Objets intelligents connectés : vers un changement de civilisation – Salon CARTES, Secure Connexions Event, 19 au 21 novembre

Time for change

Les objets intelligents connectés à Internet prennent en charge une part de plus en plus importante du contrôle et de la supervision des sites industriels, des bâtiments et, de façon croissante, de nos foyers.

Connecter et relier ces objets aux réseaux et gérer les données qu’ils génèrent et échangent représentent un défi majeur et une dynamique d’innovation profonde pour les prochaines années. « Construire la France des objets communicants » est à ce titre inscrit comme un des 34 plans pour La Nouvelle France Industrielle, récemment définis par le gouvernement français.

L’édition 2013 du Salon CARTES, Secure Connexions Event, qui se déroulera du 19 au 21 novembre, mettra l’accent sur le domaine stratégique de l’Internet des Objets. La conférence du jeudi 21 novembre, « Villes intelligentes : connectivité embarquée et intelligence », fera un point sur les technologies existantes et les challenges à venir, avec des sociétés leaders comme Gemalto M2M, Giesecke & Devrient, Oberthur Technologies ou encore Wincor Nixdorf.

Pendant des années, les systèmes de contrôle dans l’industrie ont utilisé les capteurs et actionneurs connectés aux chaînes de fabrication. De tels systèmes étaient basés sur des objets intelligents qui échangeaient des informations avec un appareil de contrôle. Aujourd’hui, les « smart objects » sont miniaturisés, peu coûteux à fabriquer et économes en énergie – une caractéristique essentielle puisque la plupart d’entre eux sont conçus pour agir sur une longue durée sans être reliés au réseau électrique. Dans le même temps, la connectivité à large bande, sans fil et économiquement rentable de ces dispositifs portables a renforcé l’omniprésence d’Internet, qui n’est plus seulement un lien entre les hommes mais également entre les objets. L’Internet des objets est de fait devenu un réseau mondial de dispositifs interconnectés intégrant à la fois ubiquité des communications, capacités étendues de traitement informatique et intelligence ambiante.

Une multitude d’applications au quotidien

Tout objet est réellement ou potentiellement un « smart object ». Quasiment tous les équipements ménagers, mais aussi les meubles, les vêtements, les véhicules, les routes et les matériaux intelligents peuvent être lus, reconnus, localisés, consultés et/ou contrôlés via leur source d’énergie.
Dans la plupart des réseaux, les objets dits ‘intelligents’ ont trois fonctions : collecter et traiter les données et servir de relais à l’égard des autres objets connectés au réseau. Parmi les applications les plus emblématiques des technologies de type « smart object », on trouve :

  • La santé et la médecine : assistance aux personnes handicapées, la médecine et la pharmacie ambulatoires, l’automédication ou la supervision des personnels médicaux et des patients ;
  • La protection de l’environnement et les « smart grids », avec une valeur ajoutée des objets communicants dans le contrôle des consommations d’énergie ;
  • La domotique avec l’essor fulgurant des « smart homes » ;
  • Les ‘smart cities’ (villes intelligentes) ;
  • Les transports : réseaux en communs intelligents, voitures connectées, autant d’applications visant à contrôler, optimiser et sécuriser le trafic urbain et routier ;
  • Les applications industrielles : automatisation des processus de production, contrôle de la qualité dans les « Usines 4.0 » ;
  • Les applications militaires : supervision des personnels et des équipements, détection d’attaques nucléaires, chimiques ou biologiques.

Le caractère stratégique de ces applications réside dans le fait qu’elles requièrent toutes une subtile combinaison de confidentialité, de disponibilité et d’accès sécurisé aux systèmes d’information.

80 milliards d’objets intelligents connectés dans le monde en 2020

Le cabinet Idate estime qu’il y avait 15 milliards d’objets intelligents connectés en 2012, et que ce chiffre devrait s’élever à 80 milliards en 2020. En effet, les objets connectés à Internet sont un phénomène de société, qui provoque un changement profond dans le comportement et les attentes des utilisateurs.
Leur utilisation – forte croissance de la demande d’applications et de contenus – génère dans le même temps de très fortes charges vis-à-vis des infrastructures de communication et sont à l’origine d’une véritable explosion de la bande passante nécessaire. Ainsi, les fournisseurs de services et de contenus sont tenus d’offrir le niveau requis de capacité, flexibilité et adaptabilité au système s’ils veulent répondre rapidement et efficacement aux attentes nouvelles créées par les « smart objects ». Cette évolution vers de nouveaux besoins passera très probablement par le « Cloud Computing », un système d’information basé sur Internet dans lequel les ressources informatiques, les logiciels et les données sont partagés et gérés à la demande.

