Xplor France: un nouveau groupe de travail sur le Vendor Relationship Management ou VRM

XplorFrance master-red_500

Le VRM veut répondre à une problématique du consommateur qui est submergé d’envois en trop grand nombre. Le consommateur, noyé, spammé, ne sait plus où donner de la tête. Il est question de savoir si des marques peuvent, en apportant quelque service à ce niveau, y trouver avantage.

Cette confusion du consommateur est amplifiée par le fait qu’il reçoit des messages en de multiples formats. Sous forme papier bien sûr dans sa boîte aux lettres, mais aussi électroniques, que ce soit sur son PC ou sur son mobile (e-mails, SMS, réseaux sociaux, etc.)

Xplor France, fidèle à son thème de s’intéresser à l’Entreprise qui communique, veut donc déchiffrer la communication et défricher ses marchés sous toutes ses formes et tendances.

Actuellement, les messages de l’entreprise sont déclinés vers les consommateurs avec trois dynamiques :

  • l’entreprise informe (une relation entreprise à consommateur)
  • l’entreprise et le consommateur dialoguent sur un canal (une relation dans les deux sens)
  • l’entreprise et le consommateur interagissent (un dialogue qui se déroule au travers de différents media)

Avec ces évolutions, il faut certainement de nouveaux outils. Mais est ce que ces outils vont aussi entraîner un changement fondamental et structurant d’attitude ?

Lors du petit-déjeuner du 16 janvier organisé sur ce thème, Didier Bioche et Gabriel Bres ont rappelé que ce concept n’est pas nouveau. Il a été proposé à Harvard en 2006 et a fait l’objet d’un livre blanc en France en 2010.

Le VRM est l’Organisation par le consommateur de ses relations avec ses fournisseurs,  les vendeurs, potentiels ou existants.

Le groupe de Travail VRM Xplor France regroupe de nombreuses fonctions pour favoriser les échanges transverses.

La 1ère session a donc continué avec la présentation des différents participants à la table ronde.

  • Mr Charles : Fidback , Agence de Services Marketing
  • Mr Dumortier : BePrem’s, une plateforme de dossiers pour fluidifier les échanges entre agences et locataires
  • Mr Goussé : Cecurity.com  le coffre fort communicant
  • Mr Louvet : Adminium,  plateforme de gestion administrative du particulier

Un calendrier a été présenté pour 2014 et un appel haut et fort à se joindre à ce groupe de réflexion a été lancé.

  • Mr Charles pense que l’avenir sera à une plate forme neutre qui présente les fonctionnalités d’un produit ou service sous marque neutre et si le client l’accepte, alors la marque pourra prendre le relais et faire une offre. On voit donc que l’offre domine la marque et la place de marché prend le lead. Elle se financerait au travers de rémunérations de type click&pay et par la vente d’études comportementales détaillées.
  • Mr Dumortier présente sa plateforme qui permet au locataire de remplir une seule fois son dossier administratif  et du coup le locataire « autorise » les agents immobiliers à lui faire des offres correspondant à son besoin.
  • Mr Goussé présente Cecurity.com qui est la plateforme technique de sécurité et de confiance nécessaire aux échanges qui peuvent être ainsi confiants (grâce aux divers labels), sécurisés, traçables et aller à terme jusqu’au contrat en ligne.
  • Mr Louvet présente Adminium qui est le bureau numérique du Particulier. C’est un espace sécurisé et auto alimenté par le particulier qui lui permet de gérer l’ensemble de ses documents administratifs avec classement automatique.

Le site a récemment fermé pour les raisons suivantes :

  • Les particuliers recherchaient du gratuit à 98% et seulement 2% souscrivaient aux offres premium payantes.
  • Les marques étaient défiantes dans un système qui menace de les désintermédier.
  • Les industriels n’étaient pas encore prêts.
  • Les capital-risqueurs non plus, car l’échelle de temps leur paraissaient trop aléatoire.

