Stantlife, la start-up au service de la mémoire collective

Le collaboratif : aujourd’hui une tendance conso, demain culturelle ?

Force est de constater la création de nombreuses start-up, sur le thème de la consommation collaborative notamment lancées par la génération Y.

C’est en effet un phénomène de société qui reflète bien un état de conscience propre à un contexte économique difficile.

La génération Y est consciente de vivre sur une poudrière. Ces jeunes tendent davantage à devenir des acteurs citoyens et engagés pour un mieux vivre ensemble. Ils sont de plus en plus sensibles aux gestes et aux actes citoyens, du fait d’une éducation raisonnées et d’une sensibilisation dès le plus jeune âge ex. tri des déchets, gaspillage alimentaire, etc.). C’est une génération, qui est née et qui grandit dans un monde déjà en « souffrance » : catastrophe écologique, consommation de masse, pénurie d’eau…

Selon Eric Boisselier et Philippe Pujau, co-fondateurs de Stantlife, cette consommation collaborative peut donner vie à d’autres tendances telle que le partage de souvenirs, d’archives, d’anecdotes. C’est pourquoi, ils ont imaginé une plateforme qui surfe sur la volonté de mutualiser les souvenirs de chacun autour d’un événement et ainsi créer à terme la plus grande bibliothèque de témoignages et d’anecdotes.

Et ce afin de pouvoir répondre à la question : qu’adviendra t-il de la mémoire collective et des données sur le web dans un demi siècle ?

Si les réseaux sociaux ont du succès auprès du grand public, les données qui y sont partagées restent néanmoins pour la majorité d’entre elles conservées dans la sphère privée (famille, amis). Stantlife donne l’occasion de partager un autre type de contenu, celui qui a justement pour vocation de sortir de la sphère privée pour construire l’histoire de tous.

  • 85% des Français sont inscrits sur au moins un réseau social, dont 55% sont actifs
  • En moyenne un internaute est membre de 3,5 réseaux sociaux sur lesquels il passe 1 heure 30 par jour

Stantlife face à l’hyper instantanéité des réseaux sociaux

  • durée de vie d’un post facebook : 3,2 heures
  • durée moyenne de vie d’une image sur Snapchat : 3 secondes
  • durée de vie d’un tweet sur twitter : 2,8 heures
  • même les articles de media online sont aussi « biodégradables »

Stantlife propose à chaque utilisateur de contribuer au devoir de mémoire afin que chacun puisse retrouver des anecdotes, témoignages écrits ou visuels, autour d’un événement marquant de la vie (historique, économique, écologique, climatique, événements sportifs, musical …)

Stantlife a pour ambition de créer un centre d’archives originale et parallèle aux autres systèmes existants. La plateforme n’a pas de vocation universitaire ou encyclopédique, l’ajout de contenu n’est pas soumis à un pré-requis de légitimé de celui qui écrit. Le contenu sur Stantlife sera d’autant plus riche que le spectre des contributeurs sera large.

 » Face aux réseaux communautaires restreints et à l’individualisme grandissant, nous posons la question de savoir qui, si ce n’est nous citoyens français, est le garant de la conservation de notre mémoire ? Etre acteur de l’histoire, témoigner sur des événements d’aujourd’hui ou d’il y a dix, voire vingt ans maximum, pour que dans 50 ans vous retrouviez une mémoire collective de ces moments là : c’est notre ambition » explique Eric Boisselier, co-fondateur de Stantlife.

Stantlife a tout de même prévu un mode « personnel » pour les événements privés (type mariage, anniversaire…) pour permettre de faire l’album de l’événement avec la contribution de tous, y compris les proches qui ne font pas partie de vos cercles sur les réseaux sociaux, car ils ne sont pas tous membres du même réseau social.

Une plateforme ouverte à tous

Stantlife n’est pas un réseau social ni un forum c’est une plateforme de partage de données publiques, ouverte à tous et gratuite.

Dans la même veine que Wikipedia, l’utilisateur peut être contributeur ou visiteur. Le but est d’alimenter au maximum la plateforme afin que les visiteurs puissent y retrouver toutes les données rattachées à un événement en particulier. Sur Stantlife, pas besoin d’être expert ou historien.

Stantlife propose à tout un chacun d’apporter sa contribution sur la plateforme quelque soit l’événement et quelque soit la forme : une simple photo, un témoignage en une phrase suffit pour alimenter la mémoire. C’est la raison pour laquelle Stantlife interpelle les internautes, « retrouvons la mémoire, rassemblons les instants de chacun, pour construire l’histoire de tous ».

Stantlife en ligne depuis juillet 2013, a besoin de la participation des internautes contrairement à ses concurrents israéliens qui utilisent l’agrégation de posts publiés sur les réseaux sociaux existants. Ce qui différencie également Stantlife, c’est que la plateforme est centrée sur un événement afin de rassembler la vision de la communauté des participants.