Un défi : assurer sécurité et fiabilité

Du temps où les appareils électroniques étaient simples et non-connectés, il n’était pas nécessaire de sécuriser chacun d’entre eux puisque, n’étant connecté à aucun autre, il ne pouvait subir d’attaque à distance ou causer des dommages à d’autres objets. Aujourd’hui, les « smart objects » sont des dispositifs assimilables à des ordinateurs miniatures dotés de moyens de communication. Leur prolifération offre de ce fait aux hackers la possibilité de provoquer de nouvelles ruptures de service ou de détourner des informations sensibles, à l’instar ce qui se produit sur les systèmes informatiques traditionnels. Le système d’information du New York Times aurait ainsi fait récemment l’objet d’une attaque par le biais d’un thermostat connecté à Internet. De quoi alimenter l’anxiété vis-à-vis d’actions d’espionnage, notamment de nature industrielle…
Il est important de prendre conscience du rôle souvent critique – et vulnérable, que les « smart objects » jouent aujourd’hui dans la collecte, la gestion et le contrôle des informations, avec parfois des implications vitales. Chaque semaine, on ne compte pas moins de 120 000 codes logiciels malveillants (‘malware’) et autres types d’attaques dans les systèmes embarqués (lesquels sont les éléments constitutifs des smart objects). Par le passé, ces objets étaient peu attaqués, le plus souvent du fait de leur petit nombre mais aussi parce que leur architecture était spécifique et bien moins familière aux hackers que celle des ordinateurs personnels. Au fil du temps, les « smart objects » sont devenus bien plus vulnérables aux attaques que les dispositifs bureautiques classiques.
« Sécuriser les objets connectés à Internet et les réseaux qui les relient est encore loin d’être une routine et tout le monde s’accorde à penser que c’est une condition de leur développement. Dans la mesure où la mise en réseau des smart objects en est encore à un stade relativement précoce, il y a là des opportunités techniques et commerciales considérables, en particulier pour l’industrie de la smart security », commente Isabelle Alfano, Directrice du Salon CARTES Secure Connexions Event 2013

Un bref regard vers le futur

Ce qu’il est convenu d’appeler « la vie connectée » aura un impact socio-économique majeur dans tous les pays du monde. Selon Michael O’Hara, Chief Marketing Officer à la GSMA(1), c’est le continent asiatique qui devrait être la région du monde la plus interconnectée, à la fois en nombre de dispositifs portables et en chiffre d’affaires. D’une façon générale, toutes les villes d’une certaine dimension explorent les possibilités de la « ville intelligente » en vue d’offrir à leurs habitants plus de confort, de travail et de développement économique. Les expérimentations en cours s’appuient sur les « smart objects » pour promouvoir de nouveaux services administratifs, pour faciliter l’accès aux réseaux de transport et optimiser la consommation d’énergie.
Chez soi ou au travail, à tout moment et en tous lieux, une part croissante de notre vie quotidienne va dépendre des objets intelligents…

 

Le saviez-vous ?

  • En Chine, la télématique appliquée aux déplacements pourrait réduire de deux heures par semaine le temps passé dans les transports.
  • En Inde, la lutte contre le piratage et l’optimisation de la consommation d’énergie via les compteurs intelligents permettrait d’alimenter plus de 10 millions de foyers en énergie électrique.
  • Au Japon, les dispositifs électroniques d’assistance médicale aux personnes âgées pourraient contribuer à économiser chaque année l’équivalent des dépenses annuelles de santé d’un million de citoyens.
  • En Corée du Sud, le télé-enseignement permettrait aux familles d’économiser entre 8000 et 12000 US$ en cours privés pour les enfants.