Mr Louvet a complété son intervention sur les conditions du succès et en particulier qu’il faut une taille critique pour que les marques sentent la pression pour une alliance qui leur paraît a priori contre nature.

Merci à Mr Louvet d’avoir éclairé avec autant de lucidité les attentes d’un marché qui est manifestement dans ses phases initiales et en recherche de maturité.

En fait le grand pari est que la génération dite Z (nés après 1995) aura une approche plus raisonnée de la consommation et donc le contenu émotionnel dans l’achat sera moindre. La possession d’objets banalisés sera moins influencée par les marques dont la mission est précisément de créer émotion et expérience.

Ajouté à une consommation des produits perçus comme plus interchangeables, commercialisés sous forme de service, on constatera une forte banalisation, amplifiée par les effets de recommandation par les consommateurs entre eux de type Tripadvisor

Ce renversement de pouvoir ira-t-il jusqu’à ce que le consommateur gère lui même activement ses données ?

Nos participants pensent que oui  (cf. le débat actuel sur Facebook et la gestion des données)

Bien sûr le VRM n’est pas un concept absolu et certaines initiatives de plateformes d’achat métier font du VRM ; il y a autant de niveaux de VRM que d’initiatives.

Un code de déontologie sera sans doute utile.

En termes plus Xploriens, on peut définir le VRM comme une « hyper personnalisation autorisée grâce à un outillage structuré »

Didier Bioche a souligné quelques initiatives internationales en particulier l’initiative britannique « My Data », financée par le service public qui tourne autour du « Big Data » et du « Consumer Empowerment ».

On parle aussi d’un service de la Poste Française où la Poste ouvre un service de collecte de factures à des émetteurs, qui du coup achèteront moins de timbres.

La transformation des business modèles, tels que le VRM la préfigure, n’en est pas à une contradiction ou à des soubresauts près.

Merci au groupe de travail VRM de Xplor France d’avoir organisé ce débat passionnant afin de suivre ces évolutions encore brouillonnes mais porteuses d’avenir.

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Xplor France: un nouveau groupe de travail sur le Vendor Relationship Management ou VRM

XplorFrance master-red_500 11th février, 2014

Le VRM veut répondre à une problématique du consommateur qui est submergé d’envois en trop grand nombre. Le consommateur, noyé, spammé, ne sait plus où donner de la tête. Il est question de savoir si des marques peuvent, en apportant quelque service à ce niveau, y trouver avantage.

Cette confusion du consommateur est amplifiée par le fait qu’il reçoit des messages en de multiples formats. Sous forme papier bien sûr dans sa boîte aux lettres, mais aussi électroniques, que ce soit sur son PC ou sur son mobile (e-mails, SMS, réseaux sociaux, etc.)

Xplor France, fidèle à son thème de s’intéresser à l’Entreprise qui communique, veut donc déchiffrer la communication et défricher ses marchés sous toutes ses formes et tendances.

Actuellement, les messages de l’entreprise sont déclinés vers les consommateurs avec trois dynamiques :

  • l’entreprise informe (une relation entreprise à consommateur)
  • l’entreprise et le consommateur dialoguent sur un canal (une relation dans les deux sens)
  • l’entreprise et le consommateur interagissent (un dialogue qui se déroule au travers de différents media)

Avec ces évolutions, il faut certainement de nouveaux outils. Mais est ce que ces outils vont aussi entraîner un changement fondamental et structurant d’attitude ?

Lors du petit-déjeuner du 16 janvier organisé sur ce thème, Didier Bioche et Gabriel Bres ont rappelé que ce concept n’est pas nouveau. Il a été proposé à Harvard en 2006 et a fait l’objet d’un livre blanc en France en 2010.

Le VRM est l’Organisation par le consommateur de ses relations avec ses fournisseurs,  les vendeurs, potentiels ou existants.

Le groupe de Travail VRM Xplor France regroupe de nombreuses fonctions pour favoriser les échanges transverses.

La 1ère session a donc continué avec la présentation des différents participants à la table ronde.

