Le nouveau visage de l’identité à l’ère du numérique – Par John Elkaim, VP Marketing GIGYA

Robot touching screen

Depuis quelques années, nous assistons à une révolution de l’identité d’un nouveau genre, qui n’est pas provoquée par les orientations politiques des gouvernements, mais qui résulte plutôt de notre fréquentation croissante des plates-formes de médias sociaux.

En raison du fort engouement qu’ont rapidement suscité les technologies dites sociales, un certain nombre d’entreprises comme Facebook, Google et Twitter sont devenues des « fournisseurs d’identités ». Ceux qui se sont déjà inscrits sur un nouveau site Web avec leurs identifiants d’un autre compte de réseau social, plutôt que d’entrer un à un l’ensemble des renseignements personnels demandés, comprennent ce dont il est question et en mesurent les avantages.

Vos profils sur les sites de médias sociaux, comme Facebook, sont vérifiés par ceux qui rejoignent le réseau de vos « amis », comme on peut vous demander de certifier votre identité avant de vous délivrer un passeport. A ceci s’ajoutent les multiples règles appliquées par Facebook en vertu de sa politique de confidentialité, laquelle détermine les conditions de stockage et d’utilisation des données auxquelles doivent se soumettre les entreprises qui concluent un accord avec un utilisateur via une poignée de main virtuelle (‘virtual handshake’), autrement dit via l’écran d’authentification sur lequel vous vous inscrivez au moyen de votre compte Facebook. Et cette intégration de l’identité digitale s’étend à nos vies à mesure qu’elle quitte les confins de l’Internet pour constituer les interconnexions de l’« Internet des objets ».

Avec la généralisation de l’« Internet des objets », les usages de ces identités sociales vont se multiplier et devenir de plus en plus sophistiqués. Par exemple, les technologies sans contact (NFC) vont transformer les nouveaux modèles de smartphones en porte-monnaie électronique et pourquoi pas en un nouveau type de carte d’identité si l’on y intègre les services des fournisseurs d’identités sociales. Les formes d’identité traditionnelles deviennent progressivement redondantes et nous assistons progressivement à l’émergence d’une nouvelle forme, distincte de celle reconnue officiellement par l’état.

A la lumière des fuites de la NSA révélées par Edward Snowden, certains considéreront sûrement cette indépendance vis-à-vis du contrôle de l’état comme une victoire pour les libertés civiles. D’autres s’interrogeront sur les pouvoirs et les responsabilités des sociétés qui offriront ces services quant aux informations qu’elles s’engagent à conserver et à vérifier. Une chose est sûre, l’identité aura une influence croissante tant au niveau des développements futurs de la technologie que de ses applications dans nos vies au quotidien.

Related Topics
Author
By
@coesteve1
Related Posts

Readers Comments


Add Your Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

In The News

Le nouveau visage de l’identité à l’ère du numérique – Par John Elkaim, VP Marketing GIGYA

Robot touching screen 23rd mai, 2014

Depuis quelques années, nous assistons à une révolution de l’identité d’un nouveau genre, qui n’est pas provoquée par les orientations politiques des gouvernements, mais qui résulte plutôt de notre fréquentation croissante des plates-formes de médias sociaux.

En raison du fort engouement qu’ont rapidement suscité les technologies dites sociales, un certain nombre d’entreprises comme Facebook, Google et Twitter sont devenues des « fournisseurs d’identités ». Ceux qui se sont déjà inscrits sur un nouveau site Web avec leurs identifiants d’un autre compte de réseau social, plutôt que d’entrer un à un l’ensemble des renseignements personnels demandés, comprennent ce dont il est question et en mesurent les avantages.

Vos profils sur les sites de médias sociaux, comme Facebook, sont vérifiés par ceux qui rejoignent le réseau de vos « amis », comme on peut vous demander de certifier votre identité avant de vous délivrer un passeport. A ceci s’ajoutent les multiples règles appliquées par Facebook en vertu de sa politique de confidentialité, laquelle détermine les conditions de stockage et d’utilisation des données auxquelles doivent se soumettre les entreprises qui concluent un accord avec un utilisateur via une poignée de main virtuelle (‘virtual handshake’), autrement dit via l’écran d’authentification sur lequel vous vous inscrivez au moyen de votre compte Facebook. Et cette intégration de l’identité digitale s’étend à nos vies à mesure qu’elle quitte les confins de l’Internet pour constituer les interconnexions de l’« Internet des objets ».

Avec la généralisation de l’« Internet des objets », les usages de ces identités sociales vont se multiplier et devenir de plus en plus sophistiqués. Par exemple, les technologies sans contact (NFC) vont transformer les nouveaux modèles de smartphones en porte-monnaie électronique et pourquoi pas en un nouveau type de carte d’identité si l’on y intègre les services des fournisseurs d’identités sociales. Les formes d’identité traditionnelles deviennent progressivement redondantes et nous assistons progressivement à l’émergence d’une nouvelle forme, distincte de celle reconnue officiellement par l’état.

A la lumière des fuites de la NSA révélées par Edward Snowden, certains considéreront sûrement cette indépendance vis-à-vis du contrôle de l’état comme une victoire pour les libertés civiles. D’autres s’interrogeront sur les pouvoirs et les responsabilités des sociétés qui offriront ces services quant aux informations qu’elles s’engagent à conserver et à vérifier. Une chose est sûre, l’identité aura une influence croissante tant au niveau des développements futurs de la technologie que de ses applications dans nos vies au quotidien.

By
@coesteve1
backtotop