Source: Report from PwC and GSMA on the socioeconomic impact of the connected life in Asia by 2017.
(1) Groupe Speciale Mobile Association

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Objets intelligents connectés : vers un changement de civilisation – Salon CARTES, Secure Connexions Event, 19 au 21 novembre

Time for change 25th octobre, 2013

Les objets intelligents connectés à Internet prennent en charge une part de plus en plus importante du contrôle et de la supervision des sites industriels, des bâtiments et, de façon croissante, de nos foyers.

Connecter et relier ces objets aux réseaux et gérer les données qu’ils génèrent et échangent représentent un défi majeur et une dynamique d’innovation profonde pour les prochaines années. « Construire la France des objets communicants » est à ce titre inscrit comme un des 34 plans pour La Nouvelle France Industrielle, récemment définis par le gouvernement français.

L’édition 2013 du Salon CARTES, Secure Connexions Event, qui se déroulera du 19 au 21 novembre, mettra l’accent sur le domaine stratégique de l’Internet des Objets. La conférence du jeudi 21 novembre, « Villes intelligentes : connectivité embarquée et intelligence », fera un point sur les technologies existantes et les challenges à venir, avec des sociétés leaders comme Gemalto M2M, Giesecke & Devrient, Oberthur Technologies ou encore Wincor Nixdorf.

Pendant des années, les systèmes de contrôle dans l’industrie ont utilisé les capteurs et actionneurs connectés aux chaînes de fabrication. De tels systèmes étaient basés sur des objets intelligents qui échangeaient des informations avec un appareil de contrôle. Aujourd’hui, les « smart objects » sont miniaturisés, peu coûteux à fabriquer et économes en énergie – une caractéristique essentielle puisque la plupart d’entre eux sont conçus pour agir sur une longue durée sans être reliés au réseau électrique. Dans le même temps, la connectivité à large bande, sans fil et économiquement rentable de ces dispositifs portables a renforcé l’omniprésence d’Internet, qui n’est plus seulement un lien entre les hommes mais également entre les objets. L’Internet des objets est de fait devenu un réseau mondial de dispositifs interconnectés intégrant à la fois ubiquité des communications, capacités étendues de traitement informatique et intelligence ambiante.

Une multitude d’applications au quotidien

Tout objet est réellement ou potentiellement un « smart object ». Quasiment tous les équipements ménagers, mais aussi les meubles, les vêtements, les véhicules, les routes et les matériaux intelligents peuvent être lus, reconnus, localisés, consultés et/ou contrôlés via leur source d’énergie.
Dans la plupart des réseaux, les objets dits ‘intelligents’ ont trois fonctions : collecter et traiter les données et servir de relais à l’égard des autres objets connectés au réseau. Parmi les applications les plus emblématiques des technologies de type « smart object », on trouve :

  • La santé et la médecine : assistance aux personnes handicapées, la médecine et la pharmacie ambulatoires, l’automédication ou la supervision des personnels médicaux et des patients ;
  • La protection de l’environnement et les « smart grids », avec une valeur ajoutée des objets communicants dans le contrôle des consommations d’énergie ;
  • La domotique avec l’essor fulgurant des « smart homes » ;
  • Les ‘smart cities’ (villes intelligentes) ;
  • Les transports : réseaux en communs intelligents, voitures connectées, autant d’applications visant à contrôler, optimiser et sécuriser le trafic urbain et routier ;
  • Les applications industrielles : automatisation des processus de production, contrôle de la qualité dans les « Usines 4.0 » ;
  • Les applications militaires : supervision des personnels et des équipements, détection d’attaques nucléaires, chimiques ou biologiques.

Le caractère stratégique de ces applications réside dans le fait qu’elles requièrent toutes une subtile combinaison de confidentialité, de disponibilité et d’accès sécurisé aux systèmes d’information.

80 milliards d’objets intelligents connectés dans le monde en 2020

Le cabinet Idate estime qu’il y avait 15 milliards d’objets intelligents connectés en 2012, et que ce chiffre devrait s’élever à 80 milliards en 2020. En effet, les objets connectés à Internet sont un phénomène de société, qui provoque un changement profond dans le comportement et les attentes des utilisateurs.
Leur utilisation – forte croissance de la demande d’applications et de contenus – génère dans le même temps de très fortes charges vis-à-vis des infrastructures de communication et sont à l’origine d’une véritable explosion de la bande passante nécessaire. Ainsi, les fournisseurs de services et de contenus sont tenus d’offrir le niveau requis de capacité, flexibilité et adaptabilité au système s’ils veulent répondre rapidement et efficacement aux attentes nouvelles créées par les « smart objects ». Cette évolution vers de nouveaux besoins passera très probablement par le « Cloud Computing », un système d’information basé sur Internet dans lequel les ressources informatiques, les logiciels et les données sont partagés et gérés à la demande.

