionnaires de flottes mobiles notamment. Ceux-ci doivent, eux-aussi, pouvoir garder un œil, en temps réel sur l’ensemble des terminaux présents à l’étranger, tout en se gardant (entre autres) la possibilité d’alerter en direct et de façon personnalisée un utilisateur d’une consommation qui risquerait de coûter très cher.

Cerise sur le gâteau, une telle approche peut sans problème se montrer compatible avec l’immense majorité des systèmes, notamment de Mobile Device Management (MDM), qu’utilisent déjà les entreprises pour améliorer la gestion de leurs parcs. Entre logiciels historiques déjà installés et technologies innovantes de start-up, nul doute que les entreprises sensibilisées aux problèmes du roaming pourront donc appréhender l’été tout aussi sereinement que les vacanciers.

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Télécoms : les mauvaises surprises estivales sur la facture sont-elles inévitables ? Christophe Merre, Directeur Marketing Saaswedo – Editeur de la solution DATALERT

26th juin, 2015

L’été est à nos portes et avec lui promesses de voyages et d’horizons nouveaux. Autant de moments de dépaysement à l’étranger qui pourraient bien laisser un goût amer dans la bouche des particuliers comme des entreprises qui oublieront un trouble-fête notoire : le roaming.

Soixante mails, une quinzaine de minutes passée sur un site d’information et peut être 2 minutes à consulter une vidéo sur Youtube… bref, une journée normale pour une personne faisant un usage modéré de son smartphone. Au total, une cinquantaine de mégaoctets consommés – un détail sur un contrat télécom standard.

Sauf à l’étranger. Pour ces mêmes usages, un individu de l’autre côté de l’Atlantique ou en mission pour son entreprise en Asie pourra voir la facture battre des records, jusqu’à 400 euros par jour dans certains pays !

Le phénomène est d’ailleurs bien connu. Le roaming ou itinérance est un phénomène avec lequel certains professionnels ont appris à vivre, coupant complètement leur téléphone à l’étranger ou se procurant sur place un appareil avec un plan de communication local, pour éviter une consommation intempestive de « data ». Quant aux particuliers, combattre le phénomène revient souvent à se priver de toutes les habitudes qui font en d’autres lieux la joie des possesseurs de smartphone.

Mais au-delà des inconvénients de telles pratiques, plus les organisations sont importantes et tournées vers l’international, plus une malheureuse erreur a de chances de se produire. Avec à la clé une facture dantesque pour des usages qui ne feraient pourtant pas sourciller dans l’Hexagone. A l’image de cette entreprise qui gère plus de 5000 lignes mobiles et qui a vu au mois de mars 2015 une seule d’entre elles lui coûter près de 50 000 euros, soit un peu moins du tiers du coût mensuel pour la totalité de son parc : en cause, un data roaming de 8,6 Go.

Des réponses pour les particuliers et les entreprises

En Europe, le sujet est un vieux serpent de mer. Pendant son mandat consacré aux affaires numériques à la commission européenne (2009-2014), Neelie Kroes avait fait de la fin du roaming dans l’Union l’un de ses chevaux de bataille. Las, prévu à l’origine pour fin 2015, juste avant que la commissaire ne quitte son poste, l’échéance a depuis été repoussée par le Conseil Européen à 2018 pour un nouvel examen, préférant à l’abolition une alternative axée sur l’attribution automatique d’un forfait de base au tarif local pour les utilisateurs en déplacement à l’étranger.

D’ici là et pour ceux qui ne voudraient pas limiter leurs déplacements à l’Union Européenne, la problématique reste entière. Heureusement, des applications, gratuitement disponibles sur les principaux stores d’Apple et Google, permettent d’ores et déjà de surveiller en temps réel sa consommation de data. Objectif : éviter le « Bill shock », c’est-à-dire la mauvaise surprise sur la facture télécom en fin de mois. Etre alerté d’un dépassement de forfait data ou d’un comportement, visionnage de vidéos ou autre, qui consomme énormément de données, est une première étape nécessaire.

Si un particulier peut s’en tenir là, le monde de l’entreprise, plus complexe, ne peut s’en contenter. Des services complémentaires sont nécessaires, à destination des gestionnaires de flottes mobiles notamment. Ceux-ci doivent, eux-aussi, pouvoir garder un œil, en temps réel sur l’ensemble des terminaux présents à l’étranger, tout en se gardant (entre autres) la possibilité d’alerter en direct et de façon personnalisée un utilisateur d’une consommation qui risquerait de coûter très cher.

Cerise sur le gâteau, une telle approche peut sans problème se montrer compatible avec l’immense majorité des systèmes, notamment de Mobile Device Management (MDM), qu’utilisent déjà les entreprises pour améliorer la gestion de leurs parcs. Entre logiciels historiques déjà installés et technologies innovantes de start-up, nul doute que les entreprises sensibilisées aux problèmes du roaming pourront donc appréhender l’été tout aussi sereinement que les vacanciers.

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