 

 

 

Sources: Chiffres réseaux sociaux 2014 pour la France source Blog du Modérateur

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Stantlife, la start-up au service de la mémoire collective

3rd juillet, 2014

Le collaboratif : aujourd’hui une tendance conso, demain culturelle ?

Force est de constater la création de nombreuses start-up, sur le thème de la consommation collaborative notamment lancées par la génération Y.

C’est en effet un phénomène de société qui reflète bien un état de conscience propre à un contexte économique difficile.

La génération Y est consciente de vivre sur une poudrière. Ces jeunes tendent davantage à devenir des acteurs citoyens et engagés pour un mieux vivre ensemble. Ils sont de plus en plus sensibles aux gestes et aux actes citoyens, du fait d’une éducation raisonnées et d’une sensibilisation dès le plus jeune âge ex. tri des déchets, gaspillage alimentaire, etc.). C’est une génération, qui est née et qui grandit dans un monde déjà en « souffrance » : catastrophe écologique, consommation de masse, pénurie d’eau…

Selon Eric Boisselier et Philippe Pujau, co-fondateurs de Stantlife, cette consommation collaborative peut donner vie à d’autres tendances telle que le partage de souvenirs, d’archives, d’anecdotes. C’est pourquoi, ils ont imaginé une plateforme qui surfe sur la volonté de mutualiser les souvenirs de chacun autour d’un événement et ainsi créer à terme la plus grande bibliothèque de témoignages et d’anecdotes.

Et ce afin de pouvoir répondre à la question : qu’adviendra t-il de la mémoire collective et des données sur le web dans un demi siècle ?

Si les réseaux sociaux ont du succès auprès du grand public, les données qui y sont partagées restent néanmoins pour la majorité d’entre elles conservées dans la sphère privée (famille, amis). Stantlife donne l’occasion de partager un autre type de contenu, celui qui a justement pour vocation de sortir de la sphère privée pour construire l’histoire de tous.

  • 85% des Français sont inscrits sur au moins un réseau social, dont 55% sont actifs
  • En moyenne un internaute est membre de 3,5 réseaux sociaux sur lesquels il passe 1 heure 30 par jour

Stantlife face à l’hyper instantanéité des réseaux sociaux

  • durée de vie d’un post facebook : 3,2 heures
  • durée moyenne de vie d’une image sur Snapchat : 3 secondes
  • durée de vie d’un tweet sur twitter : 2,8 heures
  • même les articles de media online sont aussi « biodégradables »

Stantlife propose à chaque utilisateur de contribuer au devoir de mémoire afin que chacun puisse retrouver des anecdotes, témoignages écrits ou visuels, autour d’un événement marquant de la vie (historique, économique, écologique, climatique, événements sportifs, musical …)

Stantlife a pour ambition de créer un centre d’archives originale et parallèle aux autres systèmes existants. La plateforme n’a pas de vocation universitaire ou encyclopédique, l’ajout de contenu n’est pas soumis à un pré-requis de légitimé de celui qui écrit. Le contenu sur Stantlife sera d’autant plus riche que le spectre des contributeurs sera large.

 » Face aux réseaux communautaires restreints et à l’individualisme grandissant, nous posons la question de savoir qui, si ce n’est nous citoyens français, est le garant de la conservation de notre mémoire ? Etre acteur de l’histoire, témoigner sur des événements d’aujourd’hui ou d’il y a dix, voire vingt ans maximum, pour que dans 50 ans vous retrouviez une mémoire collective de ces moments là : c’est notre ambition » explique Eric Boisselier, co-fondateur de Stantlife.

Stantlife a tout de même prévu un mode « personnel » pour les événements privés (type mariage, anniversaire…) pour permettre de faire l’album de l’événement avec la contribution de tous, y compris les proches qui ne font pas partie de vos cercles sur les réseaux sociaux, car ils ne sont pas tous membres du même réseau social.

Une plateforme ouverte à tous

Stantlife n’est pas un réseau social ni un forum c’est une plateforme de partage de données publiques, ouverte à tous et gratuite.

Dans la même veine que Wikipedia, l’utilisateur peut être contributeur ou visiteur. Le but est d’alimenter au maximum la plateforme afin que les visiteurs puissent y retrouver toutes les données rattachées à un événement en particulier. Sur Stantlife, pas besoin d’être expert ou historien.

Stantlife propose à tout un chacun d’apporter sa contribution sur la plateforme quelque soit l’événement et quelque soit la forme : une simple photo, un témoignage en une phrase suffit pour alimenter la mémoire. C’est la raison pour laquelle Stantlife interpelle les internautes, « retrouvons la mémoire, rassemblons les instants de chacun, pour construire l’histoire de tous ».

Stantlife en ligne depuis juillet 2013, a besoin de la participation des internautes contrairement à ses concurrents israéliens qui utilisent l’agrégation de posts publiés sur les réseaux sociaux existants. Ce qui différencie également Stantlife, c’est que la plateforme est centrée sur un événement afin de rassembler la vision de la communauté des participants.

 

 

 

Sources: Chiffres réseaux sociaux 2014 pour la France source Blog du Modérateur

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