  • Mr Charles : Fidback , Agence de Services Marketing
  • Mr Dumortier : BePrem’s, une plateforme de dossiers pour fluidifier les échanges entre agences et locataires
  • Mr Goussé : Cecurity.com  le coffre fort communicant
  • Mr Louvet : Adminium,  plateforme de gestion administrative du particulier

Un calendrier a été présenté pour 2014 et un appel haut et fort à se joindre à ce groupe de réflexion a été lancé.

  • Mr Charles pense que l’avenir sera à une plate forme neutre qui présente les fonctionnalités d’un produit ou service sous marque neutre et si le client l’accepte, alors la marque pourra prendre le relais et faire une offre. On voit donc que l’offre domine la marque et la place de marché prend le lead. Elle se financerait au travers de rémunérations de type click&pay et par la vente d’études comportementales détaillées.
  • Mr Dumortier présente sa plateforme qui permet au locataire de remplir une seule fois son dossier administratif  et du coup le locataire « autorise » les agents immobiliers à lui faire des offres correspondant à son besoin.
  • Mr Goussé présente Cecurity.com qui est la plateforme technique de sécurité et de confiance nécessaire aux échanges qui peuvent être ainsi confiants (grâce aux divers labels), sécurisés, traçables et aller à terme jusqu’au contrat en ligne.
  • Mr Louvet présente Adminium qui est le bureau numérique du Particulier. C’est un espace sécurisé et auto alimenté par le particulier qui lui permet de gérer l’ensemble de ses documents administratifs avec classement automatique.

Le site a récemment fermé pour les raisons suivantes :

  • Les particuliers recherchaient du gratuit à 98% et seulement 2% souscrivaient aux offres premium payantes.
  • Les marques étaient défiantes dans un système qui menace de les désintermédier.
  • Les industriels n’étaient pas encore prêts.
  • Les capital-risqueurs non plus, car l’échelle de temps leur paraissaient trop aléatoire.

Mr Louvet a complété son intervention sur les conditions du succès et en particulier qu’il faut une taille critique pour que les marques sentent la pression pour une alliance qui leur paraît a priori contre nature.

Merci à Mr Louvet d’avoir éclairé avec autant de lucidité les attentes d’un marché qui est manifestement dans ses phases initiales et en recherche de maturité.

En fait le grand pari est que la génération dite Z (nés après 1995) aura une approche plus raisonnée de la consommation et donc le contenu émotionnel dans l’achat sera moindre. La possession d’objets banalisés sera moins influencée par les marques dont la mission est précisément de créer émotion et expérience.

Ajouté à une consommation des produits perçus comme plus interchangeables, commercialisés sous forme de service, on constatera une forte banalisation, amplifiée par les effets de recommandation par les consommateurs entre eux de type Tripadvisor

Ce renversement de pouvoir ira-t-il jusqu’à ce que le consommateur gère lui même activement ses données ?

Nos participants pensent que oui  (cf. le débat actuel sur Facebook et la gestion des données)

Bien sûr le VRM n’est pas un concept absolu et certaines initiatives de plateformes d’achat métier font du VRM ; il y a autant de niveaux de VRM que d’initiatives.

Un code de déontologie sera sans doute utile.

En termes plus Xploriens, on peut définir le VRM comme une « hyper personnalisation autorisée grâce à un outillage structuré »

Didier Bioche a souligné quelques initiatives internationales en particulier l’initiative britannique « My Data », financée par le service public qui tourne autour du « Big Data » et du « Consumer Empowerment ».

On parle aussi d’un service de la Poste Française où la Poste ouvre un service de collecte de factures à des émetteurs, qui du coup achèteront moins de timbres.

La transformation des business modèles, tels que le VRM la préfigure, n’en est pas à une contradiction ou à des soubresauts près.

Merci au groupe de travail VRM de Xplor France d’avoir organisé ce débat passionnant afin de suivre ces évolutions encore brouillonnes mais porteuses d’avenir.

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