Un défi : assurer sécurité et fiabilité

Du temps où les appareils électroniques étaient simples et non-connectés, il n’était pas nécessaire de sécuriser chacun d’entre eux puisque, n’étant connecté à aucun autre, il ne pouvait subir d’attaque à distance ou causer des dommages à d’autres objets. Aujourd’hui, les « smart objects » sont des dispositifs assimilables à des ordinateurs miniatures dotés de moyens de communication. Leur prolifération offre de ce fait aux hackers la possibilité de provoquer de nouvelles ruptures de service ou de détourner des informations sensibles, à l’instar ce qui se produit sur les systèmes informatiques traditionnels. Le système d’information du New York Times aurait ainsi fait récemment l’objet d’une attaque par le biais d’un thermostat connecté à Internet. De quoi alimenter l’anxiété vis-à-vis d’actions d’espionnage, notamment de nature industrielle…
Il est important de prendre conscience du rôle souvent critique – et vulnérable, que les « smart objects » jouent aujourd’hui dans la collecte, la gestion et le contrôle des informations, avec parfois des implications vitales. Chaque semaine, on ne compte pas moins de 120 000 codes logiciels malveillants (‘malware’) et autres types d’attaques dans les systèmes embarqués (lesquels sont les éléments constitutifs des smart objects). Par le passé, ces objets étaient peu attaqués, le plus souvent du fait de leur petit nombre mais aussi parce que leur architecture était spécifique et bien moins familière aux hackers que celle des ordinateurs personnels. Au fil du temps, les « smart objects » sont devenus bien plus vulnérables aux attaques que les dispositifs bureautiques classiques.
« Sécuriser les objets connectés à Internet et les réseaux qui les relient est encore loin d’être une routine et tout le monde s’accorde à penser que c’est une condition de leur développement. Dans la mesure où la mise en réseau des smart objects en est encore à un stade relativement précoce, il y a là des opportunités techniques et commerciales considérables, en particulier pour l’industrie de la smart security », commente Isabelle Alfano, Directrice du Salon CARTES Secure Connexions Event 2013

Un bref regard vers le futur

Ce qu’il est convenu d’appeler « la vie connectée » aura un impact socio-économique majeur dans tous les pays du monde. Selon Michael O’Hara, Chief Marketing Officer à la GSMA(1), c’est le continent asiatique qui devrait être la région du monde la plus interconnectée, à la fois en nombre de dispositifs portables et en chiffre d’affaires. D’une façon générale, toutes les villes d’une certaine dimension explorent les possibilités de la « ville intelligente » en vue d’offrir à leurs habitants plus de confort, de travail et de développement économique. Les expérimentations en cours s’appuient sur les « smart objects » pour promouvoir de nouveaux services administratifs, pour faciliter l’accès aux réseaux de transport et optimiser la consommation d’énergie.
Chez soi ou au travail, à tout moment et en tous lieux, une part croissante de notre vie quotidienne va dépendre des objets intelligents…

 

Le saviez-vous ?

  • En Chine, la télématique appliquée aux déplacements pourrait réduire de deux heures par semaine le temps passé dans les transports.
  • En Inde, la lutte contre le piratage et l’optimisation de la consommation d’énergie via les compteurs intelligents permettrait d’alimenter plus de 10 millions de foyers en énergie électrique.
  • Au Japon, les dispositifs électroniques d’assistance médicale aux personnes âgées pourraient contribuer à économiser chaque année l’équivalent des dépenses annuelles de santé d’un million de citoyens.
  • En Corée du Sud, le télé-enseignement permettrait aux familles d’économiser entre 8000 et 12000 US$ en cours privés pour les enfants.

Source: Report from PwC and GSMA on the socioeconomic impact of the connected life in Asia by 2017.
(1) Groupe Speciale Mobile Association

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