Trend Micro dévoile les coulisses de la cybercriminalité russe

Funny Fierce Black Cat Cartoon-Gatto Buffo Feroce

Après un premier volet consacré à la Chine (disponible en français), les équipes de chercheurs de Trend Micro dédient un nouveau livre blanc à la Russie (un premier livre blanc avait été publié en 2012 : The Russian Underground 101) dans le cadre de leur Cybercriminal Underground Economy Series #CEUS.

Intitulé « Russian Underground Revisited », ce livre blanc lève le voile sur l’économie de la cybercriminalité russe et ses particularités, et présente les services et produits illégaux faisant l’objet d’un commerce en Russie.

Il offre un aperçu de la nature unique et innovante qui caractérise le marché russe :

« Ce marché a été le premier à proposer des logiciels malveillants à l’intention des cybercriminels, qui n’avaient dès lors plus besoin de développer leurs propres outils de piratage, et pouvaient simplement se les procurer auprès de pairs. »

Il révèle par ailleurs que les services et produits liés au trafic sont les plus recherchés par les cybercriminels, et affichent de ce fait les prix les plus élevés.

« Le marché russe est notamment spécialisé dans la vente de systèmes de redirection d’URL, ainsi que dans les services d’acheminement de trafic et de Pay-per-install. Les produits et services liés au trafic constituent, en réalité, la pierre angulaire de l’industrie russe des logiciels malveillants… »

Il donne également un aperçu des tarifs pratiqués pour les outils de piratage les plus populaires, dont les chevaux de Troie, kits d’exploits et outils d’altération du trafic. L’étude montre, par exemple, que le tarif du cheval de Troie Phoenix est passé de 500 $ en 2011 à tout juste 35 $ fin 2013.

Les tarifs des services proposés par les cybercriminels y sont également présentés, parmi lesquels l’hébergement de serveurs proxy (1 $ par jour) et de serveurs VPN (15 $ en moyenne par jour).

« La cybercriminalité russe présente de nombreuses spécificités, sur lesquelles ce livre blanc apporte un éclairage », explique Loïc Guézo, Evangéliste Sécurité de l’Information pour l’Europe du Sud chez Trend Micro. « Il détaille notamment les différentes offres spécialisées disponibles en Russie et leur prix. Il propose une vision complète de la cybercriminalité russe afin de mettre en évidence une économie, certes souterraine, mais qui présente tous les attributs d’une économie classique. »

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Trend Micro dévoile les coulisses de la cybercriminalité russe

Funny Fierce Black Cat Cartoon-Gatto Buffo Feroce 14th mai, 2014

Après un premier volet consacré à la Chine (disponible en français), les équipes de chercheurs de Trend Micro dédient un nouveau livre blanc à la Russie (un premier livre blanc avait été publié en 2012 : The Russian Underground 101) dans le cadre de leur Cybercriminal Underground Economy Series #CEUS.

Intitulé « Russian Underground Revisited », ce livre blanc lève le voile sur l’économie de la cybercriminalité russe et ses particularités, et présente les services et produits illégaux faisant l’objet d’un commerce en Russie.

Il offre un aperçu de la nature unique et innovante qui caractérise le marché russe :

« Ce marché a été le premier à proposer des logiciels malveillants à l’intention des cybercriminels, qui n’avaient dès lors plus besoin de développer leurs propres outils de piratage, et pouvaient simplement se les procurer auprès de pairs. »

Il révèle par ailleurs que les services et produits liés au trafic sont les plus recherchés par les cybercriminels, et affichent de ce fait les prix les plus élevés.

« Le marché russe est notamment spécialisé dans la vente de systèmes de redirection d’URL, ainsi que dans les services d’acheminement de trafic et de Pay-per-install. Les produits et services liés au trafic constituent, en réalité, la pierre angulaire de l’industrie russe des logiciels malveillants… »

Il donne également un aperçu des tarifs pratiqués pour les outils de piratage les plus populaires, dont les chevaux de Troie, kits d’exploits et outils d’altération du trafic. L’étude montre, par exemple, que le tarif du cheval de Troie Phoenix est passé de 500 $ en 2011 à tout juste 35 $ fin 2013.

Les tarifs des services proposés par les cybercriminels y sont également présentés, parmi lesquels l’hébergement de serveurs proxy (1 $ par jour) et de serveurs VPN (15 $ en moyenne par jour).

« La cybercriminalité russe présente de nombreuses spécificités, sur lesquelles ce livre blanc apporte un éclairage », explique Loïc Guézo, Evangéliste Sécurité de l’Information pour l’Europe du Sud chez Trend Micro. « Il détaille notamment les différentes offres spécialisées disponibles en Russie et leur prix. Il propose une vision complète de la cybercriminalité russe afin de mettre en évidence une économie, certes souterraine, mais qui présente tous les attributs d’une économie classique. »

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